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Bouillonement créatif

Avec un comparse nous avons écrit et illustré une histoire.

Celle-ci n’est pas destinée à être publiée, je ne mets ici que quelques uns de mes propres dessins… Ce que je peux dire c’est que je suis enthousiaste : cet exercice difficile m’a poussée à expérimenter, approfondir certaines pistes graphiques, travailler très vite et donc sortir des images quasi-instanées finalement bien plus percutantes (je trouve) que les dessins que je peaufine longuement.

Toutes ces illustrations ont été réalisées sur un Ipad mini à l’aie de l’application Sketches pro et d’un styler JotPro.

J’ai même appris à faire un gif animé pour l’occasion !

(En fait c’est fastoche : dessiner une suite d’image, enregistrer chacune en gif, télécharger unFREEz2.1 et il ne reste plus qu’à y glisser les fichiers dans l’ordre)

C’était drôlement bien. Merci Farane et Monsieur mon co-auteur pour cette semaine de dingues.

Plus on en fait…

La taille de ce projet est inversement proportionnelle au plaisir qu’il m’a apporté.

Il n’y a pas grand chose à dire à la base : j’avais besoin d’un porte-carte où ranger aussi monnaie et billets (doux ou verts). Petit, pratique, avec un poche extérieure pour am carte de transport…. Rien de compliqué à patronner soi-même. Ce que je fis donc.

C’est du 100% récup’ ça ma bonne dame : chutes de mon tissu chouchou (enfin utilisé pour moi !) et matos qui trainait dans mon tiroir bordélique aux merveilles.

Nan, le vrai truc cool avec cette babiole c’est qu’elle a été cousue juste après un marathon de couture gnistique dont je vous causerai bientôt en détail, marathon qui m’a remis le pied sur la pédale de la m.a.c. Après plus de deux années de fatigue maternelle durant lesquelles je luttais pour trouver le temps et la motivation pour coudre j’ai enfin retrouvé le plaisir de me poser sans risquer d’être interrompue et multiplier les âneries par fatigue. Me voila en plein cercle vertueux couturistique : je couds donc j’ai la patate et envie de faire plein de choses.

J’ai donc un message pour Toi, là, qui a l’impression que ton bébé te bouffe toute ton énergie et que tu n’es plus qu’une mère/un père… Promis, ça va passer. En attendant je t’embrasse.

Bam !

Après le Wonder Châle il me restait pas mal de fil.

Assez pour m’offrir un vieux caprice, enregistré dans mes favoris Ravelry depuis des lustres et qui me fait immanquablement penser à

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Fightin’ words, c’est le p’tit nom de ce patron de mitaines super fun créé par Annie Watts. Pour 6 dollars tout ronds on a droit au patron de la forme de base en english, aux grilles de jacquard utilisées ici (Bam ! et Pow !) mais aussi à une grille bonus « Pew ! » permettant éventuellement de tricoter une pièce raccord (par exemple un bonnet).

Est-ce difficile ? On ne peut pas dire, non. Si on a déjà tricoté des mitaines en circulaire et en prime on a à portée de mains des navettes à jacquard (mais siiiiiii, ces petits machins, parfois en forme de poissons, qui permettent de travailler avec des pelotons pratiques au lieu de la pelote en entier) ce patron est tout à fait abordable.

En ce qui concerne Moi-Je le souci vient du jacquard, que je tricote toujours trop serré et pour lequel parfois ma tension n’est pas régulière. Mais grâce à ce projet j’ai chopé des XPs !

Notez qu’Annie est une super maligne : le fait de tricoter les zones « neutres » du jacquard en alternant les couleurs permet d’avoir un rendu régulier plutôt agréable à tricoter. Enfin régulier…. c’est aussi dans ces zones que l’on voit le mieux les problèmes de tension, qui sauteraient moins au pif en uni, faut bien le reconnaître.

Notez que les bulles façon BD ne sont pas complètes : du côté du pouce elles s’interrompent de façon abrupte. C’est un choix esthétique et pratique (il aurait été compliqué de faire les augmentations du pouce en respectant le motif), le tout est d’être prévenu avant de se lancer.

Autre détail important : la petite taille que voici taille vraiment petit ! Comme je savais que je tricoterais trop serrée je suis donc montée d’une taille d’aiguille et ce n’était pas du luxe.

J’ai utilisé environ une demi pelote de chaque couleur. Il s’agit encore de mon chouchou du moment, Flora de Drops, un mix laine et alpaga qui picote les peaux sensibles mais qui botte mon portefeuille.

Message aux potes : inutile de me supplier de vous en tricoter une paire pour l’instant, c’est typiquement un projet funerminable (fun mais qui semble interminable). Il faudrait de sacrés arguments pour me convaincre de m’y remettre avant quelques mois.

Hier

Hier donc, j’ai lu et dessiné.

Notez bien que ce n’est pas l’envie de coudre et tricoter qui me manque hein, mais parfois une petite pause s’impose, ça fait du bien de coucher sur le papier l’image d’une beau modèle alangui sur son diva. Ou de  bouquiner sans rien faire en même temps (car oui, parfois je tricote tout en bouquinant sur ma liseuse, c’est possible !)

Vous voudrez bien excuser ces pauv’ photos, je les ai prises arrache, comme souvent.

Mais alors, ce bouquin qui m’a coupé jusqu’à l’envie de tricoter en même temps, qu’est-ce donc ? Full disclosure, c’est celui d’un copain. J’avais un peu la trouille que ce soit de la daube pour tout vous dire, le genre de mauvaise prose pour laquelle tout ce qu’on trouve à dire au pote/auteur c’est « Oh, oui, le titre est vachement sympa dis donc ». Le titre c’est La petite fille qui détestait les étoiles.

Le pitch aussi est sympa d’ailleurs : Hespérides est une gosse peu commune, d’ailleurs sa conception même n’aura pas été commune puisqu’elle est la fille de deux astronautes à qui la NASA a un jour donné un ordre étonnant. Élevée dans un centre spatial, entourée d’adultes qui ne savent pas toujours quoi faire de cette gamine précoce, celle que l’on surnomme « starchild » s’aggripe à ce qu’elle peut, du copain hémophile aux cours de cuisine donnés par la piquante Calypso. Welcome dans les coulisses de la conquête spatiale réinventées par un auteur frenchie.

Imaginez mon soulagement en réalisant que c’était de la bonne came ! Avec quelques défauts hein, mais je n’ai pas boudé mon plaisir de fan de John Irving. Je cause d’Irving car c’est à cet auteur que j’ai pensé tout du long : le thème, le traitement, tout aurait pu sortir de son esprit j’ai l’impression. Tout sauf la longueur. Pour tout dire, La petite fille qui détestait les étoiles pourrait être une introduction à un long roman « à la Irving ». On a à peine le temps de poser l’enfance d’Hespérides que paf, LE truc important qu’on sentait venir depuis l’introduction arrive. Et paf, ça se finit tout aussi vite.

Là j’ai envie de dire « pourquoi mec ? » Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Cette histoire aurait mérité d’être bien plus développée. En fait j’aurais voulu qu’il s’agisse d’une introduction, certes longue, à un roman encore plus fou.

Malgré ce regrettable goût de trop peu, ne boudez pas votre plaisir braves gens, encouragez les jeunes-zauteurs-talentueux et découvrez pourquoi Hespérides déteste à ce point les étoiles. Bref, lisez le dernier roman de Frédéric Meurin.