Le gigot gigotant

Mais d’où sort ce petit géant ?

Hééééééé oui, ça y est, après plus de 41 semaines le gigot gigotant que voici a été forcé de sortir, nous avons fini par lui envoyer l’huissier la sage-femme.

Voici donc Léonard, mon fiston, une bien belle bestiole de 54cm et 4kg380 à la naissance…. Son père et moi sommes à peine plus grands que la moyenne, on se demande donc un peu comment nous avons pu hériter d’un tel morceau. Mais qu’importe : c’est évidemment le plus beau, le plus drôle, le plus fripé des pieds, le plus adorable petit râleur de la création.

C’est aussi un super-héros : hop, à peine né il a peut être contribué à sauver une vie. En effet nous avons fait don du sang de son cordon ombilical, et si le plan se déroule sans accroc cela pourrait bien aider une personne en attente de greffe. Si vous voulez plus d’info sur ce don, voici un peu de lecture. Je précise que l’on ne prélève pas le sang de l’enfant ni celui de sa mère : on se sert dans le morceau de cordon qui a été coupé, un bête déchet hospitalier qui tout à coup devient un p’tit vecteur de miracle.

J’vous laisse avec une chanson reprise par Playing for change que Léonard et moi avons beaucoup écoutée lors de la grossesse ainsi qu’à la maternité.

Y’a de la joie, alors dansons !

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Balles Montessori

Héééééééé non…. Je ne viens pas encore vous annoncer l’arriver d’Azadî.

Le petit flemmard se fait attendre, mais il faut dire qu’il reste 3 jours avant le terme officiel, il a donc tout à fait le droit de profiter de sa location jusqu’à la fin. En fait, comme je suis une proprio sympa, je suis même prête à le laisser dépasser un peu la date officielle, mais 10 jours max hein ! En attendant je couds et je tricote non-stop.

Mais voila : je fais uniquement des accessoires ou des trucs pour bébé, et je ne suis plus super motivée pour montrer tout ça.

« Bah pourquoi, t’en a marre de ton blog ? » C’est tout l’inverse justement : j’aime toujours autant l’idée de fabriquer des choses et de les montrer par ici, mais je rêve de pièces ambitieuses, de défis techniques….

Las, la baleine que je suis peut à peine passer une heure d’affilé derrière sa machine, en prime je ne sais pas quelle taille je ferai d’ici trois mois. Donc même si je fantasme sur ce que je vais me coudre pour l’automne/hiver, pas moyen de m’y mettre. Et je n’ai pas très envie de montrer ici des projets mignons mais quand même moyennement satisfaisants alors que je suis obnubilée par des vestes et autres projets plus techniques.

Premier essai : une balle réalisée avec les chutes du tissu « monstre » utilisé pour la pochette à langer d’Azadî + celles d’un pantalon d’été cousu pour son père mais pas encore montré ici. Peut mieux faire : il aurait mieux valu prendre un tissu uni pour l’intérieur, les rayures sont perturbantes visuellement, alors que justement ce jouet doit être cousu avec des tissus qui offrent un maximum de contraste.

Voici quand même la série de photos du jour : des balles de préhension (en même temps, y a-t-il des balles qui ne le soient pas ?) venues tout droit de la pédagogie Montessori. Que-quoi-qu’est-ce ? Je vous laisse lire cet article wikipédia pour en savoir plus. Pourquoi tant de balles ? Parce que tous mes amis font des bébés ces jours-ci, une vraie épidémie !

Pour l’adorable Maé. Les tissus sont ceux de la pochette à bijoux de Super Belle-sœur.

Je trouve ces balles fascinantes :  malgré l’odieuse quantité de couture à la main nécessaire pour chacune, elles sont assez amusantes à faire et ce sont de beaux objets en soi. C’est beaucoup plus simple et rapide qu’on ne pourrait le croire : j’ai suivi ce tutoriel très bien fait de de Mamansou (blog mon bébé bio et moi).

Par contre elle y annonce des temps de réalisation qui peuvent faire peur, genre 45 mn pour simplement découper toutes les pièces puis 1h30 pour finir les coutures à la machine… Rassurez-vous : en étant un peu organisé c’est beaucoup moins longs que ça puisque je mets moins d’une heure pour finir ces deux étapes, en surfilant en plus chaque pièce, ce que je vous conseille de faire.

Pour plus de solidité, j’ai assemblé les boudins avec du cordonnet plutôt que du fil normal, en faisant un plus un max de nœuds. Ainsi je suis certaine que les balles tiendront le coup même si elles sont vraiment malmenées.

Pour Aloïs, le bébé le plus poilant que je connaisse. Les chutes rouges viennent de mon perfecto, le tissu Disney de chez Gotex à Bruxelles.

Mais c’est vrai que la suite, à savoir rembourrer, fermer les 12 boudins à la main à points invisibles puis assembler le tout, et bah ça prend du temps et c’est très moyennement fun. Autant le savoir.

Au passage, est-ce que je suis la seule à être étonnée par la quantité de tutoriels de couture dans lesquels on zappe l’étape du surfilage ? Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les coutures que le risque d’effilochage du tissu à disparu, surtout pour un jouet destiné à des minots (qui vont forcément tirer dessus dans tous les sens) et dont les marges de couture sont réduites à peau de chagrin.

Allez, j’y retourne : je dois encore coudre 3 autres de ces balles, minimum !

 

Le Clockwork du parrain

C’est décidé : je vide mes stocks de laine !

Faut pas pousser Mamie dans les orties non plus : cela ne m’a pas empêché d’en acheter un chouïa pour mon projet super secret pour le concours T&N de la rentrée, mais je me suis fixé de ne plus rien engranger avant d’avoir vidé l’un de mes tiroirs.

Le souci : je n’ai en général que des pelotes isolées, pas de quoi faire un projet entier à moins d’enchainer les paires de chaussons (spoiler alert :  je vais aussi tricoter des chaussons). La solution : les rayures bien sûr !

On attaque avec le châle/écharpe Clockwork de Stephen West. Un projet ennuyeux comme la pluie car tout en point mousse avec quelques mailles glissées ici et là, mais tellement facile qu’on peut le tricoter devant un bon thriller sans risque d’erreur. Son autre avantage c’est d’être unisexe tout en ayant une forme originale qui se drape impeccablement autour du cou ou des épaules.

Comme Charles, le destinataire (et futur parrain d’Azadî), n’était pas dans le coin, c’est Super Belle-sœur qui fait le mannequin aujourd’hui, en le portant plutôt comme un châle. Mais croyez-moi il est tout aussi chouette enroulé trois fois autour du cou « écharpe staïle ».

Cadeau bonus, sa composition mixant coton et acrylique en fait le parfait tour de cou de mi-saison, avant de ressortir l’arme fatale hivernale en pure laine. Je sais je sais, je n’aime en général que les matière naturelles, j’suis une snob du tricot… Mais j’avoue que ce fil m’a surprise, il est plutôt agréable à travailler et à porter.

Je n’irai pas forcément en racheter car je trouve le rapport composition/prix de chez Phiphi assez moyen, mais c’était une aubaine d’en récupérer quelques pelotes lors d’une trocante avec les copines bruxelloises. Merci Tassadit !

Fil Cabotine de chez Phildar , moins de deux pelotes de chaque coloris, le tout tricoté avec des aiguilles 4 mm.

Je suis plus qu’à la bourre dans mes publications bloguesques : depuis ce projet j’ai tricoté pas mal de trucs et même cousu un futal pour Monsieur…. Il faut décidément que je fasse chauffer l’appareil photo !

See you soon (ou pas, mais promis j’vais faire de mon mieux).


La pochette était presque parfaite

Pour l’anniversaire de Super Belle-sœur, je voulais absolument coudre une pochette à bijoux. Va savoir pourquoi.

C’est un projet à la fois fastoche, utile (enfin si la destinataire porte des bijoux) et extra pour utiliser les chutes de tissu. Parmi les nombreux tutoriels disponibles, j’ai choisi celui de Nadège, du blog Frénésie et moi, mais ceux de Pure loisir, Marie Poisson, Kokechic et Merci Giroflée ont l’air tout aussi chouettes.

Je cause de « rentabiliser les chutes » et je me traite moi même d’hypocrite : j’ai encore une fois acheté du tissu exprès pour un projet au lieu de piocher dans mon stock, c’est maaaaaaal. Mais à ma décharge je ne suis pas certaine qu’une pochette à bijoux plaise à SBS, donc je devais au moins être sûre que les couleurs/imprimés la botteraient, et je n’ai rien trouvé qui convienne vraiment dans mes bacs.

Le coton imprimé et la popeline de coton unie viennent tous les deux de chez Gotex à Bruxelles, tout comme les zips et le passepoil d’ailleurs. Je suis vraiment contente de l’ensemble, heureusement que j’ai pris trop de tissus, comme ça je pourrai encore coudre quelques babioles dans ces coloris (je suis faible, j’ai pris un mètre de chaque alors que 30 cm auraient largement suffit…..).

Alors alors, suis-je contente du tuto et de ma réalisation ? Oui et non :

Le tutoriel est sympa à suivre, assez facile et rapide à coudre, j’ai juste remplacé la « saucisse » qui servait de baguier par une simple bande, et utilisé une viesline molletonnée pas trop épaisse au lieu d’un entoilage complètement plat, histoire de donner du moelleux à la pochette (ça rend vraiment mieux ainsi je trouve). J’ai aussi posé du tissu aux extrémités des zips Jusque là, tout va bien.

Pochette pliée en quatre, puis en trois.

Mais voila, j’ai commis deux erreurs qui gâchent un chouïa le tout :

  • L’idée du tissu au bout des zips était bonne, mais j’ai été trop timide sur la longueur. J’aurais dû utiliser des bandes tissu plus longues de deux bons centimètres et surtout couper les bouts de zip qui dépassaient à l’intérieur. Faute de l’avoir fait je me retrouve avec des sur-épaisseurs qui font un peu gondoler les côtés de la pochette, puisque ces bouts de zip ont été pris dans les couture (suis-je claire ?).
  • Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que cette pochette se pliait en quatre pans, et pas en trois. J’ai posé les pressions kam en conséquence….. et le résultat est moche. Finalement j’ai démonté et rajouté deux autres pressions, on peut donc choisir de plier cette pochette en trois ou en quatre. Ça passe mais je ne suis pas contente de moi sur ce coup. Tant pis.

 

Je m’en vais programmer ce billet pour le lendemain de sa fiesta, histoire de garder la surprise : à l’heure où vous me lisez je suis soit en train de nager, soit au chaud devant la fenêtre en train de manger des gaufres en regardant la pluie chasser tout le monde de la plage.

Hasta la vista baby !