Femme à chaussettes

Lathelize est l’une de mes personnes préférées sur internet (elle gagne a être connue dans la vraie vie aussi)….

Comme elle ne tricote pas, il FALLAIT que je lui offre une paire de chaussettes, et j’ai aussi sec décidé que cette paire serait bleue et avec de la dentelle. Et puis dans le magasin je suis tombée sur cette pelote de 100gr de laine à chaussette Poems sock de Wisdom Yarns et vlan, il FALLAIT que je me lance dans des rayures changeantes.

 

Les détails techniques qui vont bien :

Il s’agit des Noro stripey socks, un patron gratos et en anglais, gentiment mis à disposition par Faith sur le blog The needle and the damage done.

En théorie, il faut monter 64 mailles et tricoter avec des aiguilles 2.5mm. J’ai bossé avec des 2.25 car c’est tout ce que j’avais sous la main, pour Lathelize, qui fait comme moi du 37 mais a la jambe beeeeaaauuuucoup plus fine, ça devrait être impec’. Pour des mollets épais comme les miens il faudrait monter 68 mailles je pense, et compenser en adaptant les diminutions de la pointe.

  • Première étape : diviser ma grosse pelote en deux (si si : j’ai utilisé ma balance de cuisine pour être sûre, les deux font 50gr chacune).
  • Ces chaussettes se bossent en circulaire (ici avec la technique du magic loop), de haut en bas, en attaquant avec un montage élastique. J’ai testé pour la première fois une technique qui me plaît énormément mais pas moyen de retrouver la vidéo explicative, damned. Je vais continuer à fouiller, je l’ajouterai dès que possible dans cet article.
  • On place un marqueur au début du rang et on enchaine avec des côtes « twistée » 1/1, puis des rayures de 4 rangs chacune.
  • Pour le passage d’une couleur à l’autre, j’utilise la technique des jogless stripes, qui donne un rendu plus harmonieux.
  • Une fois la longueur voulue atteinte (ici 20 rayures), on retourne la chaussette afin d’avoir le côté en jersey à l’extérieur. Attention : ne coupez pas le fil que vous n’allez pas utiliser pour le talon, continuez à travailler avec les deux pelotes attachées à la chaussette.
  • Là on tricote l’arrière du talon dans une espèce de jersey avec, sur l’endroit, une maille sur deux glissée afin d’obtenir un tricot plus épais et confortable sur cette zone.

 

  • Dans la foulée, on créé la forme arrondie du bas du talon à l’aide de rangs raccourcis.
  • Hop, on coupe le fil utilisé pour le talon et on le rentre à l’aide d’une aiguille à laine.

 

  • Dégainez un second marqueur de couleur différente du premier. Retourner à nouveau le tricot, le côté en jersey se retrouve donc à l’intérieur.
  • Placez le premier marqueur pour indiquer le début de rang, tricoter 32 maille,s placer le second marqueur, relever les mailles le long du talon (à priori 23), tricoter les mailles du talon, relever à nouveau vos 23 mailles : vous pouvez recommencer à tricoter en rond.
  • Tous les deux rangs, faire deux diminution jusqu’à avoir à nouveau 64 mailles, soit 32 entre chaque marqueur. Là continuez jusqu’à ce que la longueur du pieds convienne.
  • Tous les deux rangs à nouveau, faire quatre diminution, une avant et après chaque marqueur, jusqu’à ce qu’il ne reste que 2 x 12 mailles.
  • Il ne reste plus qu’à fermer la pointe de la chaussette à l’aide du kitchener stitch.

 

Une fois les deux chaussettes finies, je leur ai donné un bon bain d’eau tiède additionnée d’un chouïa d’après-shampoing : le reste d’une bouteille que je n’utilise plus depuis des lustres, le genre pas cher pas top, mais suffisant pour adoucir un tricot en laine qui gratte un p’tit peu.

Après un premier essorage à la main, je les ai roulées dans une serviette, puis passées dans l’égoutteuse à salade afin d’évacuer un maximum d’eau.

Yep, l’égoutteuse à salade, c’est une super astuce pour les accessoires tricotés !

Comme j’ai des formes à chaussettes en pointure 37, autant les utiliser même si c’est loin d’être indispensable. J’ai donc tranquillou laissé sécher dessus les chaussettes pendant la nuit.

 

Et voila !

 

Je suis vraiment contente de ce patron, mais je ne m’attendais pas à avoir autant de brun foncé dans le fil. Le concept de tricoter les deux rayures avec un fil changeant de couleur donne un rendu étonnant et surtout rend le tricot moins monotone (on attend avec impatience de voir quelles couleurs vont sortir), mais une prochaine fois j’utiliserai plutôt deux pelotes avec des variations de couleurs différentes mais allant bien ensemble, ou une unie et une multicolore. En tout cas j’ai très envie de réitérer pour ma pomme, et de me remettre à explorer divers patrons de chaussettes.

Autre détail : le fait de tricoter le talon avec l’un des deux fils casse un peu la régularité de l’évolution de la couleur sur le dessus, et j’suis pas fana du rendu des rayures sur la pointe, une prochaine fois je me dis que ce serait plus sympa de tricoter ces deux parties avec une couleur unie contrastante.

Cela éviterait un autre souci idiot : comme je n’y ai pas fait attention, les deux talons ont été tricotés avec la même pelote et je suis tombée en rade de cette laine avant la fin. Ce ne serait pas arrivé si j’avais pensé à utiliser la pelote 1 pour le premier talon et la 2 pour le second.

C’est un bon patron : simple, agréable à suivre et bien écrit. Le seul souci c’est la finesse de la maille qui fait que, bien que petit, ce projet est long comme un jour sans pain.

Si vous avez envie de vous lancer dans les chaussettes mais pas de dégainer les aiguilles 2.5mm, tournez-vous plutôt vers le patron Rye de Tin can knits : joli, gratos, extrêmement bien expliqué (en anglais par contre) et dans un fil plus épais. Cadeau bonus  : j’en ai déjà causé mais ce patron fait partie de la Simple collection, soit 8 patrons gratuits destinés aux débutants qui veulent progresser en douceur. Un authentique bon plan quoi.

À très vite pour un tricot en aiguilles 8mm, histoire de passer d’un extrême à l’autre.


It must be mine #10, pulls gilets et chapeaux

Spéciale kassedédi à Mirza pour les gilets et Vikie pour sa tête à chapeaux….

Le dernier « It must be mine » remonte à …. Houla, loin ! Depuis j’ai eu le temps de peaufiner mes envies et besoins en matière de tricot, et de lorgner sur des chapeaux à coudre ou tricoter. Voici ma sélection de patrons, basée sur des critères ultra pointus du genre « je n’envisage QUE des choses que je suis certaine de porter…. Ouhhhhh, mais ça c’est trop joli/fun/original il me le faut quand même ! »

Pathétique, je sais.

Précision importante : comme d’hab’ je mets les liens vers les patrons sur Ravelry, à part les modèles de la marque Drops pour lesquels je préfère mettre les liens vers les versions en français. Si vous ne connaissez pas encore Ravelry, sachez que c’est une mine d’or : gratos, sans spams…. Bref, ça vaut le coup de prendre 2 minutes pour s’y inscrire et accéder à toutes les pages, car certaines sont réservées aux membres.

 

Les pulls

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Tout ça pour ça…

J’ai (enfin) pris le temps de ranger la plus belle pièce de la maison, histoire d’immortaliser ce bête gilet dans un endroit lumineux.

Il s’agit de ma seconde version du patron Miriam cardi de Carrie Bostick Hoge pour Quince & Co. Après m’être lâchée en faisant du tartan (pas du tout prévu par la créatrice), je suis sagement rentrée dans le rang histoire d’avoir un tricot plus facile à porter. Noir, sans dentelle ni torsades, juste du jersey et un peu de point mousse pour souligner les bords et éviter tout roulottement intempestif.

Il ne se ferme pas, et avec mes généreux « avantages » actuels il est même très ouvert, mais c’est ce que je voulais : une p’tite babiole à jeter sur mes épaules pour réchauffer-mais-pas-trop un bête t-shirt.

J’ai utilisé environ 6.4 pelotes de Baby Merino de Drops et des aiguilles circulaires 3.5mm. Il se tricote de bas en haut, les manches à part puis montées avec le corps pour finir en tricotant un raglan d’une pièce. Et zou, on reprend des mailles pour tricoter la bordure finale au point mousse.

Petite modif’ : les manches sont censées être tricotées à plat tant qu’elles sont séparées, j’ai préféré bosser un maximum en circulaire (les 4 derniers rangs sont à plat si j’ai bonne mémoire).

À propos de ce fil : je suis une grosse consommatrice de laines Drops, en général sans souci. Ça a été le cas ici pour 6 pelotes, mais la 7ème était une catastrophe : en environ une heure de tricot je suis tombée sur cinq nœuds. Autant dire que j’ai pesté.

À part ça je suis vraiment contente de cette laine, que j’utilisais pour la première fois je crois, même si je suis une habituée du même mérinos superwash dans les autres épaisseurs proposées (Merino super fine et Big Merino) : belle définition du fil, douceur, confort (c’est du tricot pour peau de bébé), et, évidemment, mon gilet est lavable en machine.

Je vous le montre brut de décoffrage. Suite à une grosse crise de flemme conjuguée à une foudroyante envie de le porter tout de suite, je ne l’ai pas bloqué. La taille est très bien ainsi mais un coup de vapeur pour donner plus de netteté aux bordures n’aurait pas été du luxe.

 

 

Hum, décidément avec mes pauv’ cheveux fins et pas assez longs, ce type de bonnet ne rend pas bien de profil. Heureusement ce sera mieux avec la magnifique chevelure de Stordigot.

Et…. Oh, mais que vois-je ? Un huitième bonnet Bandwidth de Stephen West. Ad nauseam quoi

Après mon dernier plantage je m’y suis remise afin de troquer avec ma copine Stordigot. J’ai utilisé des restes de fil Nepal de Drops et des aiguilles 4.5mm au lieu de 5, et surtout revu la construction du bandeau en ne montant que 9 mailles et en faisant moins d’augmentations que prévu.

 

Histoire de se quitter en musique, voici Nordine, par Monsieur Roux. Gardons nos révoltes de gosses, bien plus bénéfiques que de l’antiride !

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Me made month, suite et fin

Poursuivie par un vélociraptor aveugle dans l’épisode 1, avalée par une baleine psychotique dans l’épisode 2, notre héroïne survivra-t-elle à cette trépidante trilogie ?

Lundi, duo douillet

Déjà montrés séparés dans l’épisode 2 mais toujours autant appréciés, la jupe Bubu et le pull Bloomsbury s’accordent bien, même si ce n’est pas mon ensemble le plus flatteur.

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