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Softshell powa

Le softshell a un grrrros potentiel.

Ce tissu double face est constitué d’un côté déperlant (= l’eau glisse dessus mais il n’est pas non plus étanche) et coupe-vent légèrement extensible, à l’intérieur il s’agit de polaire. Cela donne le matériau parfait pour des manteaux de mi-saison. Surtout qu’on en trouve désormais avec des imprimés canons, comme par exemple ce thème Western dont j’suis super fan.

Attention : ce tissu est très peu extensible, il est essentiel de choisir des patrons sans aisance négative, en fait mieux vaut carrément choper des modèles conçus pour des tissus sans la moindre élasticité, comme c’est le cas ici.

Celui-ci vient de chez tissus.net. Même en profitant d’une promo j’en ai eu pour 17€ en comptant les frais de port, mais un mètre a suffit pour confectionner un manteau à capuche en taille 98 et une veste raglan en taille 6 mois : ça reste très raisonnable quand on voit les prix des manteaux de qualité correcte du commerce.

Pour Léozilla, j’ai ressorti le mag’ Ottobre enfant du printemps 2013. Le manteau à capuche est volontairement trop grand, j’espère qu’il tiendra jusqu’au printemps prochain. C’est un patron super simple…. pour lequel j’ai réussi l’exploit de me planter au moment de coudre la sous-patte de la fermeture à glissière.

Ahhhhh l’arrogance de la couturière qui commence à se sentir trop expérimentée pour regarder les explications…. J’en suis tout de même très contente et Léo l’a adopté illico prestissimo. Le tissu étant double face je ne l’ai pas doublé, il y a juste une parementure sur l’avant de la capuche (prévue dans le patron). L’assemblage a été fait à la surjeteuse, les finitions à la machine à coudre.

 

J’ai enchainé avec un ensemble « cadeau de naissance » en taille 6 mois uniquement réalisé avec de grosses chutes. Un tissu assez léger récupéré lors d’une trocante (merci encore Tassadit !) a donc été utilisé pour coudre le pantalon mais aussi border la veste de biais.

En effet le softshell a plein de qualités mais ne rend pas très bien au niveau des ourlets, because l’épaisseur et la texture qui rappellent un peu un néoprène fin. Les surpiqures au ras des pliures rendent même carrément mal je trouve, mieux vaut les faire à deux cm du bord.

Bref, les finitions au biais lui vont bien.

Détail très cool, le patron du pantalon est constitué de deux pièces : une unique jambe de pantalon qui fait le tour de la guibole + un carré pour faire les poches arrière. Plus simple à coudre je ne vois pas. Les deux patrons viennent du même livre en japonais que j’ai déjà largement rentabilisé et dont je suis incapable d’écrire le nom (référence 13 chez les JCA).

Quel pied de coudre en petit format, ça va vite et le taux de mignonitude est impressionnant.


Bébé marin

Aujourd’hui fiston débute une carrière de mannequin flou.

Cet ensemble n’est pas pour sa pomme (pauv’ enfant misérable à qui sa mère ne coud quasi rien) mais pour le nouveau-né d’une amie. L’expérience m’ayant prouvé qu’à la naissance on est couvert de cadeaux mais rarement au-delà de la taille « 6 mois » j’ai préféré couper l’ensemble en 74 cm…. Et à ma grande surprise ça va encore à peu près à mon grand bonhomme de 18 mois/86 cm. Mais il faut dire qu’il est très mince.

Attaquons avec la marinière à capuche, patron #3 (page 8 )du mag’ Ottobre de l’automne 2014.  Bébé a l’air particulièrement benêt quand elle est boutonnée ? (Le flou le cache, mais croyez-moi sur parole : benêt il a l’air) C’est bien pour ça que j’ai choisi ce patron ! Pas pour le plaisir de prendre des photos sur lesquelles mon fils a l’air nouille (je suis indigne mais pas à ce point) mais parce que les capuches des fringues enfants n’ont souvent qu’une utilité toute relative : ça ne tient pas en place et ne protège pas les oreilles du vent coulis. Là si. Joie !

On voit tout de même que la carrure est trop serrée pour Léozilla et que les manches commencent à être justes. Le jersey épais et peu élastique pour marinière vient de chez Vêtements marins, (attention : je l’avais en stock depuis des lustres et j’ignore si la qualité est restée la même) il est très agréable à coudre car stable, par contre laissez tomber les patrons prévoyant beaucoup d’aisance négative.

J’ai utilisé ma surjeteuse pour le montage et la recouvreuse pour les finitions mais c’est le type de jersey qui supporte très bien d’être travaillé avec le point élastique et l’aiguille double d’une machine à coudre.

Et le futal alors ? Celui-là c’est une autre histoire, mais je vous présente d’abord la bête : le jean #7 (page 6) du mag’ Ottobre de l’automne 2013. Toujours en 74 cm… Mais cette fois non seulement la longueur est toujours bonne en 86 cm mais en plus Léo nage dedans, en particulier au niveau de la taille et ce malgré la ceinture élastiquée au dos.

Pour le coup je pense que c’est de ma faute : en cousant l’élastique j’ai été trop soigneuse et l’une de mes coutures nuit à l’extensibilité du truc.

Il ne le perd pas, c’est déjà ça. Si le fils de mon amie ne marche pas tout de suite il y a de bonnes chances pour qu’il fasse du gras et le remplisse mieux, mais au cas où j’ai tout de même bricolé à l’arrière un système de boutons pression afin de le resserrer.

À part ce détail je suis ultra fan de ce jean qui a tout d’un vrai : poches, empiècement dos, coutures rabattues, braguette zippée et bouton riveté… J’ai juste fait l’impasse sur les passants (j’ai eu tort : il m’aurait suffit de coudre vite fait une ceinture pour arranger le souci d’ajustement).

Le jean stretch rouge a été pioché dans mon stock, il me reste de quoi en faire un à ma taille et surtout un autre mini pour Léo : quand je l’ai changé après les photos il était désespéré que je le lui enlève, à tel point qu’il a retiré son pantalon et essayé de remettre celui-ci. C’est la première fois qu’il montre un quelconque intérêt pour un vêtement, c’est ballot que ce soit pour un autre.

Que dire d’autre ? On ne le voit pas bien sur les photos mais le biais utilisé pour souligner les diverses poches est décoré de petites ancres marines, c’est ultra chou. Malgré la largeur du futal je suis enchantée, et le destinataire pourra le porter durant des mois (en roulant les manches et les jambes d’abord).

Ottobre propose décidément des patrons extra pour les enfants (enfin quand on aime coudre des tissus extensibles, sinon c’est la lose) et ça fait plaisir de bosser sur ce genre de mignonneries miniatures.

 

Léotoro

Joie. Halloween arrive !

Pour le tout premier déguisement de fiston il fallait

  • du chaud, parce que novembre quoi
  • du choupinou
  • du pratique/portable tous les jours
  • du pas cher, parce que porte-monnaie en peau de hérisson

 

J’avais en stock de quoi faire une tenue de pokémon, de Godzilla et de Totoro, c’est ce dernier qui a remporté les suffrages haut la main. Le tissu principal est un minkee que j’avais commandé en ligne pour faire des inserts de couches lavables.

Erreur fatale, je me suis retrouvée avec un mètre de tissu à poils longs, pas vraiment adapté pour collecter proprement les fluides corporels de fiston mais imitant fort joliment le poil de Totoro. Avantages non négligeables : c’est moelleux, chaud et on peut laisser les bords à cru.

Que-quoi-qu’est-ce ?

Il s’agit d’un hack du patron de combinaison à cagoule du magazine Ottobre 04/2014, réalisé dans la taille 86 cm pour un nain de 81 cm. Les modifications sont minimes : j’ai placé la fermeture à glissière dans le dos et ajouté les oreilles, les appliqués décorés à la peinture pour tissu et des velcros pour faire tenir la cagoule en place.

Portée ouverte, la cagoule est assez large pour que je puisse y glisser ma tête, ce qui nous a permis de faire une séance photo coolissime.

Va-t-il continuer à porter cette tenue après Halloween ? Je veux mon n’veu ! Outre sa supra-mignonitude elle est merveilleusement chaude et semble tout aussi confortable.

À très vite pour un autre déguisement, cette fois pour une chouette gosse de 8 ans fan d’une héroïne de comic book.


La combi de Léozilla

Roarrrrrr, qu’entends-je ? Que vois-je ? Serait-ce ….. ? Nooooonnnnn, pas Léozilla, le monstre aquatique !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La légende raconte que cette mythique créature évolue avec autant de plaisir dans le sable que dans l’eau, et que pour préserver sa peau fragile du soleil sa mère aurait tissé des algues magiques pour lui coudre une chatoyante tenue (qui ne l’empêche pas de dégainer en plus la crème solaire). Certains philistins dénués de tout esprit poétique affirment quant à eux qu’elle aurait bêtement utilisé les chutes de ses deux maillots de bain (2015 et 2016).

Que-quoi-qu’est-ce ?

La combi de nage pour bébé du magazine Ottobre de mars 2016. Léo mesure 76 cm pour 9.350 kilos, ce qui en fait une grande crevette, la faute à une énergie débordante qui fait qu’il marche/court partout depuis ses 10 mois et est donc musclé et très peu enrobé. Entre les tailles 74 et 80cm j’ai donc pris la plus petite, et finalement en hauteur le résultat est impec’, idem en largeur au niveau des côtes. En revanche il flotte dedans au niveau du ventre, des manches et des jambes.

J’ai ADORÉ coudre cette combi, sérieusement. C’est assez simple et même si il ne la mettra que durant 3 semaines ça m’enchante de le voir patauger avec. Cadeau bonus : il est assorti à mes maillots, la classe à Dallas (oui, je mets encore le maillot de grossesse, il me va assez bien, yeah).

Le montage a été réalisé avec le point élastique de ma machine à coudre, le zip invisible cousu au point droit (puisque de toute façon le zip annule l’élasticité de cette partie), les ourlets au point zigzag, et j’ai ajouté quelques points élastiques à la main, invisibles de l’extérieur, pour bloquer la bande d’encolure.

C’est officiel : l’an prochain je choperai des tissus de meilleure qualité pour coudre de nouveaux maillots à toute la famille.