Résultat de la recherche: aime comme Marie

Fun wedding #3

Voici quelques mois j’ai eu un méga coup de cœur pour cette jupe un peu folle de N’omose Couture.

Et vlan, un mariage un peu fou a été l’occasion de la réaliser. J’ai déjà causer de la jupe tulipe par ici (et de ce que j’ai cousu pour Fiston et Chéri par là), aujourd’hui je montre enfin la version portée avec une sur-jupe high-low qui tourne !

Edit : je donne le lien vers cette boutique car c’est là que j’ai piqué l’idée mais il ne s’agit pas d’une marque de patrons. J’ai tracé moi-même celui-ci, ce qui était très simple puisqu’il s’agit d’une base en cercle.

Ce système est une vraie trouvaille : c’est le meilleur rapport facilité/effet wahou/confort/prix que j’aie cousu à ce jour !

J’ai croulé sous les compliments le jour J tout en étant trrrrès à l’aise toute la journée, la réalisation a été un peu longue car j’ai préféré doubler la jupe et pris le temps de bien aligner la doublure, mais sinon on ne fait pas plus simple puisqu’il s’agit d’un bête cercle monté sur une ceinture coupée avec le même patron que celle de la jupe tulipe du dessous.

De dos et de profil le rendu me plaît tout autant… Comme le prix puisque pour 30 € en tout (soit 20 pour le coupon de wax d’environ 6m x 1m10 + 2m50 de doublure à 4€ le mètre) j’ai pu me coudre une jupe que je porte quotidiennement, la sur-jupe super frime, deux shorts et un gilet pour Fiston et quelques babioles avec les chutes restantes. Et il me reste encore de grandes chutes de la doublure qui devraient m’être utiles pour des sacs.

Le jour J je portais ceci avec mon top noir en crêpe mais ça passe tout à fait avec mon t-shirt rouge fétiche.

Les mesures utilisées (je mesure 1m70) : 30 cm devant, 70 cm sur le côté et 1m dans le dos, marges de couture à rajouter. Pour fermer l’avant j’ai fait simple et dégainé des boutons pression en résine recouverts avec le tissu de la jupe pour un effet plus discret.

Au passage, je suis vraiment contente du raccord à l’arrière qui est impeccable. À cause de la petite largeur j’ai dû couper la sur-jupe dans le droit fil, il a donc fallu deux hauteur mais les grosses chutes que cela a créé ont pu être rentabilisées. La doublure a elle était coupée dans le biais, pour cela j’ai du couper mon patron au niveau du côté.

En conclusion, ce mix de patrons a un potentiel énorme à mon avis. Pour un mariage plus classique il me suffira de choisir un beau tissu uni, en fait je verrais bien une vraie tenue de mariée cousue ainsi, cette fois avec le top et les deux jupes du même blanc mais quelque chose qui tranche ou avec de subtiles détails pour la doublure. Le gros avantage étant qu’au moins deux des pièces seraient portables au quotidien au lieu de tout remiser dans une housse protectrice, de plus on peut couper la sur-jupe pour en faire une tenue de baptême par exemple.

Si c’était à refaire…. J’ajouterais des poches à la jupe tulipe et je modifierais la ceinture afin qu’elle soit plus haute et emboitante. Ah, j’oubliais : j’investirais aussi dans une doublure de meilleure qualité, celle-ci me semble trop fragile, ça passe pour une tenue que je porterai peu mais pas pour un usage plus intensif.

Je vous laisse avec une (mauvaise mais tant pis) photo de la famille au complet.

Cosméto : multiplions les pains

Je continue gaiement mes essais de cosméto maison, mais….

Ceci ne va pas devenir un bloug sur le sujet, ce pour diverses raisons toutes plus valables (à mes yeux) les unes que les autres. Pour commencer : les blougs, et bah c’est pas fiable. Sérieusement, quand je relis mes premiers articles couture/tricot j’y retrouve pas mal d’âneries qui me piquent les yeux. C’est humain : on découvre un nouveau sujet qui nous passionne, on pense avoir pigé des trucs alors qu’en réalité on pédale dans la semoule, on a à peine commencé à toucher sa bille qu’on veut en causer à tout le monde….

C’est humain donc, mais, à moins d’être chimiste, quand ça touche à la cosméto ça devient un chouïa dangereux. Je le crie donc haut et fort : j’y connais que dalle, et hélas j’ai du mal à trouver des informations qui me semblent réellement fiables sur les ingrédients et recettes présentés ici. Beaucoup de blogs, vendeurs en herboristerie et boutiques en ligne affirment des trucs. Peu m’ont convaincue du sérieux de leurs sources.

Secundo je ne veux surtout pas faire de la cosméto maison un loisir : d’abord je n’ai pas le temps, ensuite je ne veux pas tomber dans le piège de la surconsommation. Je fabrique quelques produits triés sur le volet pour des raisons pratiques et économiques :

  • Toute ma famille a la peau très sensible, il nous faut des produits particulièrement doux avec le moins de composants possible (ni parfum, ni colorants… le superflu dégage).
  • Nous ne roulons pas sur l’or et justement, une fois qu’on a investi pour s’équiper, le fait-maison revient sensiblement moins cher.
  • Nous voulons éliminer les perturbateurs endocriniens et autres produits douteux de notre salle de bain.
  • Si en prime on en profite pour éviter de polluer la planète ou amplifier la déforestation c’est tout bénef’. lire la suite »

Babioles

J’aime pô rester sur un échec.

Ce patron de bonnet Rikke, créé par Sarah Young, continuait à me trotter dans la tête malgré un premier essai vraiment trop slouchy (qui a dit « bonnet de schtroumph » ?). Hop hop hop, un reste de fil dont j’ai complètement oublié la référence, mes aiguilles circulaires 3.5 et 4.5 mm et un peu de tâtonnement et v’la l’travail !

Il n’y a pas de grand secret : je me suis contentée de commencer les diminutions 4 cm plus tôt que préconisé. Ça marche plutôt bien, emballé c’est pesé donc.

 

Mais ce n’est pas tout !

Si vous attendez que je cause couture vous risquez d’être déçus car en ce moment je couds exclusivement de l’utile pas photogénique, à savoir une flopée de nouveaux faux pantalons de pyjama pour Monsieur Jones. Toujours le même patron, toujours dans des tissus sombres pour costard, autant dire que pour le glamour on repassera et que je ne vais pas prendre le temps de les immortaliser.

Maismaismaismaismais…. J’inaugure ici une toute nouvelle rubrique cosmétique. Je ne vais pas en faire une grande passion mais dans ma p’tite famille on a la peau particulièrement sensible, pas envie de bouffer des modificateurs endocriniens/colorants/parfums et le porte-feuille en peau de hérisson. Autant de raisons pour essayer de fabriquer moi-même les indispensables de la salle de bain.

On attaque aujourd’hui avec mon premier essai de shampoing solide. J’étais convaincue par l’efficacité de celui de la marque Lush, moins par la dose de parfum et colorants glissés dans leur recette pour le rendre plus attractif. Après avoir fouillé internet je me suis lancée dans la recette basique facile à personnaliser proposée sur le blog de Nouillemie, à savoir :

  • 50 gr de tensioactif SCI
  • 8 gr d’eau minérale bouillie ou thé/tisane (infusion de menthe poivrée car je venais de m’en préparer une théière)
  • 5 gr d’huile ou beurre végétal  (huile de coco car j’en trouve à bas prix dans mon supermarché, oui oui elle est bio !)
  • 5 à 8 gr gr d’un(e) autre huile/beurre végétal ou d’un émollient/hydratant (beurre de karité  car très hydratant)
  • 8 gr de poudre végétale (rhassoul, choisi pour ses propriétés lavantes et non irritantes)

 

Il n’y a pas de vitamine E car cela ne semble pas indispensable à la conservation, et de toute façon je n’en avais pas sous la main. L’essentiel des fournitures a été acheté près de chez moi, en supermarché ou herboristerie. Par contre il m’a fallu commander le tensioactif SCI sur Aroma-Zone, j’en ai donc pris directement une bonne quantité.

En plus de cela il faut de petits moules, une balance très précise mais aussi de quoi faire chauffer le tout au bain-marie et manipuler le SCI, qui peut être irritant.

De gauche à droite et haut en bas : beurre de karité | huile de coco | SCI | rhassoul | infusion

Niveau difficulté c’est franchement peanuts : rapide, facile, assez amusant…. J’aurais dû prendre le temps de mieux tasser la pâte au fond des moules afin de bien prendre l’empreinte, mais dans l’ensemble je suis très contente, surtout que je bossais un chouïa au pifomètre à cause de ma vieille balance de cuisine pas assez précise. Heureusement cette recette a une certaine tolérance à l’approximation.

Et le résultat alors ? Après trois jours de patience je viens enfin de l’utiliser et pour l’instant c’est la fête. La consistance est top, plus solide que je ne l’espérais. Il mousse un peu moins que la version de Lush mais a parfaitement lavé mes cheveux gras à pointes sèches. Il faudra tout de même attendre quelques mois pour avoir du recul sur la chose etje vais probablement le tester plusieurs semaines avant qu’il ne touche mon petit gremlins, voire le garder pour moi et réfléchir à une recette encore plus douce pour lui en me basant sur ce conseil trouvé dans les commentaires de la recette :

Pour un enfant utiliser « une poudre douce comme de l’argile blanche, rose ou de la poudre de rose, guimauve, allantoine. Et soit du beurre de karité dans la plus grande quantité possible de la recette ou huile d’avocat ou encore de calendula. Ce sera adapté en cas d’eczema. »

Ma principale crainte : qu’au bout de quelques shampoings le cuir chevelure démange comme c’est arrivé à d’autres personnes ayant bricolé des recettes maison. Donc même si ça vous semble tentant n’essayez pas mon mélange avant que j’aie pu faire un retour constructif sur ses effets ! Voyez plutôt du côté du blog dont j’ai donné le lien, les commentaires regorgent de suggestions de mélanges.

En tout cas l’objet me plaît beaucoup, les petits moules en silicone utilisés y sont un peu pour quelque chose.

Prochains projets : des pains dermatologiques sans savon (tellement plus agréable pour les peaux atopiques) et des barres hydratantes. On continue donc dans le solide, fastoche et nécessitant le moins d’ingrédients possible.

 

Ah mais quelle robe !

Y’a pas à dire : régulièrement le magazine Burda (Bubu pour les intimes) sort de petites bombes. Genre cette robe.

Mais avant d’en causer en détail il faut que je vous parle de moi, ou plutôt de mon corps neuf mois après l’accouchement : et bein il a changé, le fourbe ! Ma balance est formelle, j’ai perdu tout le poids pris durant la grossesse, et pourtant je ne me reconnais plus. J’ai pris une taille de soutien-gorge et deux de bonnet, et surtout j’ai désormais une petite bouée moelleuse au niveau du ventre. Bref, ma silhouette à changé.

Voyons les choses du bon côté : ça veut dire que niveau ajustement des patrons je repars de zéro, tant qu’à faire en prenant de bonnes habitudes.

Ce qui m’amène à Bubu. Bubu dont je considère depuis des années que les patrons taillent grand et qu’il faut ab-so-lu-ment couper une taille de moins. Sauf qu’après en avoir causé avec d’autres couturières j’ai réalisé que ce n’était pas une erreur mais un choix délibéré lié à l’aisance désirée. Jusqu’à présent je cousais délibérément des fringues très (trop ?) ajustées, j’ai donc décidé de laisser une chance à l’ajustement Bubu et de couper exactement la taille correspondant à mes mesures, soit un 44.

Je n’avais pas le temps de faire une toile mais il n’était pas question d’assembler bille en tête, j’ai donc bâti scrupuleusement avant de monter le vêtement. Le bilan :

  • L’ajustement au niveau des hanches et jambes me convenait tel quel car ainsi, malgré une coupe nettement moins évasée que ce que j’aime d’habitude, ma très vilaine culotte de cheval est assez efficacement planquée.
  • En revanche j’ai repris le buste de partout afin de mieux mettre mes courbes en valeur et éviter que le tissu ne poche au niveau du dos. J’ai retiré de base un centimètre aux côtés et milieu dos, puis encore repris le dos au niveau de la cambrure et les côtés au niveau de la taille, plus encore un chouïa de rab’ sous les emmanchures.

 

Je me suis tout de même réfrénée et il reste une aisance agréable, qui de plus me permet d’enfiler et retirer cette robe sans avoir besoin de l’ouvrir (pas même l’encolure !). Aucun besoin de zip donc celui-ci a été viré manu militari. Le bilan « ajustement Bubu » est donc mitigé, il va me falloir coudre d’autres formes de vêtements en 44 afin de mieux cerner les modifications à apporter.

D’un point de vue technique, tout l’assemblage a été réalisé à la machine à coudre et en coutures anglaises, avec des ourlets ultra fins pour la jupe et les manches, et les bords de l’encolure gansés d’un biais maison. L’intérieur des manches étant visible c’est de loin la solution la plus esthétique à mon sens.

À la base il s’agit d’une robe de mariée, d’où la longueur exagérée et surtout la petite traine. Cela ne collait pas à ce que je recherchais (= une robe que porterait une femme de condition modeste pour le bal du 14 juillet 1936), j’ai donc viré la pièce de la traine sans modifier les découpes de la jupe, qui ont assez d’ampleur, et raccourci le tout au-dessus des chevilles. De plus j’ai cousu des ourlets au bas des manches au lieu de les ganser de biais, et comme j’assemblais en coutures anglaises je n’ai posé les deux biais sur la fente d’encolure qu’après avoir fini le montage.

Que dire de cette robe ? Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de foudre : malgré le tissu volontairement ringard rétro et pas assez fluide (une popeline de coton chopée chez Tissu Passion à Bruxelles pour 5€ le mètre, soit 15€ en tout), la longueur au-dessus des chevilles qui ne sied guère à mes jambonneaux jolies gambettes et le fait que j’aie volontairement gâché le décolleté en ajoutant des boutons (pudeur de la demoiselle modeste de 1936 oblige), j’en suis complètement fan.

Tout me plaît :

  • Les plis et pinces qui structurent le buste et mettent carrément bien en valeur mes « généreux avantages ».
  • Les manches un peu fofolles, qui en tombant le long de mes gros biscoteaux les affinent un p’tit peu. Elles auraient gagné à être cousues dans un tissu très fluide… Ce sera pour la prochaine fois.
  • La petite ceinture qui vient marquer la taille et la met effectivement bien en valeur. Celle-ci a été modifiée pour coller avec la boucle vintage, cadeau de mon pote Loris qui est tombé sur tout un stock de boutons « etc » dans un vide-grenier et a aussitôt pensé à moi, Merci m’sieur !
  • La fente d’encolure qui descend très bas dans le décolleté. Je regrette d’avoir dû ajouter des boutons car l’effet faussement sage était canon, sexy sans être trop choquant.
  • Le côté délicieusement rétro.
  • Le fait de pouvoir l’enfiler en deux secondes, sans zip.
  • Je découvre à ma grande stupeur que, avec la bonne aisance, ce type de jupe plutôt droite au niveau des cuisses cache tout de même ma culotte de cheval, et ça m’ouvre d’excitantes nouvelles perspectives, yeah !
  • La grande simplicité de ce patron : ni doublure ni parementure, quelques pinces qui rendent l’ajustement très simple… Pour une fois il s’agit d’une robe qui ferait effectivement une magnifique tenue de mariage mais qui reste réalisable assez rapidement, ce même par un(e) débutant(e).
  • Dans le magazine elle est aussi proposée au-dessous du genou et avec d’autres manches (qui me plaisent moyennement, mais c’est toujours ça de gagné).
  • Monsieur Jones l’aime ! (Je ne couds pas pour lui, mais ça fait toujours plaisir quand ça arrive).

 

Le seul vrai souci à mon sens c’est qu’elle n’est pas simple à se procurer. Il s’agit ici du mag’ de mars 2008 (visible ici sur le site russe, et je n’arrive pas à comprendre si on peut l’y acheter ou non), or pour l’instant le site américain Burdastyle propose à la pièce en pdf un bon paquet de patrons publiés dans ce magazine…. mais seulement à partir de 2010. La seule solution est donc de mettre la main sur un exemplaire d’époque. On peut aussi croiser les doigts et submerger Burdastyle de demandes pour que ce patron soit à son tour vendu en pdf.

Notez tout de même que :

  • Je ne suis pas certaine de l’effet sur une poitrine menue, même dans la bonne taille, et avec les plis la forme est un brin plus complexe à adapter.
  • Mieux vaut mettre le zip (je suis une feignasse qui préfère zapper cette étape quand c’est possible, non parce que ça m’ennuie d’un point de vue technique mais parce que je trouve cela plus simple à enfiler/retirer).
  • Les manches « fofolles » rendent assez étrangement de profil quand on lève les bras. Je ne déteste pas mais ça ne plaira pas à tout le monde.
  • De plus il faut impérativement choisir un tissu dont l’envers est identique (ou quasi) à l’endroit, et monter au moins les manches avec des coutures anglaises.

On l’aura compris, je compte la coudre à nouveau, cette fois dans un tissu plus fluide et en version maxi-jupe (mais toujours sans traine). Puis en version aux genoux et surement en dessinant d’autres manches. En fait, si je devais me marier il y a même de fortes chances pour que mon choix se porte sur ce modèle, c’est dire l’enthousiasme délirant qui me submerge en ce moment.

Sur ce je file prendre mon train ma machine à remonter le temps, je vais ENFIN jouer ce gn « L’Eté 36″, que j’attends en frétillant depuis des mois. Mille mercis aux auteurs et orga !