Sur les starting blocks

Je n’ai rien de concret à vous montrer aujourd’hui hélas …

(encore 5 jours d’après mon médecin, et je serai comme neuve !), mais mais mais voici quelques projets qui pourrait vous intéresser ma foi.

On commence par une chouette initiative à laquelle je vais désormais participer : le Repair Café.

Mais que-quoi-que c’est donc que ce truc ? C’est simple : vous avez un truc cassé et aucune envie de le jeter (pas écolo, attachement sentimental etc) ou pas les sous pour en racheter un autre ? Vous adorez  apprendre à réparer des choses parce que c’est fun et utile ? Ça vous botte sévère de faire connaissance avec des gens de votre quartier ayant un bon esprit ? Alors le Repair Café est ze solution qui va vous plaire !

L’idée c’est d’organiser des rencontres conviviales entres des bénévoles-réparateurs et vous et moi qui avons des trucs à réparer, qu’il s’agisse de vêtements, bicyclettes, grille-pain, j’en passe et des meilleurs. J’adore l’idée de pouvoir me rendre utile en partageant mes modestes connaissances en couture donc me voici inscrite pour la prochaine session organisée dans mon quartier. Je vais aussi en  profiter pour faire le tour de mes affaires et voir si je ne pourrais pas remettre en état certaines babioles en ma possession avec l’aide d’autres bénévoles.

Bref, si vous êtes à Bruxelles dimanche 26 n’hésitez pas à passer au Repair Café de Molenbeek, bd Leopold II, 100, entre 14 et 17h. Si l’initiative vous intéresse sachez qu’il existe déjà pas mal de relais de ce type, vous trouverez toutes les infos nécessaires sur ce site. Et s’il n’y a rien de comparable dans votre coin pourquoi ne pas vous lancer et créer le votre ?

À part ça, que fais-je donc de mes journées ? Et bien je cogite sévère sur toutes sortes de projets :

De la couture d’abord, car ma machine me manque terriblement… Je vais donc me coudre dès que possible ces petites merveilles de robes légères, en croisant très fort les doigts pour que le temps s’arrange d’ici là.

On commence par deux robes de la collection Simplicity Amazing fit. Les promesses du bouzin ? Des pièces de patrons étudiées en fonction des différentes morphologies pour obtenir un « fit » impeccable. Bon, j’ai lu toutes sortes d’avis sur la question, certaines sont enchantées et trouvent que tout tombe parfaitement alors que d’autres ne sont guère convaincues…

On verra bien, en attendant le modèle 1800 me fait fondre avec son décolleté pile-poil perfecto pour moi, les découpes princesse qui font une ligne bien emboitante au niveau des appâts féminins et les poches que je trouve impec’ (évidemment, je vais les souligner de passepoil, pas moyen d’y échapper). Autre point positif : le patron existe en 38/46 et 48/56, et je flaire un sacrément bon potentiel pour celles qui s’habillent en grandes tailles. Je m’en vais donc choper les deux séries de taille afin d’en coudre une version pour frangine Bien-Aimée, qui sera je pense à tomber dans cette jolie p’tite chose.

En chambray chez Fancy that | Passepoilée chez Behind the hedgerow | Rose chez Pretty grievances

 

La pochette 1882 est quant à elle comme une réponse divine envoyée par le Grand Gastéropode Lumineux, pas moins : moi qui adore me costumer pour des jeu de rôle grandeur nature rétro (années 20, 30, 40….), j’avais chopé par hasard une photo de robe vintage carrément tentante, et vlan, voila-t-y pas que c’est le patron idéal pour me la coudre ! Merci qui ? Merci Simplicity ! Je ne suis pas forcément fana du combo nœud-nœud/col mais cette petite chose a un charme fou non ? Et encore une fois on peut se procurer deux pochettes, l’une en 38/46 et l’autre en 48/56, autant dire que j’ai bien envie encore une fois de tester les deux…. D’autant que certaines versions « grande taille » croisée sur le net sont carrément convaincantes.

Rétro à souhait chez The new Vintage | Lumineuse chez A sewing life | Classique chez Creative pursuits

Pour finir, je vais sans doute céder, 3 ans après tout le monde, à la grande mode de l’empiècement en dentelle : en effet avec Jolies Bobines nous nous sommes partagé un petit métrage de dentelle sur fond de plumetis d’une finesse à se rouler par terre de bonheur (merci merci à ma mercière préférée pour cette trouvaille à vil prix… ne cherchez pas : on a raflé sans pitié tout ce qui restait !). Je pense utiliser mon désormais fétiche patron de petit haut ajusté, reste à trouver le bon tissu et faire quelques modifications. Une exploration de mes bacs à tissus s’impose (mais en sortirais-je vivante ? Rien n’est moins sûr quand on considère le bazar qu’est mon atelier actuellement).

Et le tricot alors ?

Et bien figurez-vous que je m’y suis déjà remise, si. Mais il a fallu changer quelques petites choses puisque ma technique habituelle n’est absolument pas compatible avec une tendinite du coude droit. Le Grand Gastéropode Lumineux soit remercié, j’ai reçu une foule de bons conseils et je me suis mise à tricoter à la portugaise, mais dans une position vraiment étrange (qui a dit « ridicule » ?) qui me permet de coincer l’aiguille droite dans la pliure de mon genou, pendant que la tension du fil se fait en passant autour de ma nuque et que mon pouce gauche fait tout le boulot.

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Voila à quoi ressemble normalement le tricot à la portugaise, quand on est bien équipé et que l’on peut utiliser ses deux mains.

Yep, je vais faire des photos et tout un récapitulatif d’ici peu, et vous allez pouvoir vous fendre la poire à mes dépends ! Mais je me dis que cela pourra servir à d’autres subissant le même genre de mésaventure. Je persiste donc à tricoter mon projet du moment, un châle heureusement assez simple. Je vais à la vitesse de l’escargot neurasthénique et suite à différents tests le rendu n’est pas toujours parfait, mais je m’accroche et c’est tout ce qui compte non ?

Vivement que cette galère soit derrière moi, car j’ai sur ma liste deux gros projets (entendez par là : des pulls. Avec des manches. Longues, les manches… Tout ce qui me barbe en général). Pour commencer j’ai craqué et profité des soldes chez Drops pour commander de quoi me faire Odette Jolie, le dernier patron de la Poule. Pour être honnête, d’ordinaire je trouve que ses modèles font un peu sac, parce que la demoiselle est du genre jolie fille fine et gracieuse et que sur elle ce genre de chose est topissime, alors que sur moi, comment dire… Mais voila, Odette Jolie est trop charmante, c’est un caprice et je croise les doigts pour ne pas être déçue par le résultat. Au pire je troquerai, mais bon, je ne vois pas trop ce qu’on pourrait m’offrir qui vaille le temps passé sur un pull à manches longues en kid-silk et Baby alpaca silk (yep, on ne se refuse rien, j’ai remplacé l’alpaga tout simple par cette matière délicieuse). Un rein peut être ? Okay, aiguilles 5… Quelques orteils alors ?

Le second pull est en théorie ennuyeux comme la pluie : du jersey, du jersey et encore du jersey. Avec quelques côtes et un col roulé. MAIS… Il s’agit d’une idée fun de mon pote Loris : il m’a proposé de troquer des objectifs pour mon appareil photo contre le pull de Gaston Lagaffe. Il faut donc qu’il soit vert avec un col roulé (seule différence : étonnamment, il le veut à sa taille, pas trop court comme l’original), et ce patron Drops à manches raglans lui plaît bien. Niveau laine ce sera la 220 Superwash de chez Cascade Yarns, coloris 864/vert Noël.

Comme on peut s’en douter je trépigne d’impatience, je suis au taquet, sur les starting blocks … Je casse les pieds à tout le monde en comptant les jours et les anti-inflammatoires. Mon conseil du jour : quand vous avez mal et que tout le monde vous dit d’aller voir un docteur, ne répondez pas « oh, je vais quand même attendre un peu, des fois que ça passe tout seul ».

On va chez le médecin, on prend ses médocs et on se tait, nom d’un p’tit bonhomme !

ps : merci à tous pour vos petits mots ces dernières semaines, ça m’a fait un plaisir fou de vous lire !

Tendances Couture #9 : Alleluïa !

Oui, Alléluia mes sœurs couturières, car enfin Simplicity a entendu notre appel…

Sans doute inspirés par le Grand Gastéropode Céleste, les stylistes et graphistes de la marque ont fait un effort pour ce numéro été. Les tissus n’arrachent pas les yeux, certains modèles sont présentés de façon carrément alléchante même, et SURTOUT il y a 6 modèles en 38, dont 3 qui descendent jusqu’au 36 et même 1 en 34.

Bon, ne rêvons pas, on retrouve les défauts habituels (et limite attachants) du magazine : un papier nullisime, des planches de patrons surchargées et des modèles grandes tailles présentés sur des gonzesses tellement minces que j’ai envie de leur envoyer des colis de survie alimentaire… Mais qu’importe : joie sur nos cœurs mes sœurs, ce numéro a du potentiel ! lire la suite »

Rions un peu

Ahhhh, ahh, ah. Je ris jaune car je me suis fait mal au poignet droit (en fait tout l’avant bras). Voici donc une liste des choses que je ne peux plus vraiment faire pour l’instant :

  • tricoter
  • dessiner
  • jouer d’un instrument de musique
  • découper du tissu
  • bosser longtemps sur ma machine à coudre
  • écrire
  • taper vite sur mon clavier

 

Voilà, voilà, voilà, les jours à venir vont mettre ma santé mentale à rude épreuve, et je ne sais pas quand j’aurai de nouveaux trucs à vous montrer. Si ça se trouve bientôt, d’autant plus que j’ai cousu quelques chouettes commandes récemment et qu’il ne me manque que les photos portées… Et si ça se trouve non.

Le truc bien c’est que je vais avoir le temps de bouquiner, j’en profite d’ailleurs pour vous causer de l’excellente bédé de Monsieur Fred Boot, Spécial Origines :

Vous aimez la bédé, les super-héros, les souvenirs d’enfance, les récits drôles, amers, couillus, débilo-poétiques ? Vous n’aimez pas ça mais dans votre entourage il y a pile-poil quelqu’un à qui ça pourrait fortement plaire ? Alors n’attendez-pas, ce bouquin là est fait pour vous ! D’autant qu’il ne coûte que 5€ frais de port compris, autant dire rien, nada, que dalle, une misère . Il n’est pas dispo chez votre marchands de fruits et légumes mais directos chez le dessinateur via son site en ligne.

Au cas où vous auriez un doute : oui, le monsieur est un pote, mais franchement je ne causerais pas de son boulot ici si ça n’était de la balle de bombe de l’espace à base de popopopo bébé.

I’ll be back !

Edit : La bonne nouvelle du jour c’est que pour éviter de crever d’ennui j’ai mis le nez dans wordpress et changé plein de trucs qui m’ennuyaient par ici… Entre autres progrès je peux désormais répondre directement à chaque commentaire, joie !

London Baby !

Ahhh, Londres, quelle ville fabuleuse !

Je viens d’y passer quelques jours et pour m’accompagner lors de ce voyage j’ai choisi ce châle viril foulard de Stephen West, le Transatlantic. Il s’agit d’un cadeau d’anniversaire pour Mister Julian, j’ai donc puisé dans mon stock pour choper le fil idéal : il me restait pile poil ce qu’il fallait de pelotes Ambre de chez Cheval Blanc, mon mélange coton/bambou préféré décidément. Parfait pour un tricot printanier et qui ne fasse pas trop gonzesse non ?

En fait j’ai utilisé beaucoup moins de métrage que ce qui était indiqué : je pensais que mes 4 pelotes allaient y passer mais j’ai dû utiliser 1.2 de la couleur Piment, et 1.4 de noir. Il me reste de quoi tricoter une babiole assortie peut être ? Avec les aiguilles 4 mm ça monte assez vite, les mailles glissées qui créent le motif arachnéen gardent le tricot intéressant (sinon ça n’est jamais qu’une alternance de point mousse et jersey, rien de passionnant en soi). J’avoue que le 16 derniers rangs endroit m’ont tout de même semblé longuets.

j’ai préféré crocheter les trois trous en noir, c’est fou comme ce détail un peu gadget donne du caractère au modèle mine de rien (quoique effectivement ça permet de bien bloquer le châle quand on le porte noué autour du cou, ça n’est pas donc totalement gadget). Voila un modèle très simple mais qui fait son petit effet, comme d’hab’ avec les patrons de West décidément.

C’est malin, maintenant je veux le même, mais je vais peut être attendre un chouïa avant de retourner à « rayures et point mousse land » !