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Handle me (badly) tote

Ça faisait un bail hein…

Je ne promets pas que je suis de retour pour de bon, mais j’avais envie de montrer une série de trucs réjouissants cousus récemment. On attaque avec deux sacs Handle me tote, de la marque Je peux pas j’ai couture.

J’ai commencé par la version Star Wars, histoire de tester la bête ; et c’est ainsi que j’ai réalisé que

  • j’adore ce patron (sens de la mesure quand tu nous tiens)
  • j’ai horreur de cette marque

Mais pourquoi donc ? Quand j’achète un patron de sac somme toute assez simple (au lieu d’essayer de le tracer moi-même), j’ai un minimum d’attentes, dont le fait que je n’aurais rien à tracer moi-même par exemple. Mais aussi le plaisir de voir le style et sens du détail de la personne qui a conçu le patron. Certaines marques sont ainsi extrêmement agréables à coudre et d’autres me font sévèrement râler, comme c’est le cas ici.

Donc pour 7,80 roros (ce qui n’est quand même pas donné), on se retrouve avec un patron désagréable à suivre : aucun dessin technique, à la place il y a des photos dignes d’un tutoriel de blog, mais à mon sens pas d’un patron à ce prix. Pire, toutes les pièces ne sont pas dans le fichier, il faut en tracer trois soi-même. De plus les explications sont parfois insuffisantes (je m’en suis très bien tirée évidemment, mais pour un patron classé « débutantes » ça peut être un souci), et je déteste le fait que les marges, qui sont inclues, ne soient que de 6 mm, sans explication sur le surfilage etc. Le sac a beau être doublé, s’il est réalisé par une débutante dans un tissu d’ameublement qui s’effiloche facilement je ne donne pas cher de sa peau. J’ai donc rajouté encore 4 mm de marges afin d’atteindre le centimètre, puis surfilé les pièces et crantés les arrondis une fois ceux-ci cousus.

Ah, et le patron indique qu’il faut couper la pièce principale en deux parties, en miroir. Ça n’a aucun intérêt, à moins de vouloir créer un effet de chevron avec du tissu ligné. Surtout que la même pièce destinée à la doublure est elle coupée en un morceau, sur le pli. J’ai bêtement suivi la consigne pour ce premier sac et je déteste le fait d’avoir un bête couture inutile en plein milieu. On ne m’y reprendra plus, à moins de vouloir spécifiquement créer un effet de chevrons avec du tissu ligné.

Mais… malgré ces défauts j’suis fan du système de poignées et lanières, simple, élégant et très efficace. Et j’ai très envie d’en coudre encore au moins deux versions (dont une pour ma pomme).

Pour ma seconde version j’ai décidé d’ajouter un système de fermeture.

La créatrice conseille un bouton pression aimanté, mais après avoir regardé quelques versions avec ce système j’ai laissé tomber l’idée car je n’aimais pas ce que cela donnait. À la place j’ai modifié les pièces de la doublure afin d’ajouter une bande avec fermeture à glissière séparable, qui ne resserre pas le haut du sac et donc ne nuit pas à la ligne générale. C’est un peu plus long mais le rendu est topissime (je dis ça en toute modestie hein). J’ai aussi ajouté un « entourage » en faux cuir au niveau de la fermeture à glissière de la poche, dans la doublure.

Je conseille de réaliser les lanières et poignées ainsi que la bande contrastante en faux cuir épais, qui donne une excellente tenue. Sinon il faut un entoilage ad hoc, pas un truc tout léger. Idem, l’entoilage molletonné pour le corps du sac fait une vraie différence, tout comme le fait d’avoir un tissu un peu rigide pour la doublure. De plus j’ai ajouté un fond de sac dans un molleton rigide spécial avant de placer les pieds de sac, sans cela le fond se déforme un peu quand le sac est plein.

Reviendra, reviendra pas…. À un de ces jours si tout va bien !

ps: je suis beaucoup plus active avec mon compte Instagram Sakiko_Jones

C’est l’histoire d’une blougueuse….

… Qui avait promis d’écrire un article rapidos.

Mais c’était compter sans la mouise, la poisse, la sainte scoumoune. Entre un souci d’ordinateur et la grippe que toute la famille s’est joyeusement refilée, le temps a passé. Résultat, j’ai encore quelques trucs en plus à montrer. Mais rappelons d’abord que la télécommande de mon appareil photo m’a lâchement abandonnée, d’où ces photos moches prisent avec ma tablette.

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Chouette jupette

Ce tissu est de loin le plus fragile que j’aie cousu.

C’est ballot quand comme moi on a la délicatesse d’un orang-outan dans un magasin de porcelaine.

Mais qu’à cela ne tienne, on ne va pas bouder son plaisir quand on tombe sur un mélange soie et coton si doux. J’avais utilisé la majeur partie du coupon pour une robe il y a des années, il était temps de faire un sort à la grosse chute restante. D’où le choix d’une mini mini jupe assez simple.

Ce patron Bubu (118 05/2012) est un p’tit bijou qu’il me faudra juste modifier un chouïa avant la prochaine version. En effet les côtés de la ceinture ont besoin d’être arrondis pour mieux suivre mes formes.

À part ça rien à dire, si ce n’est que j’ai préféré placer une fermeture à glissière invisible sur le côté plutôt que faire une braguette, et qu’avec un bon entoilage ce modèle, à priori destiné à des tissus ayant plus de tenue, fonctionne trrrrès bien avec un tissu très fluide.

Cela fait des mois que j’ai un pantalon de pirate à vous montrer… Il ne me manque que les photos, see you soon (j’espère).

Envol

Il y a un fameux bail de cela, j’ai commencé à me coudre des p’tites culottes.

Pour commencer, des moches dont j’étais incroyable fière. Puis des rigolotes, des confortables, des mignonnes, des colorées… Point de sexy par contre, zéro kinky. Mais ça c’était avant.

Heureusement, la créatrice de la marque de patrons Étoffe Malicieuse a répondu à mes rêves de lingerie faite-maison aussi ludique que féminine, ce grâce à un twist scénaristique au niveau de la partie charnue de mon anatomie, sans que je me sente vulgaire dedans pour autant. En prime cette jolie culotte Envol est aussi confortable qu’un nuage dans lequel mon glorieux fessier serait allé se poser.

Normalement le patron est prévu pour du tissu au format… bein tissu quoi. Genre 140 de large et on coupe ce dont on a besoin en longueur ma brave dame. Mais je désespère de trouver de la dentelle bi-extensible qui me plaise vraiment sous cette forme, celles abordables me semblent toujours trop cheap. C’est pourquoi j’ai utilisé un très large ruban de cette adorable dentelle (extensible, oui oui !); ruban dégotté à vil prix chez Tissus Passion à Saint Gilles : 2 roros le mètre, ça vaaaaaaa quoi. Il n’était toutefois pas assez large pour y couper tout le dos de la culotte, j’ai donc été sage et utilisé pour le reste un simple jersey de coton blanc.

Comme je voulais conserver au maximum la bordure de ma dentelle il n’y a point d’élastique à la taille. Scoop : c’est encore plus confortable et ma bordure tient pourtant bien en place, je recommencerai tiens. Pour ce faire je n’ai pas tout à fait suivi le patron pour la découpe de ces pièces spécifiques, autre scoop : la forme me plaît mieux ainsi (même si elle diffère peu). À refaire vous-dis-je ! (Cela tombe bien, j’en ai déjà deux autres versions découpées qui n’attendent que de passer sous le pied de presseur).

Et pour ceux et celles qui se poseraient la question : bien sûr qu’on peut se coudre ce genre de chose avec une machine à coudre tout simple. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait car mon atelier est surchauffé ces temps-ci, je couds donc le soir dans mon salon en descendant juste ma MAC. Aiguille spécial jersey, point extensible pour les coutures d’assemblage, zig-zag pour les surpiqures (à moins que vous n’ayiez une aiguille double sous la main) et roulez jeunesse !

À bientôt pour une avalanche de ces p’tites choses indispensablo-futiles.