C’est l’histoire d’une blougueuse….

… Qui avait promis d’écrire un article rapidos.

Mais c’était compter sans la mouise, la poisse, la sainte scoumoune. Entre un souci d’ordinateur et la grippe que toute la famille s’est joyeusement refilée, le temps a passé. Résultat, j’ai encore quelques trucs en plus à montrer. Mais rappelons d’abord que la télécommande de mon appareil photo m’a lâchement abandonnée, d’où ces photos moches prisent avec ma tablette.

Hey poupée !

N’allez pas croire que je suis obsédée par ce chouette patron de Corinne Crasbercu, mais à chaque fois que j’en couds une, trois de mes potes m’en demandent pour leurs enfants (ou du moins se servent de leurs gosses comme alibis pour demander des poupées). Je n’ai pas photographié toutes celles cousues ces dernières semaines, juste mes préférées.

 

Tricots rapidos

2018 aura été une année quasi sans laine pour moi, et puis bam, depuis décembre la folie des aiguilles m’a reprise. Depuis les petits projets rapides se sont enchainés, histoire d’utiliser les restes de pelotes, mais aussi de faire plaisir aux amis et à fiston.


Pour sauver les mains de Paola du froid, une pelote de Merinos Extrafine de Drops a été transformée en moufles Borough, par Veronica O’Neil (version simplifiée, d’où le fait que j’ai réussi à n’utiliser qu’une pelote justement). Attention, je tricote assez serré, et il ne me restait que quelques centimètres de fil à la fin.


La belle Agnès elle préfère les mitaines. Ça tombait bien, j’avais envie de tester un nouveau patron. Sans prétention mais agréable ma foi. Rentabilisation des restes oblige, j’ai cette fois bossé avec le fil Baby Merinos de Drops tricoté en double. Le résultat est agréablement serré, très chaud et confortable. Peacock Eye fingerless mitts, par Justyna Lorkowska.

 

Pour la trrrrrès patiente Isabelle, qui aura attendu presque deux ans mine de rien, un châle Galachio, par Brian Smith, tricoté en 6mm avec le fil Julia de chez Zeeman.

Et puis bam, j’ai eu envie d’un truc pour moi, toujours avec des restes. Et puis j’étais curieuse de piger la construction de ces écharpes « feuilles ». Las, mille fois hélas, le patron choisi (Double Loop Keyhole, par Noma Ndlovu) est médiocre quand on considère l’incroyable facilité du modèle. Quand au fil bleu utilisé il s’est avéré que je n’en avais pas assez pour une version adulte.

J’ai donc stupidement héroïquement risqué l’asphyxie afin de montrer ce qu’elle donne sur une adulte. Mais décidément elle va mieux à fiston, qui l’aime beaucoup (coup de bol).

Le système m’ayant largement convaincue (ENFIN une écharpe qui tient parfaitement en place même si je saute dans tous les sens), j’ai enchainé avec une version adulte, tricotée cette fois en 5 mm avec le fil Julia, histoire d’aller vite et d’avoir un résultat moelleux à souhait.

 

Depuis le temps que le patron de chaussettes Rye me faisait de l’œil… Il fait partie de l’indispensable collection de patrons gratos adaptés aux débutantes et débutants de Tin Can Knits et,sans surprise, il est simple, fun, et parfaitement expliqué. En prime il monte vite puisque tricoté en 3.5 et 4 mm (bon, 3.25 et 3.75m en théorie, mais je n’ai pas encore racheté ces tailles d’aiguilles pour mon kit Hiya Hiya).

En moins de deux semaines j’en ai tricoté 5 paires, 2 pour les tout nouveaux bébés de Goulven et Delphine, et trois pour fiston, qui m’en réclame sans cesse dans de nouvelles couleurs. C’est désormais mon patron de prédilection pour finir les pelotes qui trainent. J’ai des commandes pour la version adulte, yapluka m’y mettre.

Tu préfères les chaussettes fines ? Pas de panique, la version light est désormais dispo !

 

Pour moi encore, un bonnet pour les remplacer tous (j’ai réussi l’exploit de perdre ou abimer trois bonnets d’affilé, la lose intégrale).

Retour aux sources avec ce Rikke Hat, par Sarah Young. Un patron sans grand intérêt mais qui ne prend pas des masses de bande passante dans le cerveau (bref, sans prise de tête). Comme d’hab’, il est moins profond que ce que préconise le patron.

 

Allez, j’ai quand même un peu cousu…

Depuis que je couds, rien, je dis bien rien, ne me fait autant plaisir que de faire plaisir à fiston. Il a demandé une tenue de ninja rose pour Halloween, je me suis donc lâchée sur la polaire (pour qu’il ait bien chaud) et le faux cuir argenté.

Les étoiles de ninja cousues sur la veste ne sont que décoratives, mais il y a une poche cachée dans laquelle il peut ranger celles que j’ai fabriquées en plus. Enfin celles qui restent (ça se perd vite ces petites choses). Le patron est un gros détournement d’un sweat-shirt à capuche et d’un pantalon Ottobre.

 

Vous vous souvenez de cette photo ? La porte Noire, bar à bière bruxellois qui n’a pas froid aux yeux, a organisé un marché post-noel le 27 décembre. Autant dire que si je voulais vendre quelque chose il fallait que ce soit peu cher, utile et utilisable au quotidien. Ne cherchez plus, j’ai trouvé : des serviette hygiéniques lavables voyons !

Sur mon auguste tête, vous pouvez admirer un bonnet de noël trop petit, en réalité tricoté à l’origine pour la fête de l’école de fiston (sans patron, à l’arrache, mais il était aux anges).

Ma copine Fougère avait elle réalisé des sculptures de Grands Anciens inspirées de l’univers de Lovecraft? Nous partagions un stand, l’alcool et le mauvais esprit aidant j’en suis venue à écrire des pancartes publicitaires stupides (merci Anne pour la photo !)

Mais revenons à mes SHL. L’intérieur est rouge (logique non ?), coupé dans du 100% coton oeko tex. Pourquoi donc ? Parce qu’au contact des muqueuses il est très important d’utiliser du coton pour éviter les mycoses, et que les teintures « normales » contiennent des produits potentiellement toxiques. L’intérieur est en éponge de bambou (très absorbante donc deux ou trois épaisseurs suffisent) et l’extérieur en PUL. Pour celui-ci j’ai préféré éviter les modèles décorés, qui s’abiment trop vite à mon goût et ne peuvent pas être lavés à très haute température.

Le patron a été tracé maison en me basant sur des serviettes jetables et surtout sur cet excellent tutoriel, publié sur le blog Modesty Couture. J’en suis enchantée. Certes, comme les couches lavables, le résultat est à mon avis un chouïa moins efficace que les serviettes jetables, mais quand on considère le coût de celles-ci (économique et écologique) la version lavable est un vrai plus.

Voila la fournée des derniers mois… À venir, des tricots un peu plus ambitieux et des costumes historiques. Yapluka m’y mettre quoi.


3 Commentaires

  • 1
    27 février 2019 - 11 h 06 min | Permalien

    Alors, je l’ai déjà dit mais je kiffe ce petit ninja rose ! La pancarte de pub me fait hurler de rire /* Même à jeun, c’est dire ! */
    Les serviettes lavables, c’est juste le grand kiff ! & faut vraiment que je me mette aux chaussettes !

  • 2
    Annie
    9 mars 2019 - 16 h 01 min | Permalien

    Châle bleu et noir.

    Tu as fais deux versions et la version petit modèle de 2 tons de bleu correspond à ce que je recherche (plutôt écharpe tour de cou).

    Ton modèle me plait beaucoup. Aurais-tu gardé des notes (genre tuto) ?
    Si oui, pourrais-tu me les communiquer ? d’avance MERCI