Archives de la catégorie: Costumes de GN (et assimilés)

Même pas morte !

Ce titre formidablement optimiste fait référence à ma longue absence mais aussi au GN pour lequel j’ai cousu ce costume.

Pour être parfaitement honnête, ça fait des mois que je dois prendre des photos correctes de celui-ci. Entre temps j’ai perdu pas mal de poids, étant donné qu’il était un peu large à la base autant dire qu’il ne me va plus, vous avez donc droit aux photos pourraves prises au fur et à mesure de sa réalisation, c’est la vie !


Le lieu : Sleepy Hollow (écrit par Fanny Wilk, une dingue absolue _ dingue étant utilisé ici dans le bon sens du terme). L’année : 1809. L’ambiance : sorcellerie, crimes et horreur. Mon costume : le plus chaud possible étant donné que nous jouions en plein hiver avec quelques scènes en extérieur.

Porte-monnaie en peau de hérisson oblige, j’ai tapé dans ma bibliothèque de patrons et foncé chez l’un de mes dealeurs préférés, Passion Tissus à Saint Gilles, où j’ai eu la chance de dégotter un drap de laine rayé canon pour trois fois rien, et un bout de fausse fourrure qui rend plutôt pas mal pour à peine plus cher.

Le tissu marron est une suédine extensible très douce mais pas follement adaptée (j’ai envisagé de l’entoiler mais….. j’ai eu peur qu’elle ne fonde). Las, le toucher était tellement agréable que j’ai fait avec, mais le rendu des revers de la redingote s’en est ressenti.

Le faux-cul n’est absolument pas histo, j’ai vu passer cette forme sur pinterest et vaguement copié. Lors des premiers essayages le rendu était bien trop gonflé (cf la photo en haut de cet article), conférant à l’ensemble un look de tournure qui faisait faire un bond de 80 ans dans le futur. Il a fallu sérieusement me dégonfler le popotin (résultat ci-dessous).

On ne voit malheureusement pas la robe blanc cassée, juste une partie de sa jupe, mais je suis enchantée par ce patron Burda, 05/2011 #125,  tout simple (pas du tout histo mais qu’importe) que je me suis contentée de rallonger. Idem, la redingote est en réalité un patron de veste très courte du même magazine (05/2011 #113, déjà réalisée ici) auquel j’ai rajouté un grrrrrrand rectangle de tissu plissé pour créer la « jupe ».

C’était un mauvais choix car le fait que la veste ne ferme pas ruinait la silhouette, j’ai donc dû bidouiller en rajoutant une sous-patte dotée de boutons pressions. Si c’était à refaire, j’éviterais de me croire maligne en choisissant une coupe originale et je collerais aux gravures d’époque tiens. Par contre les modifications des bracelets de manche fonctionnaient bien, yeah.

La cape quant à elle est un patron Simplicity (7100, déjà utilisé pour un autre costume) gourmand en tissu mais qui tient bien sur les épaules. La fausse fourrure rigidifiait trop la capuche à mon goût, ruinant un peu le tomber de la chose, mais cela convenait tellement à mon personnage cossu que je l’ai gardée malgré tout.

Pour finir, voici ma photo préférée en jeu. Je ne vais pas spoiler le scénario, disons simplement que, confronté à ses crimes, mon personnage s’est retrouvé bouleversé et à tout avoué (donc en fait je suis morte, parce qu’à Sleepy Hollow on ne rigole pas avec le meurtre voyez-vous). Merci encore au talentueux Jérôme Verdier pour avoir capturé ce moment intense.

Gorgeous Lady Of Wrestling

Il s’est passé un truc fou ces derniers jours…

Une série m’a refilé un grosse dose d’amour propre. Ça s’appelle GLOW et ça cause de catch féminin dans les années 80. Netflix a produit là un petit bijou d’humour et de second degré au look merveilleusement kitch.

Mais ce qui m’a surtout marqué c’est le casting féminin : de femmes bad ass, toutes canons dans leurs genres. Genres qui peuvent être costauds puisque pour monter sur un ring on ne choisit généralement pas des poids plume (même s’il y en a dans le lot).

Détail non négligeable, même les « méga bien foutues » sont imparfaites, attachantes et permettent de s’identifier aux personnages. Ça c’est la magie des costumes, maquillages et coiffure 80′s mais aussi du thème « catch » et du traitement général.

Au bout de quelques épisodes je crevais d’envie de me créer moi aussi une persona de catch…. Et surtout de prendre et assumer des photos sur lesquelles on me voit telle que je suis, gras compris.

Pour le look de mon perso j’ai tout de même enfilé des collants car je n’imaginais pas The Iron Maid sans, mais pour vous montrer plus en détail le body noir Nettie cousu pour l’occasion j’ai « osé » poser jambes nues, et même passer la journée en short (Chataîgne raccourci) sans porter de collants en dessous, ce qui ne m’était plus arrivé depuis l’adolescence…

Et vous savez quoi ? Le ciel ne m’est pas tombé sur la tête sous prétexte qu’on voyait ma cellulite, la police de la minceur ne m’a pas alpaguée, personne ne m’a montrée du doigts dans la rue ou encore lapidée avec des balances.

En ce qui concerne le body il s’agit d’une nouvelle version de Nettie (voici l’ancienne), le patron simple mais terriblement efficace de Closet Case Patterns. J’ai enfin trouvé un jersey assez épais et surtout « nerveux », qualités essentielles pour ce type de fringue si on ne veut pas que ça marque tous les défauts et poche de partout.

Taille 12, je regrette de ne pas avoir coupé un 14, au moins au niveau des bras. Pour le fun, j’ai utilisé des boutons pressions vert fluo pour l’entrejambe.

La réalisation a été rapide et sans souci, cette fringue va être beaucoup portée. Pour tout dire j’envisage de racheter le même tissu pour en faire une version à manches longues.

Avec des potes nous avons lancé un Défi Glow. Envie de participer ? C’est fastoche : fouillez dans vos placards pour bricoler un costume et prenez-vous en photo dans une pose bad ass. Si vous le voulez vous pouvez partager celles-ci sur le groupe FB Défi Glow dont voici le lien, ou n’importe où sur le net en utilisant le #defiglow  (ou pas, c’est vous qui voyez, il n’y a aucune obligation).

C’est ouvert à tout le monde évidemment, pas seulement aux « ladies ». Le mot d’ordre : have fun, be gorgeous!

PS : et pour les Nantais.e.s qui ont envie de se mettre au GN (cf mon article précédent), inscrivez-vous vite à la 9ème Nuit du Huis-Clos !

 

Ma L.R.N

Vous attendiez impatiemment une Petite Robe Noire ? Moi aussi.

Mais voila, le besoin surpasse l’envie, et j’avais besoin d’une longue robe noire à taille empire pour un gn historique. Ce patron n’est pas histo, le tissu est synthétique et ça se voit de près… Qu’importe car cette fois je ne serai pas joueuse mais photographe, les organisateurs m’ont donc simplement demandé de porter une robe longue et sobre ayant un look vaguement histo.

Grâce à Slania j’ai pu mettre la main sur le mag’ Burda de décembre 2014, que j’avais lamentablement laissé passer sans l’acheter. Cette robe, la #127 B, me faisait déjà de l’œil à l’époque. Dans sa version mi-longue et rouge est elle à croquer non ?

J’avais deux critères pour ce projet : que ça aille vite en coûtant le moins cher possible. J’ai donc choppé chez Tissu Passion un tissu cheap dont le tombé est tout de même fluide et assez sympa. Pas de poches, même pas de fermeture à glissière (j’arrive tout juste à l’enfiler et l’enlever ainsi)… Mon seul regret c’est d’avoir zappé l’étape de couture du haut du pli avant, qui m’aurait moins donné l’impression d’être enceinte.

C’était l’occasion de tester la bête pour une éventuelle future réalisation plus… urbaine. Je ne suis pas fan des manches trompette, surtout qu’à cause de la composition du tissu l’électricité statique colle le surplus à ce niveau, mais dans l’ensemble elle me botte bien.

Une prochaine fois il faudra que je prolonge un peu le corsage afin de laisser plus de place à mes généreux boobs, là ils tiennent en largeur mais la partie empire commence quasiment à mi-boobs, ce qui n’est guère confortable. Surtout que la très large encolure ne me permet pas de porter mes habituels soutifs à bretelles, je dois donc switcher pour la version sans bretelle qui ne tient pas merveilleusement en place.

Ah oui, une prochaine fois il faudra que je la repasse aussi. Feignasse que je suis….


Punk in progress

Souvenez-vous :

c’était en 2015, j’avais légèrement épaissi (mais c’était pour la bonne cause)… J’ai eu le grand plaisir de jouer le GN punk années 80 « Vivre Vite ». Et bien le week-end prochain on remet le couvert, cette fois j’y irai pour filer un coup de main aux organisateurs.

Je n’ai pas tout à fait fini de punkiser ma nouvelle tenue à coup de slogans, badges et épingles à nourrice mais voici déjà la base, à savoir un mini-short Châtaigne et une chemise de récup’ customisée.

Pourquoi mini-short ? Parce qu’au début il ressemblait à ceci, à savoir un bermuda court que ma mère n’aurait jamais réussi à me faire porter durant mon adolescence. Je ne sais pas comment je m’y suis pris d’ailleurs puisque mes précédentes versions (1 & 2) étaient bien plus cool.

Ça passerait peut être en uni et dans la vie de tous les jours, mais là…. Non. Nononononon, il fallait agir.

Je ne suis pas fana des plis sur l’avant qui donne un petit effet bloomer mais, une fois raccourcie, la bête correspond davantage à ce que je voulais. Cadeau bonus : avec les chutes j’ai pu coudre en plus deux rabats de poches pour la chemise, qui a elle-même été drastiquement cintrée à coups de pinces avant que ses manches ne soient violemment découpées.

J’ai jusqu’à demain pour salir le tout et choper de quoi me faire un charmant collier en chaine dans mon magasin de bricolage préféré.

Ça devrait être fun.