Se (re)mettre au tricot #1

Edit : suite à de récents déboires avec la boutique en ligne Luce je ne peux plus la recommander, j’ai donc supprimé les liens que j’avais mis vers ce site et vous le déconseille car ses gérants manquent clairement de sérieux. Une rapide recherche sur votre moteur préféré devrait vous permettre de trouver des fournisseurs en ligne ou boutiques près de chez vous vendant les fils dont je cause.

Il y a quelques semaines j’ai eu le grand plaisir de faire partie des intervenants de la Convention du Costume 2016.

Hélas, trois fois hélas : 1 heure pour expliquer en quoi tricoter/crocheter peut être un vrai plus quand on aime fabriquer et porter des costumes + donner les conseils indispensables pour s’y (re)mettre, c’est court. Surtout quand, pour des raisons pratiques, l’heure est coupée de moitié. Idem pour mon intervention visant à expliquer les bases de la dentelle tricotée.

Voici donc un « résumé » (hum…. en deux ou trois articles quand même) de ce qui a été dit, de ce qui aurait été précisé si j’avais eu plus de temps, ainsi qu’un grrrrrrrros paquet de liens car si je devais tout expliquer moi-même j’en aurais pour des semaines à tout rédiger alors qu’on trouve en ligne toutes les explications nécessaires. Après ça vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas passer vous-z-aussi du côté obscur de la laine.

Aujourd’hui on attaque avec des modèles d’inspirations, une rapide présentation du tricot, du crochet et du crochet tunisien ainsi que des conseils pour s’équiper. Les prochaines fois je vous causerai choix du fil, choix des patrons, mode d’emploi du site Ravelry, tricot bilingue, techniques avec liens vers des vidéos puis spécificités de la dentelle.

Mais d’abord : en quoi est-ce que le tricot peut améliorer un costume ?

Un bon nombre des liens qui vont suivre mènent vers l’indispensable site Ravelry, vous allez vite constater que certaines pages de ce site sont accessibles à tous et d’autres uniquement aux membres. Si vous comptez vraiment vous mettre au tricot/crochet, franchement : inscrivez-vous ! C’est rapide, gratos, vous ne recevrez pas de spam et Ravelry est LE site de référence. On peut faire sans évidemment, mais ce serait passer à côté d’un sacré paquet d’informations utiles, d’inspiration et de fun. J’expliquerai tout ça plus en détail dans la section « choix des patrons » du prochain épisode de cette série.


Donc… pourquoi s’emm…… à tricoter crocheter ? Dans le cadre de la reconstitution et des GN historiques c’est bien simple : si vous compter personnifier un personnage d’une autre époque en dehors de l’été ou d’un environnement protégé, il va falloir trouver une solution pour avoir chaud. De plus un tricot donnera une touche d’authenticité à un costume.La récente série Outlander en est le parfait exemple. Comme vous pouvez le constater sur les photos que voici, les personnages féminins collectionnent les tour de cou, châles, mitaines etc, tandis que les hommes gardent le sang froid et la tête au chaud sous des bérets carrément classes :

Tentés plutôt par le cosplay et la fantasy ? Avec un peu de laine et de temps vous pourrez réaliser des merveilles.

 

Des photos valent mieux qu’un long discours :

(cliquez sur les images pour accéder aux liens)

Chapeaux

 

Petits accessoires

 

Réalisations au crochet tunisien

 

Capes, capelets, capuches….

 

Cosplay, fantasy….

Je pourrais continuer pendant des pages….

Il vous faut d’autres raisons de vous y mettre ? Vous êtes difficiles mais allez :

  • C’est excellent pour faire bosser la mémoire et conserver un cerveau de jouvencelle/jouvenceau.
  • Tricoter a (sur moi du moins) le même effet relaxant qu’une séance de yoga. Et en cas d’énervement intempestif cette saine activité me coupe l’envie de tuer les gens.
  • Des pièces uniques luxueuse à prix ultra bas, genre pour ce châle j’ai utilisé pour environ 4€ de fil et le patron était gratuit. Il est en soie et alpaga ! (Ok, en revanche ça prend du temps, mais puisqu’on vous dit que c’est un loisir à part entière !)
  • C’est devenu cool. Oui : en quelques années je suis passée de ringarde à trendy grâce à mes aiguilles, yeah baby !

 

Tricot, crochet et crochet tunisien, c’est la même chose non ?

Non ! Sacrilège ! Les trois permettent de travailler les fils (dire « la laine » est réducteur puisqu’on peut tricoter bien d’autres matières) mais donnent des résultats sensiblement différents. Je suis une fervente tricoteuse donc cet exposé est orienté, mais je vais tacher d’être claire.

Le principe est le même : il s’agit d’enchainer des nœuds qui vont transformer un simple fil en lui donnant texture et même volume. On en fait ainsi une étoffe même s’il ne s’agit pas de tissage. Wikipédia explique plutôt bien ce que sont le tricot et le crochet. Pour le crochet tunisien c’est chez Passion Crochet que ça se passe.

Des trois, mes préférés sont le tricot et le crochet tunisien pour des raisons purement esthétiques. Le tricot donne un rendu souple et beau (selon le point choisi), le crochet tunisien donne en rendu ferme et plus proche du tissage. L’aspect du crochet simple n’est pas assez délicat à mon goût mais cette technique a l’énorme avantage de cumuler rendu ferme et possibilité de travailler en volume en improvisant les formes. Bref, chacun a son usage. Pour des vêtements et accessoires qui ne nécessitent pas une tenue très ferme je préfère de loin le tricot, pour les accessoires type béret, capuches etc j’irai plutôt vers le crochet tunisien et pour les chapeaux, sacs et autres petits objets le crochet est nettement plus indiqué. Évidemment, il peut y avoir des exceptions et mes goûts personnels entrent en ligne de compte. Par exemple on peut donner plus de fermeté à un tricot en travaillant serré (= en utilisant une taille d’aiguille plus fine que celle préconisée pour le fil et/ou en tirant sur le fil pour donner une tension forte) mais c’est fatiguant pour les mains, je le déconseille pour de gros ouvrages et les personnes ayant tendance à avoir des tendinites, de plus ça ne fait tout de même pas de miracle.

 

Edit : je met ici le commentaire d’Oh la vache, une crocheteuse qui a un avis bien différent du mien. Mea culpa : c’est vrai qu’on peut crocheter des dentelles délicates et que les variations de points/matériaux font une grosse différence. Mais je reste sur ma position pour l’esthétique quand il s’agit de créer une étoffe et pas de la dentelle, et je voue un amour immodéré à la dentelle tricotée.

« (…) je ne suis pas du tout du tout du tout d’accord avec ta description du crochet (va donc tricoteuse !)
Non ce n’est ni raide ni grossier ! L’usage historique du crochet c’est la dentelle, d’où l’intérêt de son usage pour des costumes…
Par ailleurs, suivant le rapport calibre du fil/taille du crochet que l’on utilise, on peut réaliser une foultitude d’ouvrages différents (dont ceux en 3D) plus rapidement qu’au tricot. »


Reprenons…. Une autre de ces exceptions c’est la technique du feutrage, qui peut être utilisée sur tous les ouvrages en laine feutrable, qu’ils soient tricotés ou crochetés. En fait on peut même se contenter de laine à feutrer (qui n’est pas sous forme de fil) sans l’avoir transformée en étoffe, mais ce n’est pas le sujet ici, même si on peut s’en servir pour la décoration d’ouvrage tricotés/crochetés.

On feutre la laine en lui faisant subir un traitement rude : ébouillantage, frottage avec du savon voire passage en machine et au sèche linge…. Cela va resserrer la fibre, normalement jusqu’à faire disparaitre les mailles. La réalisation va alors se densifier, diminuer de taille mais épaissir. Vous trouverez de précieuses informations sur le sujet sur le site Aiguilles magiques. Je reviendrai sur le choix de la laine idéale dans la partie « choix de la laine » d’un prochain article. Cette technique demande un peu de pratique mais elle est très amusante et rapide à exécuter (les ouvrages à feutrer sont en général travaillés avec un fil épais et de larges aiguilles/crochet = ça monte vite !). Vous avez surement déjà repéré les divers chapeaux feutrés glissés dans les galeries photos au début de l’article. Sympa non ?

 

Choix du matériel :

Tout d’abord, il y a tout à fait moyen de s’équiper pour trois francs six sous. Quand j’ai besoin d’aiguilles à tricoter et de crochets pour donner des cours je me fournis en France chez Emmaüs et dans d’autres friperies du même type (en Belgique : les Petits Riens par exemple). Pour quelques euros vous pourrez repartir avec tout le matériel de base, y compris des aiguilles à torsades, des double-pointes, des anneaux marqueurs, des aiguilles circulaires avec un peu de chance…  Pensez aussi à racketer les grand-mères, grands-tantes (les vôtres, celles de vos amis dont le matériel risque de partir à la poubelle faute de repreneur dans leur famille) et à guetter sur les sites en ligne de seconde main (Emmaüs encore, ebay, 2ememain.be…).

On y trouve aussi des pelotes de laine/acrylique/coton etc, mais à moins d’un coup de bol vous trouverez surtout de l’acrylique. Or je suis une grosse snob du fil : si on doit passer des dizaines d’heures sur un ouvrage, autant le réaliser dans un fil de qualité, qui ne peluchera pas au premier lavage. Mais je digresse, revenons aux matos de base, aiguilles et crochets.

 

Plastique, métal ou bois/bambou ?

Laissez tomber le plastique direct ! Votre fil ne glissera pas bien, le touché est loin d’être agréable…. Le plastique c’est souvent fantastique mais pour tricoter/crocheter c’est vers le métal et le bois ou le bambou qu’il faut vous tourner. Ayant la forme primaire du syndrome de Raynaud (des problèmes de circulation dans le bout des doigts) je préfère le bois/bambou, moins froid et en plus silencieux. Tricoter avec des aiguilles métal fait en effet un très léger cliquetis, pas désagréable ceci dit.

Le métal a l’avantage de mieux glisser…. Ce qui peut être un inconvénient car on laisse aussi plus facilement échapper des mailles.

À vous de voir ce qui vous convient mais en dessous de la taille d’aiguilles 4 mm je déconseille fortement le bois et le bambou (hélas) : en dessous de cette épaisseur ceux-ci ne résistent pas bien à la tension et cassent plus facilement, alors que le métal tient le coup encore et toujours (mais attention aux aiguilles en  carbone de Knit Pro, cette matière a la réputation de casser facilement bien que je ne l’ai pas constaté… idem pour les aiguilles à bas prix en alu qui se déformeront plus facilement).

 

Aiguilles droites ou circulaires ? Fixes ou interchangeables ?

Ceci ne concerne pas le crochet simple. Pour le tricot et le crochet tunisien, on peut travailler sur aiguilles/crochets droit(e)s (que tout le monde identifie bien) ou circulaires : deux aiguilles ou crochets plus courts montés sur un câble souple.

Si vous avez appris à tricoter sur des aiguilles droites ça vaut le coup de tester les circulaires avant d’investir car le changement de prise en main ne vous conviendra peut être pas. En effet certains tricotent en coinçant les longueurs des aiguilles sous leurs bras, ce qui n’est pas possible en circulaire. Si vous débutez alors je vous conseille à fond de vous lancer directement en circulaire pour prendre illico les bonnes habitudes. Je ne tricote qu’avec ça et j’en suis enchantée. Si vous pouvez investir, chopez carrément un kit d’aiguilles interchangeables, le top à mon avis car ainsi on n’a pas à acheter plusieurs fois la même taille d’aiguille mais avec des longueurs de câbles différentes (en effet, on n’utilisera pas le même câble pour des chaussettes et pour le corps d’un pull) : il suffit de visser la bonne taille d’aiguille sur la bonne longueur de câble.

Les avantages du circulaire :

  • Avec les même aiguilles vous pouvez travailler des pièces en rond ou à plat, le tout sans couture (yeahhhhhh !) (en tricot droit on doit soit coudre les pièces, soit travailler les pièces en rond avec des aiguilles double pointes).
  • Quand on travaille à plat sur des aiguilles circulaires, le poids du tricot est réparti sur le câble, ce qui évite de fatiguer ses bras inutilement (en tricot « droit » on passe d’un côté à l’autre, avec tout le poids à gauche puis à droite).
  • Les circulaires existent aussi en version interchangeable  : on peut dévisser les aiguilles des câbles, donc laisser un tricot en attente sur le câble (on visse des bouchons adaptés) et réutiliser les mêmes aiguilles pour un autre projet. On peut aussi changer de taille d’aiguille en court de réalisation etc.
  • On peut bosser n’importe où sans envoyer ses longues aiguilles dans les côtes des voisins ou dans les bras des fauteuils.
  • On peut s’arrêter en milieu de rang sans risque, simplement en faisant glisser les mailles sur le câble en respectant la séparation. Pas besoin de bouchons d’aiguilles pour éviter que les mailles ne se fassent la malle.
  • Tout le matériel dont j’ai vraiment besoin tient d’une une petite pochette facile à glisser dans mon sac à main (impossible de faire pareil avec des aiguilles droites).

 

Par contre ça coûte plus cher de s’équiper. J’ai investi il y a 5 ou 6  ans dans un kit d’aiguilles interchangeables en bois Symphonie de la marque Knit Pro achetées sur le site Laine et Tricot (je précise au passage qu’aucun des liens que je poste n’est sponsorisé d’une quelconque façon : je paye pour mon matériel -à une exception près mais ce n’est pas le cas ici- et ne conseille que des marques et fournisseurs testés et approuvées ou alors je le signale). Par la suite, en fonction de mes besoins, j’ai acheté d’autres tailles d’aiguilles à la pièce et un ou deux nouveaux câbles en complément. J’ai cassé plusieurs aiguilles fines avant de switcher pour du métal, et j’ai eu une fois un souci de jointure, après réclamation la boutique m’a renvoyé une aiguille en remplacement.

Les mêmes aiguilles sont désormais disponibles moins cher sous la marque Drops. Mon kit correspond au Pro Romance, sauf que les câbles sont noirs et pas violets. En France on peut actuellement l’acheter en promotion sur le site Luce (ils ne sont pas très fiables, finalement je déconseille cette boutique, mais il y en a d’autres, par exemple Kalidou) aiguilles bois sont à 40€ et l’équivalent métal à 25€. Ça vaut carrément le coup ! (Les promo Drops reviennent en général tous les 6 mois, en guettant il y a donc moyen de faire de bonnes affaires même si vous lisez cet article après la fin de cette réduction). Par contre je précise que je n’ai pas eu ces aiguilles en main : elle semblent identiques au miennes, je sais qu’on peut visser une marque sur les câbles de l’autre sans souci, mais je préfère être claire : j’ignore ce qu’elles donnent avec le temps et si les jointures sont vraiment équivalentes.

Il existe d’autres marques, en général plus chères (du moins en ce qui concerne les interchangeables), mais je ne les ai pas suffisamment testées pour donner un avis définitif. J’ai reçu pour noël un kit d’interchangeables HiyaHiya (trop cher pour que je l’achète moi même !) et pour l’instant je trouve le câble plus agréable que celui des KnitPro, mais ce n’est qu’à l’usage que je me ferai vraiment une opinion. Heureusement le regretté site In The Loop propose des comparatifs et tests qui vous aideront à choisir. Comparatif aiguilles fixes | Comparatif aiguilles interchangeables | Tulip | ChiaoGoo | HiyaHiya | Signature

Depuis Knit Pro a sorti des aiguilles intéressantes, en carbone ou de forme cubiques bois ou métal (censées être nettement plus confortables et efficace pour éviter les tendinites), mais je n’ai pas eu l’occasion de les tester.

Dans les boutiques à bas prix type Zeeman (pour les belges et nordistes) ou encore Lidl/Aldi lors de promotions, on trouve des circulaires fixes. Ça peut être une façon de tester la prise en main sans se ruiner mais ne vous basez pas dessus pour porter un jugement définitif : en général celles-ci n’ont pas des finitions optimales, en particulier au niveau de la jonction entre câble et aiguilles, là où le fil peut coincer un peu. Avec de bonnes aiguilles bien utilisées (avec les interchangeables il est très important d’utiliser les petits outils fournis pour serrer au maximum la vis) le passage de la jonction se fait sans souci.

Knit Pro/Prym propose aussi des sets de crochets tunisiens circulaires interchangeables en bambou et bois, mais vu le prix et ma nette préférence pour le tricot je ne pense pas investir. Il faut que je vérifie si ces crochets peuvent être vissés sur les mêmes câbles que mes aiguilles, auquel cas je m’offrirai surement un ou deux crochets interchangeables à la pièce (fournisseur non testé). Sur Amazon j’ai aussi repéré cette offre à 9€, probablement pas terrible niveau jonction mais permettant de tester à bas prix.

 

Petit matériel indispensable pour le tricot (ou quasi) :

À part les aiguilles, on trouve une offre très vaste de matériel pour le tricot, voici ce que j’ai en permanence dans ma trousse s’ils sont petits, sinon faciles d’accès dans mon atelier. Précisons que je me suis équipée au fil des ans et en fonction de mes besoins et que beaucoup de choses peuvent être dénichées gratos ou à bas prix dans les affaires de votre grand-mère, les vide-greniers, chez Emmaüs et cie….

La base :

  • Une petite jauge à aiguilles car le numéro sur les aiguilles circulaires s’effacent vite. Ainsi on peut rapidement vérifier la taille des aiguilles. J’suis fan de celle en forme de mouton chez HiyaHyia à moins de 5€ et qui se glisse facilement dans une trousse. Sur Etsy on en trouve de superbes en bois, si possible prenez en une avec un gabarit à échantillon de tricot inclus comme celle-ci (marque et fournisseur non testés). Évitez celle de KnitPro qui est trop longue et dans un plastique rigide qui se fissure avec le temps (elle est incluse dans les kits de cette marque).
  • Des anneaux marqueurs (les « stitch markers » dont il est question ci-dessus). J’en ai de deux sortes : des super fins rigolos montés sur câble en métal que j’utilise surtout quand je tricote avec des aiguilles très fines afin d’éviter d’avoir des marques (cadeau fait maison de Lili The Banyan Tree) et de petites épingles à nourrice en plastique de deux couleurs (pour tout le reste). L’avantage de ces épingles c’est qu’on peut les déplacer en court d’ouvrages, les deux couleurs sont utiles quand on a besoin de repérer le début du rang endroit de l’envers par exemple. Ces anneaux marqueurs servent de repère, ils sont quasi indispensables quand on tricote de la dentelle pour marquer les sections à répéter (faites sans à vos risques et périls). Si vous n’en avez pas sous la main, vous pouvez aussi simplement couper et nouer des petits bouts de laine d’une couleur différente de celle de votre ouvrage, mais comme ce n’est pas rigide vous devrez faire bien attention à ne pas les tricoter par erreur en même temps que votre fil !
  • Un petit mètre ruban de couturière (si possible enrouleur) de ce type (marque et fournisseur non testés, mais je ne trouve pas de lien vers le mien).
  • Un compte-rangs (il existe aussi des applications sur smartphone qui font le job, mais dans ce cas autant prendre un papier et un crayon… le compte-rang se glisse directement sur l’ouvrage ce qui permet de ne pas l’oublier). C’est très utile dès qu’un ouvrage nécessite de compter les rangs, même si je m’en sers de moins en moins (excellent exercice pour garder le cerveau en forme).
  • Une aiguille à laine pour rentrer les fils.
  • Une petite paire de ciseaux de broderie.
  • S’il n’y en a pas sur la jauge, on peut facilement se bricoler un gabarit à échantillon : prenez un carré en carton fin de 12 x 12 cm, découpez dedans un carré de 10 x 10cm, renforcez le cadre ainsi obtenu avec du scotch (jetez le carré de 10 x 10 découpé). Tadaaaaaaa ! C’est très utile puisque pour être certains de tricoter avec exactement le même rendu en longueur et largeur que le modèle que vous suivez, donc la bonne taille, vous devrez réaliser un échantillon de 10 x 10 cm et le comparer à celui du modèle, puis modifier vos choix de fil/taille d’aiguille en conséquence.

 

Le complément :

 

Le matériel plus gros/dispensable :

  • Dévidoir (je mets le lien vers un modèle « parapluie » facile à se procurer en France mais le mien est de style amish, je l’ai acheté sur amazon.com par le biais d’une amie qui vivait aux USA (Merci encore Weriem !), le modèle ne semble pas difficile à fabriquer si vous travaillez un peu le bois et a l’avantage de prendre peu de place une fois rangé) et bobinoir : ils sont inutiles si vous travaillez uniquement avec des pelotes. Par contre ils sont appréciables si vous avez l’habitude d’acheter votre fil sous forme d’écheveaux. Il ne faut JAMAIS tricoter un écheveau sans l’avoir d’abord mis en pelote ! Ceci dit pendant longtemps je me suis contentée de faire ça à la main en plaçant mon écheveau sur les bras d’une bonne âme et ça marche plutôt bien (sauf pour les gros écheveaux de fil dentelle, là c’est vraiment trop long et déprimant). Quelques info complémentaire sur T&N.
  • Un kit de câbles de blocage et épingles à têtes en T. Voici le mien, dont j’apprécie les câbles qui ont une bonne flexibilité et sont vraiment fins, mais je suppose que l’on peut s’en fabriquer en utilisant un câblage fin (il faut qu’il soit un peu rigide tout en gardant de la souplesse…. pas simple à décrire désolée) et surtout qui ne rouille pas chopé dans un magasin de bricolage (des épingles de couture suffisent pour les fixer sur votre support). Ils servent à ajuster la forme des pièces tricotées/crochetées et sont particulièrement utiles pour « ouvrir » la dentelle tricotée, qui en tombant des aiguilles a un aspect fripé.  Personnellement, je considère ces câbles comme indispensables car je tricote beaucoup de dentelle, mais beaucoup s’en passent sans souci.
  • Des tapis de sol en mousse à bas prix (type tapis de yoga/camping…) : pour fixer dessus les ouvrages que je bloque avec mes câbles de blocage.

 

Voila pour aujourd’hui, je pense avoir fait le tour mais n’hésitez pas si vous avez la moindre question ou remarque. Pour l’instant les commentaires de mes articles sont clos au bout de 15 jours à cause de problèmes de spam mais si vraiment vous avez besoin d’infos vous pouvez poser vos questions sur les nombreux forums de tricot (par exemple celui des Tricopines de T&N dont je suis membre), via votre moteur de recherche préféré ou via le formulaire de contact de ce blog (mais réservez cette dernière option pour les questions auxquelles vous avez déjà cherché une réponse sans succès, je manque hélas de temps pour répondre à tout).

See you soon !


J’ignore hélas les noms des créateurs de memes utilisés pour illustrer cet article, bénies soient ces personnes, visiblement inspirées par le Grand Gastéropode Céleste Tricoteur !

27 Commentaires

  • 1
    3 janvier 2017 - 9 h 57 min | Permalien

    Article génial !
    Merci

    • 2
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 18 min | Permalien

      Merci tata Tricot, y’a plus qu’à trouver le courage d’écrire les trois suivants (arg).

  • 3
    3 janvier 2017 - 11 h 10 min | Permalien

    J’ai commencé à tricoter en aiguille droite /* il y avait encore des Trex sur mon trajet pour aller à l’école */ mais je suis passée il y a au moins 10 ans aux aiguilles circulaires et c’est vrai que c’est génial !
    J’ai des Knit pro en bois, le métal me manque parfois … mais c’est vrai que c’est une vraie séance de yoga (une séance journalière) et que ça crée un état de manque assez rapidement !
    Bravo pour ce premier article d’une longue série :) et bonne année !

    • 4
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 19 min | Permalien

      Merci Cyqlaf !

  • 5
    3 janvier 2017 - 13 h 08 min | Permalien

    Article très complet, j’attends la suite avec impatience.
    Je ne connais pas le tricot tunisien, mais cela donne vraiment envie d’essayer
    Les aiguilles drops pour l’interchangeable ne sont pas mal. J’en avais commandé un lot chez Luce, mais bien mal m’en a pris: elles étaient dans une simple enveloppe sans protection. A la réception: toutes les aiguilles de petite tailles étaient cassées. Luce laine n’a jamais répondu à mes nombreuses demandes, je sais maintenant que je ne passerais plus par eux.

    • 6
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 19 min | Permalien

      Aïe, je compatis, j’aurais été furieuse (là justement j’ai pour la première fois un souci avec Luce, c’est agaçant).

  • 7
    sylv
    3 janvier 2017 - 15 h 30 min | Permalien

    hihi, Lady Violet tombe toujours à point! Ton article m’a bien fait rire! Félicitation pour ton nouveau kit Hiya Hiya, j’ai le mien depuis 1 an et demi et je n’ai vraiment rien à redire dessus, que du bonheur

    • 8
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 20 min | Permalien

      Merci Sylv. Je l’aime tellement que je viens de commander quelques aiguilles pour le compléter, l’engrenage fatal….

  • 9
    3 janvier 2017 - 19 h 14 min | Permalien

    HEY mais il est trop bien ton article ! J’attends la suite avec impatience.
    J’aimerais m’offrir un kit d’aiguilles circulaires un jour, mais plus je lis d’avis et moins je sais choisir, trop dur la viiiiiie.

    • 10
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 21 min | Permalien

      HEY, merci ! prends ton temps, c’est un investissement à long terme.

  • 11
    3 janvier 2017 - 20 h 06 min | Permalien

    C’est un article de folie ! Quel boulot !
    Il est vraiment génial pour quelqu’un qui veut débuter… j’ai hâte de lire une partie sur « comment rattraper les mailles ». Je préfère de loin le rendu du tricot à celui du crochet. Mais je trouve qu’en cas d’erreurs c’est bien plus rattrapable sur du crochet.

    • 12
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 21 min | Permalien

      Merci beaucoup Théa, la suite est en cours de rédaction, promis.

  • 13
    Anne Bettinelli-Bouet
    3 janvier 2017 - 22 h 02 min | Permalien

    Merci pour ce super article bien documenté ! J’ai notamment appris l’existence de la série Outlander. Je ne connais pas du tout, mais les images me donnent envie d’en savoir plus : je suis tombée en pamoison sur le col de l’image centrale. Je ne pense pas que ce soit un simple Moebius… il faudrait que je creuse la question.
    Moi j’ai re-découvert le tricot avec les circulaires. Il m’a fallu réapprendre à tricoter (je coinçais les aiguilles …), mais vraiment vraiment je ne regrette pas. J’en ai profité pour me mettre à la méthode « continentale », et je suis plus rapide. Le magic loop me permet de faire des modèles à 4 aiguilles, c’était 2 de trop pour moi auparavant ! J’ai un kit métal Knit pro depuis 5 ou 6 ans dont je suis contente, même si je commence à penser passer à la gamme au-dessus. Si tu dis que le père Noël connaît … je vais peut-être lui en toucher deux mots pour l’année prochaine !
    Dernière chose, pour les câbles à blocage, je sais que ma sœur utilise des cordes à piano, trouvées je ne sais où mais pour pas cher. Elle dit que ça marche bien.
    A bientôt pour le prochain article ! (tu m’étonnes que tu n’aies pas eu le temps de parler de tout ça en 30 minutes. ..)

    • 14
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 22 min | Permalien

      Anne, merci pour l’astuce des cordes à piano.

  • 15
    4 janvier 2017 - 8 h 41 min | Permalien

    Merci pour cet article et ces conseils ! Je ne sais toujours pas tricoter en rond mais après avoir tricoté seulement 3 petites pièces en 2016, je me rends compte que j’adore tricoter! Et que j’espère bien m’y mettre pour de bon !

    • 16
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 22 min | Permalien

      Cool, tu as officiellement rejoins le côté obscur de la laine, welcome !

  • 17
    Mapie
    4 janvier 2017 - 17 h 26 min | Permalien

    merci merci pour tous ces renseignements.

    • 18
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 23 min | Permalien

      De rien de rien, et au plaisir de se revoir bientôt.

  • 19
    10 janvier 2017 - 12 h 19 min | Permalien

    chouette article, même si je suis déjà une grande convaincue :)
    pour les câbles de blocage système D, j’entends souvent parler de câbles de freins (je n’ai jamais testé ceci dit, je mets des épingles partout et basta)

    • 20
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 25 min | Permalien

      Merci Cloc, on m’a aussi parlé des câbles de frein.

  • 21
    Hermine Bleue
    11 janvier 2017 - 18 h 31 min | Permalien

    wouahh quelle prose !!! merci, pour ce travail remarquable !
    en ce qui concerne les circulaires de drops, j’en ai acheté il y a 2 ou 3 ans (chez Kalidou) ce sont tellement les mêmes que « Knit pro » est imprimé sur le câble !!!
    j’ai essayé les hiya hiya, très bien au début : un câble un peu + rigide, mais qui tourne dans sa base, et ne s’entortille pas. mais avec le temps, cette partie délicate qu’est la jonction s’est usée, et ça croche un peu la laine à cet endroit. mon enthousiasme est donc retombé, et je viens d’investir dans un kit de « drops-knit pro ». (encore en promo jusqu’au 25 janvier chez le même fournisseur.
    prochaine étape pour moi : les câbles de blocage…

    • 22
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 25 min | Permalien

      Merci Hermine Bleue, je croise les doigts pour que mes HiyaHiya ne déconnent pas…

  • 23
    13 janvier 2017 - 10 h 43 min | Permalien

    Puis-je me permettre de mettre mon grain de sel de crocheteuse?
    Une fois de plus ton papier est fort intéressant, tant de perfection ça deviendrait (presque) lassant!
    Ceci dit, je ne suis pas du tout du tout du tout d’accord avec ta description du crochet (va donc tricoteuse!)
    Non ce n’est ni raide ni grossier!
    L’usage historique du crochet c’est la dentelle, d’où l’intérêt de son usage pour des costumes…
    Par ailleurs, suivant le rapport calibre du fil/taille du crochet que l’on utilise, on peut réaliser une foultitude d’ouvrages différents (dont ceux en 3D) plus rapidement qu’au tricot.
    Bien amicalement oh déesse multi-bras!

    • 24
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 25 min | Permalien

      Haha, merci Ohlavache, je t’ai citée dans l’article histoire de donner un autre son de cloche sur le sur le sujet.

  • 25
    wigwane
    13 janvier 2017 - 16 h 21 min | Permalien

    Crevindiou, THE article de référence..Rien à ajouter. Bravo et respect .
    Ah oui , mes càbles de blocages sont des tiges mettalliques enrobées de plastic récupérées sur de vieux stores en tissus.

    • 26
      saki
      18 janvier 2017 - 23 h 24 min | Permalien

      Merci Wigwane, je note pour l’idée récup’.

  • 27
    mélanie
    14 janvier 2017 - 12 h 57 min | Permalien

    j’ai découvert récemment un point de crochet (que je trouve personnellement beaucoup plus simple à pratiquer que le tricot, notamment pour défaire en cas d’erreur) qui imite très bien le tricot, surtout travaillé en rond : http://www.allaboutami.com/tripleluxecowl/ !