Cosméto : multiplions les pains

Je continue gaiement mes essais de cosméto maison, mais….

Ceci ne va pas devenir un bloug sur le sujet, ce pour diverses raisons toutes plus valables (à mes yeux) les unes que les autres. Pour commencer : les blougs, et bah c’est pas fiable. Sérieusement, quand je relis mes premiers articles couture/tricot j’y retrouve pas mal d’âneries qui me piquent les yeux. C’est humain : on découvre un nouveau sujet qui nous passionne, on pense avoir pigé des trucs alors qu’en réalité on pédale dans la semoule, on a à peine commencé à toucher sa bille qu’on veut en causer à tout le monde….

C’est humain donc, mais, à moins d’être chimiste, quand ça touche à la cosméto ça devient un chouïa dangereux. Je le crie donc haut et fort : j’y connais que dalle, et hélas j’ai du mal à trouver des informations qui me semblent réellement fiables sur les ingrédients et recettes présentés ici. Beaucoup de blogs, vendeurs en herboristerie et boutiques en ligne affirment des trucs. Peu m’ont convaincue du sérieux de leurs sources.

Secundo je ne veux surtout pas faire de la cosméto maison un loisir : d’abord je n’ai pas le temps, ensuite je ne veux pas tomber dans le piège de la surconsommation. Je fabrique quelques produits triés sur le volet pour des raisons pratiques et économiques :

  • Toute ma famille a la peau très sensible, il nous faut des produits particulièrement doux avec le moins de composants possible (ni parfum, ni colorants… le superflu dégage).
  • Nous ne roulons pas sur l’or et justement, une fois qu’on a investi pour s’équiper, le fait-maison revient sensiblement moins cher.
  • Nous voulons éliminer les perturbateurs endocriniens et autres produits douteux de notre salle de bain.
  • Si en prime on en profite pour éviter de polluer la planète ou amplifier la déforestation c’est tout bénef’.

 

« Bah alors, pourquoi t’en cause ici ? » Parce que ce bloug c’est aussi mon carnet de note. Si les-dites notes peuvent servir à quelqu’un alors tant mieux, du moment que vous gardez bien à l’esprit qu’il ne s’agit que d’observations par des non-professionnels sur un échantillon de testeurs non-représentatifs. Bref : je vais faire de mon mieux mais ce qui suit n’est pas fiable, juste potentiellement instructif puisqu’il sera abondamment question des trucs qui n’ont pas fonctionné.

Pour commencer, je limite les potentiels dégâts en n’utilisant aucune huile essentielle. En effet il s’agit de principes actifs puissants. On me les avais presque toutes interdites durant ma grossesse, idem pour mon bébé…. Tant que je ne serai pas certaine de connaître les bienfaits et dangers d’une HE je ne m’en servirai pas puisque mon but est d’avoir des produits utilisables par toute la famille, pas juste les adultes non-enceints. Une fois que j’aurai quelques recettes de base dont je suis certaine je me renseignerai peut être (ce n’est pas garantie : les HE sont chères et ne me semblent pas indispensables pour les produits que je souhaite bricoler).

Pour être certaine de ne pas me laisser emporter par l’enthousiasme et guetter d’éventuelles réactions tardives je parle aujourd’hui de produits qui ont été préparés il y a des semaines de cela et testés durant plus d’un mois sur Monsieur Jones et moi-même. Nous attendons de voir ce que donne le shampoing solide sur le long terme avant de l’utiliser sur notre fiston de 19 mois, par contre cela fait un moment que nous le lavons avec les barres sans savon.

 

Avant de causer recettes voici un petit point indispensable sur le matériel et les précautions d’hygiène.

Commencez par regarder cette vidéo de BlogAromalin afin d’en savoir plus sur les précautions indispensables, tant pour votre santé (la manipulation de certains produits peut être dangereuse) que pour la conservation de vos préparations.

Mon choix de matériel :

Ayant un budget serré et aucune envie de surconsommer j’ai essayé de réduire ma liste de matos au maximum, en privilégiant en prime les produits disponibles en boutique près de chez moi.

  • Je trouve l’huile de coco bio et la fécule de maïs dans mon supermarché.
  • Le beurre de karité, la cire d’abeille, la vitamine E et l’huile de germe de blé viennent de mon herboristerie préférée (on en trouve beaucoup en Belgique).
  • Le tensioactif SCI, l’acide stéarique et la poudre d’avoine colloïdal ont été commandés en ligne.

 

À propos du tensioactif et de l’acide stéarique : pour commencer il ne fait pas avoir peur des noms qui « font chimique ». Tout est chimique et les choses dont les noms semblent les plus anodins peuvent être bien plus dangereuses (par exemple j’ai été assez choquée de constater sur quelques blogs, heureusement peu nombreux, que les huiles essentielles y étaient considérés comme des produits sans danger car « naturels »). Le tensioactif SCI est un produit transformé à base de coco mais, sauf erreur de ma part, il ne s’agit ni d’un sulfate ni d’un perturbateur endocrinien. Il faut le manipuler avec précaution (gants et masques) mais une fois utilisé il semble être très doux pour la peau.

Pour suivre une recette précise j’ai aussi acheté en ligne un tensioactif SCS. Sauf que peu après l’avoir reçu j’ai appris qu’il serait plus moussant mais aussi moins doux, j’ai donc préféré ne pas l’utiliser pour l’instant. Une fois mes recettes au point je pense que je l’utiliserai peu à peu (puisqu’il est là) en en mettant un petit pourcentage dans la dose de tensioactif recommandée (par exemple : pour 60% je ferai un mix 50% de SCI + 10% de SCS).

 

En ce qui concerne le matériel de manipulation :

  • Après un premier test j’ai emprunté une balance de grande précision à une copine sorcière passionnée d’herboristerie. Il ne s’agit pas des balances électroniques de cuisine, fiables au gramme près, mais de celles fiables à 0.01gr près. On en trouve pour des prix très raisonnables.
  • Gants en caoutchouc du supermarché + masques achetés dans un magasin de bricolage.
  • Ma bien-aimée casserole spéciale bain-marie (qui est aussi topissime pour les œufs brouillés). Pour un usage régulier c’est tout de même bien plus pratique d’investir au lieu de bricoler un système de bain-marie moins simple à manipuler.
  • Des moules en silicone de petites contenances (max 50 gr). Comme je ne suis pour l’instant que dans la phase de test je n’ai pas besoin de plus, et même plus tard je pense rester sur des barres de petits format, quitte à en faire plusieurs d’un coup.

 

Test n° 1 : des barres lavantes sans savon (aussi appelées pains surgras)

J’ai commencé par un comparatif entre deux recettes de barres lavantes sans savon : celle d’Aroma-zone à droite (« 100% home made »), et à gauche (ronde) celle de ….. Et bah je ne sais plus, honte à moi. J’ai noté la recette mais pas la référence du site, je l’ajouterai dès que je l’aurai retrouvée.

Recette Aroma-zone :

  • 8% acide stéarique (pour la consistance)
  • 10% d’huile de coco
  • 59% de tensioactif SCI (pour la mousse lavante)
  • 10% d’eau bouillie
  • 10% poudre (ici de la bête fécule de maïs _ pour « sécher » la préparation, naturellement grasse)
  • 3% d’extrait aromatique (j’ai volontairement laissé tomber cette partie, sans modifier les autres proportions)

Faire fondre au bain-marie l’acide stéarique + huile de coco + SCI + eau, ajouter la poudre hors feu.

Mon avis :

  • Niveau de difficulté : zéro prise de tête en apparence, à peine 5 mn.
  • La pâte travaillée au bain-marie est très simple et agréable à appliquer dans le moule, le tout sans perte de matière. Une fois démoulée l’empreinte obtenue est nette.
  • En réalité je n’ai pas fait fondre l’acide stéarique assez longtemps : lors de l’utilisation la couche supérieure était top, puis nous avons réalisé que les copeaux non-fondus à l’intérieur rendaient l’utilisation du pain très désagréable = poubelle (j’ai essayé d’abord de refaire fondre le tout, ça a semblé marcher mais le pain obtenu ainsi ne moussait plus du tout).
  • Mousse/lavage : la couche supérieure moussait agréablement, lavait bien et en douceur.
  • Pas de parfum, couleur blanc pur, touché dur… Ce n’est pas un « beau » pain mais il fait le job.
  • Énorme point négatif : emportée par mon enthousiasme je n’ai pas vérifié la composition de l’acide stéarique avant de le commander, je savais juste que c’était simplement de l’acide gras 100% végétal…. Et bam, j’ai constaté trop tard que celui-ci venait de l’huile de palme (alors qu’il aurait pu s’agir de coco, karité etc). Le produit est sain à utiliser mais anti-écologique au possible. Je suis verte mais contrainte de continuer à l’utiliser jusqu’à la fin de mon paquet car maintenant qu’il est là ce serait encore moins écologique de le jeter. Bref, si vous voulez en acheter, vérifier d’abord sa provenance et fuyez celui vendu par Aroma-zone !

 

Recette d’origine inconnue :

  • 60% tensioactif SCI
  • 10% cire d’abeille (pour la consistance)
  • 10% beurre végétal (ici beurre de karité)
  • 10 % poudre (fécule de maïs)
  • 10% eau bouillie

Faire fondre au bain-marie le SCI + la cire + le beurre végétal en ajoutant l’eau. Hors feu ajouter la poudre.

Mon avis :

  • Recette très simple mais la cire d’abeille met longtemps à fondre.
  • Ce qui est positif c’est que grâce à sa couleur on voit parfaitement quand elle a fondu : on évite le souci de la recette précédente.
  • De plus la cire prend trrrrrrès vite hors feu, il est difficile d’ajouter la poudre puis de tasser dans le moule avant que la pâte ne fige = il y a de la matière perdue. (cf photo ci-dessus)
  • Mousse/lavage : impec’ !
  • Aspect : jolie coloration grâce à la cire, léger parfum naturel et toucher un peu plus moelleux grâce au beurre de karité. C’est de loin la version préférée de la maisonnée.
  • Défaut : à cause de la cire d’abeille ce n’est pas vegan, ces pains sont donc inutilisables pour certains de nos copains.

 

Malgré une manipulation plus délicate la seconde recette a de loin notre préférence, il faut juste que je mette la main sur de la cire de soja pour en faire des versions vegan ou encore que je teste avec l’acide stéarique. Ceci dit la recette d’Aroma-zone semble une bonne base améliorable, par exemple en remplaçant l’huile de coco par du beurre de karité ou de cacao, qui donneraient je pense un résultat plus moelleux et naturellement parfumé.

 

Une semaine plus tard : une nouvelle batterie de tests variés.

Pour ces nouveaux essais j’ai chopé des moules en silicone de très petite contenance du genre choupinou (cœurs et nounours powa) histoire ne pas gâcher mes stocks de produits en cas d’échec. Au programme et de gauche à droite : barre lotion ultra grasse pour peaux atopiques | shampoing solide apaisant | barre lavante surgrasse pour peaux atopiques | barre lotion raisonnablement grasse.

 

Pour calmer nos crises d’eczéma Monsieur Jones et moi avons un gros faible pour l’huile de germe de blé. C’est censé être excellent pour nourrir les peaux atopiques mais cela présente deux inconvénients : d’abord l’huile ça coule (et l’eau ça mouille, je sais), ce qui n’est pas du tout pratique quand comme moi on a des plaques sur les paupières. De plus c’est une huile particulièrement grasse, casse-bonbon à manipuler et qui met du temps avant d’être absorbée.

Avant de continuer je précise qu’il s’agit surtout de soulager des zones sèches/douloureuses au quotidien. Pour une hydratation optimale en cas de grosse crise nous nous tournons vers une crème sans cortisone vendue en pharmacie : Bépanthen (laboratoire Bayer). À ce jour c’est ce que j’ai testé de plus efficace sans cortisone. Nous n’utilisons de cortisone que contraints et forcés dans les cas extrêmes, d’abord parce que ce n’est pas une réelle solution même si c’est très efficace sur le coup, ensuite parce que c’est fortement déconseillé pour mon eczéma des paupières (risque de glaucome). Il existe une crème suffisamment faiblement dosée en cortisone pour ne pas avoir cet effet secondaire mais ça ne me fait pas vraiment rêver.

Pour une application plus agréable j’ai donc bricolé une barre. C’est ultra simple : 1/3 cire d’abeille + 2/3 huile (ici germe de blé). Faire fondre le tout au bain-marie puis verser dans un moule. Ensuite 5 mn au congélateur puis démoulage.

Résultat :

  • C’est super simple et rapide à faire.
  • Aucune perte au moment de remplir les moules, prise rapide, empreinte réussie malgré des bulles d’air, démoulage fastoche.
  • L’application est en effet simplifiée, ça ne coule plus. Par contre c’est moins rapide.
  • Très efficace et agréable sur les zones particulièrement sèches (c’est topissime pour masser les talons rugueux) mais à éviter ailleurs. Effet un peu poisseux, la peau met toujours du temps à absorber l’huile de germe de blé (normal).
  • À réserver aux peaux atopiques, les autres trouveront cette surdose de gras désagréable je pense.
  • Le tout est un peu mou, pas top pour le transport à moins de le glisser dans une boite, de plus je crains que cette barre ne fonde facilement en été.

 

Second essai de barre de lotion hydratante : 30% cire d’abeille + 30% huile (ici germe de blé) + 30% beurre végétal (ici karité) + 10% de poudre (avoine colloïdale = pour un rendu final plus sec mais aussi pour ses vertus nutritives, hydratantes et calmantes).

Résultat :

  • J’ai été super couillonne en oubliant que la poudre devait être ajoutée hors-feu, résultat elle a noirci (normal après 5 mn passées à frire dans de l’huile).
  • Sur la photo ci-dessus on voit deux barres réalisées en même temps et de la même façon. L’une est à l’endroit et l’autre à l’envers. On voit bien la poudre qui, plus lourde que l’huile, s’est agglutinée au fond du moule. La face sans poudre visible est agréable à utiliser alors que l’autre est très désagréable au toucher.
  • L’application est sympa, sans plus.
  • J’ai plus l’impression de graisser la peau que de l’hydrater, mais pour les zones sèches c’est appréciable.
  • Le beurre de karité donne une meilleure consistance et un léger parfum agréable. Surtout : le tout est moins gras.

 

Bilan pour ces deux essais : je suis moyennement convaincue par cette idée de lotion en barre. Il faudrait que je teste avec une huile pénétrant un peu plus rapidement telle que l’onagre. L’huile de calophylle inophyle est censée être très efficace dans le traitement de l’eczéma mais elle est assez grasse elle-aussi. Une solution serait semble-t-il de couper les huiles grasses avec des huiles à pénétration rapide (par exemple kukui, macadamia, noisette…). À tester donc.

Il faut aussi que je fasse des essais d’un même mélange avec et sans poudre d’avoine (cette fois bien utilisée) afin de vérifier son intérêt pour ce type de produit.

 

J’avais déjà fait un essai de shampoing solide convainquant, j’ai tout de même eu envie de tester un nouveau mélange.

Il s’agit encore d’une variation autour de la recette de Nouillemie :

  • 50 gr de tensioactif SCI (mousse lavante)
  • 8 gr d’eau bouillie
  • 5 gr d’huile de germe de blé
  • 8 gr de beurre de karité
  • 8 gr de poudre d’avoine colloïdal (pour un toucher plus sec)

Faire fondre tous les ingrédient sauf la poudre au bain-marie, ajouter la poudre hors feu. Mettre le moule 5 mn au congélateur avant de démouler puis laisser sécher 48h.

J’aime beeeaaauuuucoup le résultat, bien que l’huile de germe de blé le rendre peu adapté à ma nature de cheveux (racines grasses, pointes sèches). Par contre pour les cheveux frisés et secs de Monsieur Jones ça semble plutôt pas mal.

  • Réalisation facile.
  • Aspect un peu friable mais en réalité la forme se tient.
  • Peu de mousse mais on a tout de même l’impression de laver.
  • Cheveux propres et légers.
  • En voyage ou quand je me douche dans mon club de sport je m’en sers aussi comme savon : encombrement minimum et ça marche très bien (la composition est très proche de mes barres lavantes pour la peau).
  • Le point potentiellement négatif : j’ai l’impression que mes pointes sont plus sèches que d’habitude, mais il est tout à fait possible que ce soit parce que mes cheveux sont aussi beaucoup plus longs que d’habitude.
  • Idem : j’ai le cuir chevelu légèrement irrité mais cela peut être lié à autre chose, Monsieur Jones n’a quant à lui aucun souci (mais il faut dire qu’il se lave les cheveux moins souvent que moi).
  • Je regrette d’avoir utilisé l’huile de germe de blé ici. En fait je l’ai fait parce que je l’avais sous la main mais il y a plusieurs inconvénients : c’est une huile trrrrrès grasse (on le saura) + elle est assez chère + il ne s’agit pas d’un soin, donc elle n’a pas le temps d’agir vraiment (on ne bénéficie pas de ses propriétés à part le côté gras). Une prochaine fois je prendrai une huile sèche et peu chère à la place, voire je réutiliserai l’huile de coco comme pour mon premier essai.
  • Idem pour la poudre d’avoine : comme il ne s’agit pas d’un soin c’est du gâchis, mieux vaut je pense prendre une poudre très peu chère comme la fécule de maïs (qui en prime a l’avantage d’être très facile à se procurer) puisque là le but est uniquement d’améliorer le toucher et la consistance du pain en « buvant » un peu du gras.

 

On finit par deux nouveaux essais de barres lavantes, mais j’ai bêtement oublié de photographié le plus réussi, qui a été utilisé en entier depuis (pour l’instant je fais de petites quantités qui servent pour toute la famille).

Pour un résultat vegan friendly j’ai repris la recette d’origine inconnue donnée au début de cet article mais en remplaçant la cire d’abeille par l’acide stéarique (mêmes proportions). Las, emportée dans mon élan j’ai complètement cafouillé et cru qu’il fallait encore rajouter 10% d’huile au mélange (en plus des 10% de beurre de karité)…. Ce qui a changé les pourcentages et donne un pain sur-surgras, surtout qu’évidemment j’ai pris l’huile de germe de blé.

  • Cette fois j’ai bien pris le temps de faire fondre les copeaux d’acides stéarique et le résultat est impec’ de ce point de vue.
  • Premier souci : le risque de pourrissement dû au surplus de gras. Heureusement je venais de récupérer de la vitamine E, pas indispensable en théorie puisque la partie grasse ne devait pas dépasser les 10% mais j’en avais tout de même mis quelques gouttes au cas où. Au bout d’un mois la barre est toujours impeccable (j’ignore ce qui a joué).
  • Secundo la barre a mis plus longtemps à sécher, il a fallu 3 jours avant que je n’ose m’en servir. L’empreinte du moule est ratée à cause de cela, le démoulage était moins simple que les autres fois.
  • Ça lave mais ça ne mousse pas. L’effet n’est pas désagréable car en fondant sous l’eau contre la peau cela fait un peu comme un lait.
  • Point fort : j’aime énormément m’en servir, l’huile laisse un film légèrement gras sur la peau, un peu comme l’huile de bain pour les bébés. Je sors de l’eau avec la peau bien souple même si j’ignore si il y a un réel effet hydratant.
  • Monsieur Jones déteste justement cette sensation d’huile dans l’eau, il ne s’en sert jamais.
  • Pour les mêmes raisons, je ne l’utilise pas lorsque je me lave les cheveux dans le bain.

 

Dans la foulée j’ai refait cette recette sans l’erreur, donc sans huile de germe de blé. Le résultat était très satisfaisant pour toute la famille même si je reste  mécontente de me retrouver à utiliser un produit issu de l’huile de palme malgré moi. Mais comme je le disais plus haut ce serait encore pire de le mettre à la poubelle à ce stade. J’ai hâte d’en avoir fini avec mon petit stock d’acide stéarique pour pouvoir tester des produits de remplacement comme par exemple la cire de soja.

Ouf, c’est tout pour cette fois.


14 Commentaires

  • 1
    16 mars 2017 - 10 h 42 min | Permalien

    Waouh, t’as pas chômer dans tes essais dis donc. Merci pour ce très intéressant retour en tout cas. Après l’aromathérapie et la cosméto maison version crème de soin, j’envisage justement de remplacer les savons de mon psiorasitique de Chéri par une version maison (il serait grand temps). Sans parler de mon eczémateux. Je pense que tes essais me seront très utiles pour créer ma propre formule.
    Chez nous aussi, on utilise l’huile de germe de blé pour soulager les crises d’eczéma et de psoriasis et beaucoup le calendula également. J’en ai fait des préparations sous forme de lait et de crème. Ca facilite grandement leur absorption et en petit contenant, c’est facile à emporter partout.

    • 2
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 05 min | Permalien

      Hello Reyhaziel, franchement à ce jour je suis vraiment contente des « savons sans savons » que je fabrique, ça fonctionne très bien sur nos peaux super sensibles. Ça vaut le coup de tester.

      Il faudra que je jette un œil à l’huile de calendula, merci pour l’info.

  • 3
    16 mars 2017 - 11 h 11 min | Permalien

    Ah oui, désolée, j’oubliais. Si tu as envie de tester une crème pour l’eczéma à base de calendula, je dois justement en refaire pour mes enfants et pour Chéri. Je peux t’en mettre un petit pot de côté et te l’envoyer.
    Comme toi, je fais partager les recettes que je trouve valable sur mon blog donc si tu veux la composition de la crème, c’est ici : http://reyhaziel.canalblog.com/archives/2015/10/05/32730140.html
    Pour info, j’ajoute uniquement de l’HE de lavande vraie dans ce type de préparation car elle est très polyvalente et parfaitement tolérée par les enfants de plus de 6 mois. Mais comme on ne l’ajoute qu’à la toute fin de la préparation, je peux préparer l’échantillon à t’envoyer sans HE.

    • 4
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 06 min | Permalien

      C’est vraiment adorable de ta part de le proposer, merci. À priori pour l’instant on n’en a pas besoin, vu le temps de conversation des crèmes je vais plutôt regarder la recette sur ton blog et j’en préparerai le moment voulu.

  • 5
    17 mars 2017 - 7 h 31 min | Permalien

    Hello !
    J’avais bien aimé ton article sur le shampooing maison parce que depuis que je suis passée à 1 shampooing tous les 4 jours (au lieu de tous les 2 jours), j’ai une irritation à la base de la nuque, je pense que c’est dû à un manque d’hydratation de mes shampooings solides (j’utilise du Lush car oui, je sais que c’est craignos mais ça sent bon)(c’est débile je sais). Je garde ce billet-là aussi sous le coude !
    Si tu cherches un peu de rigueur scientifique dans les blogs cosméto, tu as le Boudoir de Rachel ( http://boudoir.the-onlooker.com/ )qui étaye ses articles d’une bio à la fin ! J’espère que ça te servira !

    • 6
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 07 min | Permalien

      Merci Girlonthecouch, je vais aller voir son blog illico !

  • 7
    17 mars 2017 - 17 h 49 min | Permalien

    Très intéressants ces articles sur les savons/shampoings. Avec ma soeur on en a testé plusieurs, mais tous à base de soude caustique (on a pas la peau très sensible), le premier avec une bonne quantité de lait maternel, et on avait fait infuser des fleurs de calendula dans l’huile d’olive, ceux la sont destinés particulièrement à ma fille de 10 mois. Et une deuxième fournée au rhassoul et à l’aoe verra (ma soeur en a une graaande qui s’est cassée, on a été obligée de s’en servir en grande quantité !). Si tu en veux un peu, je pourrai de t’en envoyer (à voir comment ça tient un envoi postal:/), la seule différence, c’est qu’avec l’aloe verra le séchage est beaucoup plus long. La première fournée est sèche, et c’est vraiment tout doux tout doux. Pour tester la deuxième, on attend encore un peu.

    • 8
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 10 min | Permalien

      Merci Ziglyet, c’est vraiment sympa de le proposer même si pour l’instant je n’en ai pas l’usage (je peaufine mes recettes avant de tester de nouveaux ingrédients de ce type).

  • 9
    Mist
    17 mars 2017 - 23 h 46 min | Permalien

    Ouah cool. C’est vraiment des recettes pour peaux sèches? (Ça veut dire quoi atopique?) Car moi j’ai la peau assez sèche mais pas mon copain.
    Sinon j’apprécie la précision que tu apportes sur le fait que les blogs c’est pas forcément fiable. C’est honnête de ta part. J’ai l’impression que de plus en plus, la tendance est bien à se fier à ce qu’on dit dans les blogs (et moi la première, j’en lis beaucoup et j’en tiens compte mais il faut quand même prendre du recul). Bref tout ça est bien intéressant.

    • 10
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 13 min | Permalien

      Hello Mist. Yep, pour très sèches même.
      Définition de l’atopie :
      « Par définition, l’atopie est une prédisposition génétique à développer une allergie. Cette allergie peut se manifester par une réaction de la peau (dermatite) ou des voies respiratoires (rhinite, asthme). Ainsi, une peau atopique est une peau qui présente des réactions allergiques sous forme de dermatites. »

      Le truc bien avec les barres sans savon c’est que je trouve qu’elles conviennent à toutes les peaux en lavant en douceur sans forcément graisser (ça dépend ce que l’on met dedans). Cela conviendrait pour vous je pense.

  • 11
    sylvie
    19 mars 2017 - 10 h 56 min | Permalien

    merci pour ce retour très intéressant. J’utilise très peu de cosmétique, même de schampooing parce que j’en mets fort peu et que je ne me lave les cheveux qu’une fois par semaine, mais quand mes bouteilles actuelles seront vides, je tenterais bien une version home made avec une de ces recettes!
    Comme toujours j’adore le style de tes articles = )

    • 12
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 14 min | Permalien

      Merci Sylvie, j’espère que tu t’amuseras en essayant ça.

  • 13
    21 mars 2017 - 13 h 41 min | Permalien

    Javoue faire plein de choses maison MAIS pas encore savon et shampoo … comme j’suis un peu bêbête, j’pensais que c’était compliqué et qu’il fallait acheter, acheter et encore acheter.
    Mais en fait, non.
    Je vais donc me pencher sur la question ! Merci pour ton retour et tes expériences !

    • 14
      saki
      30 mars 2017 - 13 h 16 min | Permalien

      Hello Cyqlaf.
      En fait il faut quand même acheter les produits de base, il y a donc des emballages. Mais comme je suis dans une démarche de limitation des ingrédients je pense tout de même y gagner de ce point de vue. Par contre si on commence à tester des parfums, textures, moules variés etc ça devient un loisir qui entraine la surconsommation.

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