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Le petit jean rouge

Je suis futalo-polyamoureuse.

Voila, c’est fait, j’ai cousu un autre patron de jean à taille haute que mon fidèle Bella de Burdastyle. Le nouvel objet de mon affection est un jean droit extensible de forme classique à braguette zippée. Il vient du magazine Fashion Style de septembre 2016 et m’a séduite à force de détails craquants : taille supposément très haute donc, ceinture en forme (au lieu d’un bête rectangle comme trop souvent) et poches fendues.

Entendons-nous bien : avec Bella c’est « à la vie à la mort », c’est mon régulier, rien à faire. J’adore sentir son empiècement enserrant si bien mes hanches. Sur ce point le jean FS ne tient pas la comparaison à mon avis. Il ne monte encore pas assez haut à mon goût, et porté sans ceinture je dois régulièrement le remonter. Quant aux fameuses poches elles sont jolies sur le papier et faciles à réaliser mais à l’usage je dois les remettre elles aussi en place de temps en temps.

J’ai commis une erreur en oubliant que les planches étaient en néerlandais, ce qui fausse les tailles. J’ai donc coupé par erreur du 46 au lieu de 44 (sachant qu’à la taille et aux hanches je fais du 42, mais il faut monter d’un cran pour espérer caser mes moelleux cuissots). Qu’à cela ne tienne, j’ai pris le temps de bâtir le pantalon, ce qui m’a permis de faire les modifications nécessaires.

Le résultat me plaît bien malgré la cheapitude absolue du jean extensible rouge (tirant sur le rosé). En effet, pour cet essai j’ai préféré ne pas sacrifier l’un de mes beaux coupons et le tombé s’en ressent.

Dans l’ensemble il me semble bien tailler. Il est tracé pour une stature d’1m72 mais avec mon 1m70 j’ai tout de même dû recouper pas mal en longueur. N’espérez pas faire d’ourlet large car la jambe se resserre sur tout le long.

Pour celles que cela tenterait sachez que le patron va du 36 au 56, mais je ne sais pas si il ira de la même façon à tous les popotins car les poches arrières ne sont pas gradées, et si je ne m’abuse c’est typiquement ce qui peut casser l’équilibre d’un modèle.

D’ailleurs sur une éventuelle prochaine version je pense remonter un peu celles-ci, elles sont trop basses non ?

Serial poupées

Ces trois poupées étaient sur ma to-do list depuis des lustres.

Il aura fallu la naissance de ma filleule (yeah !) pour me filer un coup de pied salvateur au popotin. La brune est donc pour cette délicieuse enfant, la rousse pour fiston et la quasi-rasta pour la fille d’une chouette amie.

J’ai à nouveau utilisé le patron du livre Poupées en chiffon, de Corinne Crasbercu. Celui-ci a quelques défauts mais le rendu est choupinet à souhait et surtout il y a une garde-robe complète à coudre incluse, on lui pardonne donc ces quelques points agaçants :

  • Les patrons sont réduits, pour obtenir ces poupées de 48 cm de long (format impeccable pour qu’un enfant leur fasse des câlins satisfaisants) il faut donc photocopier les pièces en les agrandissant à 140%.
  • Il n’y a aucun schéma explicatif, que ce soit pour la poupée elle-même, la chevelure ou les vêtements. À déconseiller aux vrai.e.s débutant.e.s.
  • La méthode expliquée pour la chevelure est vraiment nulle. Rapide hein, mais pas du tout satisfaisante à mon avis.
  • Certains patrons de vêtements sont mal foutus. Par exemple les pièces dos/bretelles de cette salopette qu’il a fallu que je modifie (cf sur photo ci-dessous la différence entre la rouget et la violette).

 

Pour la cheveux j’ai d’abord tricoté une espèce de bonnet, puis je l’ai cousu et j’ai crocheté sur tout le crâne de longs bouts de laine. Cette étape était longue comme un jour sans pain mais ainsi on peut vraiment s’amuser à les coiffer dans tous les sens, ou juste laisser les cheveux détachés.

Comme il s’agissait d’un projet 100% récup’ (tout le matos vient de mes stocks ou a été chopé lors de notre trocante bruxelloise annuelle), j’ai fait avec ce que j’avais sous la main :

  • Baby mérinos de Drops pour la rouquine : ce fil est joli, doux, passe en machine…. Hélas il est trop fin, j’ai passé une plombe à tout fixer, utilisé une pelote et demi (j’avais été pessimiste en commandant ce fil pour un pull) et malgré tout le rendu est bof car on voit beaucoup trop le scalp de la poulette.
  • Merinos extra fine de Drops pour la brunette : le mix noire + fil plus épais a mieux fonctionné, ouf.
  • Mix laine et acrylique pour la rasta. Heureusement que j’avais récupéré plusieurs pelotes de ce fil lors d’une trocante (merci les filles !) : cette perruque a été rapide à faire mais gourmande en fil (le métrage par pelote est faible).

 

Normalement ce patron est conçu pour un tissu non-extensible, teinté au thé pour obtenir une jolie carnation. Cette fois j’ai finalement utilisé un jersey mélangé couleur chair ayant pas mal de répondant. Mille mercis à Mimolette pour ce coupon !

Voici quelques mauvaises photos des étapes.

Le truc vrrrrrraiment cool quand on offre ce genre de cadeaux c’est qu’ensuite plus besoin de se prendre la tête pour les anniversaire. J’offrirai simplement de nouveaux vêtements, de nouvelles chaussures ou le petit cartable sur-mesure.

Malgré ses cheveux filasses, la rouquine est ma préférée car elle me rappelle Mérida, la princesse Rebelle de Dinsey. Je crois que je vais craquer, lui coudre la tenue du dessin animé et bricoler un carquois, un arc et des flèches.

 

Allez, une dernière photo pour la route…

Si ça vous tente de vous lancer dans ce type de projet, zieutez donc cet article que j’ai écrit il y a un bail pour T&N, vous y trouverez moult photos et liens vers différents modèles.

 

Easy wax

Cette robe Burda quoi….

Elle est quasi parfaite. Originale tout en restant facile à porter, confortable bien qu’elle ne soit pas en tissu extensible (merci merci dos smocké et manches 3/4 ouvertes).

Comme pour ma première version j’ai supprimé la patte de boutonnage, avantageusement remplacée par un zip invisible sur le côté, et coupé une jupe dansante. Mais il y a un twist : cette fois ce n’est pas un simple cercle mais une jupe à quatre panneaux et poches chopée sur un patron du mag’ Knipmode.

Diantre, foutre diable, screugneugneu : le dos est un peu trop large, même pour moi. On y remédie assez facilement en déplaçant le bouton, mais dans le cas le triangle du dos baille à s’en décrocher la mâchoire. Problème facilement réglé en cousant en court de séance photo un discret bouton pression qui tient tout en place comme par magie. Mais une prochaine fois il faudra que je fasse une toile et que j’adapte cette partie.

Le buste est en revanche fort court. Ça tombe bien puisque la destinataire est foutue pile poil comme il faut pour ça, pour mon mètre 70 en revanche il faudrait que je rajoute au minimum 3 cm pour ne pas transformer la chose en robe empire mal taillée.

C’est bien simple : je veux la même. Mais faute d’avoir assez de ce wax pour jouer la copycat je vais p’t'être bien en faire une version un chouïa plus discrète.

 

Je profite de ce post pour causer d’un truc qui me tient à cœur.

Au cours des deux dernières années j’ai écrit un jeu qui s’appelle Oracle. Il s’agit d’un GN d’environ 5 heures pour 7 joueur.euse.s et deux orga. Après un paquet de sessions test je l’ai enfin mis à disposition sur l’indispensable site murder-party.org. C’est gratos, ça m’fait plaisir, si vous y jouez un de ces jours je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

C’est bien beau tout ça mais de quoi ça cause au juste ? (Vous pouvez aussi lire une critique du jeu par ici.)

Advanced Timing a inventé un implant révolutionnaire baptisé Oracle. Celui-ci permet de savoir quand on rencontrera son âme soeur. Ce qui semblait au début un gadget douteux s’avère fonctionner réellement et a des implications telles qu’au cours des dix années suivantes notre société entière en sera bouleversée.

Durant ce huis clos en séquence, un groupe d’ami.e.s vivra ce changement. Chacun.e étant parfaitement libre de se faire ou non poser un implant. Mais passé un certain stade ne pas accepter l’Oracle ne permet plus vraiment d’échapper à son influence.

L’essentiel du jeu se passe à table autour d’un bon repas, de plusieurs bons repas en réalité puisque les personnages survoleront ainsi une décennie en quelques heures.

Coming soon : j’ai ENFIN cousu une poupée pour mon fils !

Duo presque gagnant

Cet ensemble aurait pu être topissime.

Mais je mets la charrue avant les bœufs…. Laissez-moi d’abord vous présenter ma participation hors-jeu au fameux concours de rentrée de T&N, qui comme d’hab’ inclut des mots de folie. Cette année le thème c’est Végétal, de quoi bien s’amuser donc.

Comme à chaque fois, les membres du jury, dont ma pomme, donnent de leur personne en cousant un modèle d’inspiration. J’ai choisi de me faire un nouveau short Châtaigne de Deer&Doe agrémenté cette fois d’un appliqué « feuille d’automne » sur l’une des poches. Seule modification, je l’ai raccourci et au lieu du rebord cousu je me suis contentée d’un bête ourlet.

Je vous présente la chose à l’arrache, sans repassage, après l’avoir portée quelques heures alors que ce sergé de coton souple plisse trrrrès facilement. Mais ce n’est pas ça qui me chiffonne. En fait je l’ai volontairement fait une bonne taille trop serré, parce que je suis en train de changer doucement mes habitudes alimentaires ce qui entraine doucement une perte de poids. Mais alors doooouuuuuccceeement hein, genre un pauv’ kilo frustrant par mois. Bref, la chose devrait m’aller d’ici quelques mois et je serai canon dedans au printemps. On y croit !

Le pull aussi est nouveau, et malgré ses défauts je ne le quitte plus ces temps-ci, ça me fend le cœur de devoir m’en séparer pour le laver, c’est dire si je l’aime. Il s’agit du patron Pavement de Veera Välimäki.

Attaquons avec les fameux défauts : il est censé être large et pas du tout cintré, ok, je le savais avant de signer. Mais là c’est vraiment too much ! Surtout que j’ai été une bonne élève cette fois et scrupuleusement réalisé un échantillon (qui était parfait) et vérifié mes mesures. De plus les manches sont un peu courtes à mon goût, mais peut être ais-je des bras inhabituellement longs ?

Ce que j’aime en revanche :

  • Les rangs raccourcis qui mettent en forme l’arrière du col.
  • Les manches marteaux.
  • La forme du bas.
  • La grande simplicité (qui a dit « ennui mortel » ?) du tout qui m’a permis de tricoter ce pull tout en lisant sur mon kindle. Lire en tricotant est désormais l’un des grands plaisirs de mon existence.

Le fil utilisé a lui aussi été une très bonne surprise. J’ai utilisé pile poil 5 pelotes de Flora, le nouveau venu de la gamme Drops qui est en fait une version fingering des classiques Lima et Nepal. 65% laine, 35 % alpaga, autant dire que les sensibles à laine doivent l’éviter…. Il se trouve que ce n’est pas mon cas, j’ai du bol sur ce coup ! Défaut principal : on ne ne peut le laver en machine à moins d’avoir un programme laine. Qualité : le prix est super raisonnable (en promo à 1.58€, ça va).

Normalement on le tricote avec des aiguilles 3mm mais le point vraiment malin de ce patron c’est justement de prendre un fil fin et de le tricoter en 4.5mm pour donner un drapé fluide (mais les bordures sont bien faites en 3mm). Flora se prête rudement bien à cet exercice, et cette maille aérée est l’une des raisons pour lesquelles j’aime autant porter ce pull et crève d’envie de commander illico de quoi m’en faire deux autres du même genre.

Je compte réutiliser ce patron en en modifiant la largeur : une fois arrivée à la mise en attente des manches, monterai 20 mailles de moins de chaque côté sous les bras, puis arrivée au niveau de ma taille je ferai des augmentations régulières pour récupérer à peu près la largeur originelle au niveau des hanches.

Bon week-end ! Je reviens bientôt pour vous causer d’un truc nommé Oracle