Archives de la catégorie: Enfants

C’est l’histoire d’une blougueuse….

… Qui avait promis d’écrire un article rapidos.

Mais c’était compter sans la mouise, la poisse, la sainte scoumoune. Entre un souci d’ordinateur et la grippe que toute la famille s’est joyeusement refilée, le temps a passé. Résultat, j’ai encore quelques trucs en plus à montrer. Mais rappelons d’abord que la télécommande de mon appareil photo m’a lâchement abandonnée, d’où ces photos moches prisent avec ma tablette.

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Wedding Wars _ Episode 1

Wonder Belle-Soeur s’est mariée avec Wonder Nouveau-Beau-Frère, joie !

Les festivités ont duré trois jours et justifié la réalisation d’une tenue complète pour le garçon d’honneur, d’un pantalon et noeud pap’ assorti pour Mr Jones, et de trois robes pour moi. Oui, trois, parce que je suis une perfectionniste voyez-vous, j’étais OBLIGEE de perfectionner le patron utilisé.

Attaquons tranquillement avec la tenue de fiston, uniquement réalisée dans mes restes de tissus. Coudre au format mini a décidément bien des avantages.

La chemise vient d’un ivre japonais au titre impossible (du moins pour moi), baptisé « n°13″ chez les Japan Couture Addicts. L’encolure et les emmanchures sont impec’, en revanche le bas est très large, j’aurais préféré quelque chose d’un poil plus ajusté…. Mais Léozilla était bien dedans, c’est tout ce qui compte.

Faute de boutons pressions blancs j’ai bêtement recouvert des pressions en résines bleues avec des chutes du tissu, ce qui donne un gris très léger qui passe plutôt bien pour une tenue de cérémonie. Chutes aussi pour le nœud papillon, mais cette fois c’était celles de la robe que je portais lors du mariage civil, histoire que nous soyons raccords. Le « patron » est bête comme chou, trois rectangles de tailles différentes et un bouton pression à l’arrière.

Enfin, le bermuda a été coupé dans un petit coupon adorable récupéré lors de l’une de nos trocantes bruxelloises, merci encore à la généreuse donatrice. Comme l’an dernier, il s’agit d’un patron Ottobre dont je ne retrouve pas la référence, tant pis.

Je le jure sur la tête du chat en peluche du cousin de ma voisine : cette semaine je vais tacher de prendre des photos de tous mes projets des dernières semaines (trois robes donc, mais aussi un jean). (En tout cas je vais y penser).

Serial poupées

Ces trois poupées étaient sur ma to-do list depuis des lustres.

Il aura fallu la naissance de ma filleule (yeah !) pour me filer un coup de pied salvateur au popotin. La brune est donc pour cette délicieuse enfant, la rousse pour fiston et la quasi-rasta pour la fille d’une chouette amie.

J’ai à nouveau utilisé le patron du livre Poupées en chiffon, de Corinne Crasbercu. Celui-ci a quelques défauts mais le rendu est choupinet à souhait et surtout il y a une garde-robe complète à coudre incluse, on lui pardonne donc ces quelques points agaçants :

  • Les patrons sont réduits, pour obtenir ces poupées de 48 cm de long (format impeccable pour qu’un enfant leur fasse des câlins satisfaisants) il faut donc photocopier les pièces en les agrandissant à 140%.
  • Il n’y a aucun schéma explicatif, que ce soit pour la poupée elle-même, la chevelure ou les vêtements. À déconseiller aux vrai.e.s débutant.e.s.
  • La méthode expliquée pour la chevelure est vraiment nulle. Rapide hein, mais pas du tout satisfaisante à mon avis.
  • Certains patrons de vêtements sont mal foutus. Par exemple les pièces dos/bretelles de cette salopette qu’il a fallu que je modifie (cf sur photo ci-dessous la différence entre la rouget et la violette).

 

Pour la cheveux j’ai d’abord tricoté une espèce de bonnet, puis je l’ai cousu et j’ai crocheté sur tout le crâne de longs bouts de laine. Cette étape était longue comme un jour sans pain mais ainsi on peut vraiment s’amuser à les coiffer dans tous les sens, ou juste laisser les cheveux détachés.

Comme il s’agissait d’un projet 100% récup’ (tout le matos vient de mes stocks ou a été chopé lors de notre trocante bruxelloise annuelle), j’ai fait avec ce que j’avais sous la main :

  • Baby mérinos de Drops pour la rouquine : ce fil est joli, doux, passe en machine…. Hélas il est trop fin, j’ai passé une plombe à tout fixer, utilisé une pelote et demi (j’avais été pessimiste en commandant ce fil pour un pull) et malgré tout le rendu est bof car on voit beaucoup trop le scalp de la poulette.
  • Merinos extra fine de Drops pour la brunette : le mix noire + fil plus épais a mieux fonctionné, ouf.
  • Mix laine et acrylique pour la rasta. Heureusement que j’avais récupéré plusieurs pelotes de ce fil lors d’une trocante (merci les filles !) : cette perruque a été rapide à faire mais gourmande en fil (le métrage par pelote est faible).

 

Normalement ce patron est conçu pour un tissu non-extensible, teinté au thé pour obtenir une jolie carnation. Cette fois j’ai finalement utilisé un jersey mélangé couleur chair ayant pas mal de répondant. Mille mercis à Mimolette pour ce coupon !

Voici quelques mauvaises photos des étapes.

Le truc vrrrrrraiment cool quand on offre ce genre de cadeaux c’est qu’ensuite plus besoin de se prendre la tête pour les anniversaire. J’offrirai simplement de nouveaux vêtements, de nouvelles chaussures ou le petit cartable sur-mesure.

Malgré ses cheveux filasses, la rouquine est ma préférée car elle me rappelle Mérida, la princesse Rebelle de Dinsey. Je crois que je vais craquer, lui coudre la tenue du dessin animé et bricoler un carquois, un arc et des flèches.

 

Allez, une dernière photo pour la route…

Si ça vous tente de vous lancer dans ce type de projet, zieutez donc cet article que j’ai écrit il y a un bail pour T&N, vous y trouverez moult photos et liens vers différents modèles.

 

Softshell powa

Le softshell a un grrrros potentiel.

Ce tissu double face est constitué d’un côté déperlant (= l’eau glisse dessus mais il n’est pas non plus étanche) et coupe-vent légèrement extensible, à l’intérieur il s’agit de polaire. Cela donne le matériau parfait pour des manteaux de mi-saison. Surtout qu’on en trouve désormais avec des imprimés canons, comme par exemple ce thème Western dont j’suis super fan.

Attention : ce tissu est très peu extensible, il est essentiel de choisir des patrons sans aisance négative, en fait mieux vaut carrément choper des modèles conçus pour des tissus sans la moindre élasticité, comme c’est le cas ici.

Celui-ci vient de chez tissus.net. Même en profitant d’une promo j’en ai eu pour 17€ en comptant les frais de port, mais un mètre a suffit pour confectionner un manteau à capuche en taille 98 et une veste raglan en taille 6 mois : ça reste très raisonnable quand on voit les prix des manteaux de qualité correcte du commerce.

Pour Léozilla, j’ai ressorti le mag’ Ottobre enfant du printemps 2013. Le manteau à capuche est volontairement trop grand, j’espère qu’il tiendra jusqu’au printemps prochain. C’est un patron super simple…. pour lequel j’ai réussi l’exploit de me planter au moment de coudre la sous-patte de la fermeture à glissière.

Ahhhhh l’arrogance de la couturière qui commence à se sentir trop expérimentée pour regarder les explications…. J’en suis tout de même très contente et Léo l’a adopté illico prestissimo. Le tissu étant double face je ne l’ai pas doublé, il y a juste une parementure sur l’avant de la capuche (prévue dans le patron). L’assemblage a été fait à la surjeteuse, les finitions à la machine à coudre.

 

J’ai enchainé avec un ensemble « cadeau de naissance » en taille 6 mois uniquement réalisé avec de grosses chutes. Un tissu assez léger récupéré lors d’une trocante (merci encore Tassadit !) a donc été utilisé pour coudre le pantalon mais aussi border la veste de biais.

En effet le softshell a plein de qualités mais ne rend pas très bien au niveau des ourlets, because l’épaisseur et la texture qui rappellent un peu un néoprène fin. Les surpiqures au ras des pliures rendent même carrément mal je trouve, mieux vaut les faire à deux cm du bord.

Bref, les finitions au biais lui vont bien.

Détail très cool, le patron du pantalon est constitué de deux pièces : une unique jambe de pantalon qui fait le tour de la guibole + un carré pour faire les poches arrière. Plus simple à coudre je ne vois pas. Les deux patrons viennent du même livre en japonais que j’ai déjà largement rentabilisé et dont je suis incapable d’écrire le nom (référence 13 chez les JCA).

Quel pied de coudre en petit format, ça va vite et le taux de mignonitude est impressionnant.