Vous avez dit « classique » ?

J’ai depuis quelques temps comme une envie de changer de style.

Ça tombe bien puisque je dois me refaire une garde-robe à ma nouvelle taille. Prise par une folie couturistique je me suis confectionné une série de fringues d’urgence, confortables et tout terrain et économique puisque pour la plupart je me suis contentée de piocher dans mes stocks de tissus et de patrons. Il ne me reste plus qu’à trouver le temps de tout prendre en photo.

On attaque avec cette jupe crayon à taille très haute de chez l’ami Bubu (#107A 02/2011, un grand cru décidément) accompagnée d’un t-shirt adapté du body/robe Nettie, de Closet Case Patterns, déjà cousu moult fois, j’y allais donc les yeux fermés.

Même si mes rondeurs sont bien visibles dans cette tenue, j’aime beaucoup le rendu général et compte bien les refaire dans des tissus plus funky. La taille haute de la jupe (coupée en taille 40, et dont le patron propose trois longueurs) est particulièrement confortable et pratique. En revanche j’ai peut être été un poil optimiste en coupant le t-shirt en taille 12 alors que j’utilisais un jersey assez nerveux.

En ce qui concerne les tissus je n’ai pas grand chose à dire : le gris vient d’un grand coupon piqué à ma mère il y a des années (merci M’man !), le jersey noir super doux et confortable était un mini reste de coupon, je n’ai réussi à couper les pièces qu’en trichant, les manches ont donc été positionnées à contre sens (vive les jersey bi-extensibles !).

À venir : un manteau devenu veste et une flopée de robes en jersey.


Même pas morte !

Ce titre formidablement optimiste fait référence à ma longue absence mais aussi au GN pour lequel j’ai cousu ce costume.

Pour être parfaitement honnête, ça fait des mois que je dois prendre des photos correctes de celui-ci. Entre temps j’ai perdu pas mal de poids, étant donné qu’il était un peu large à la base autant dire qu’il ne me va plus, vous avez donc droit aux photos pourraves prises au fur et à mesure de sa réalisation, c’est la vie !


Le lieu : Sleepy Hollow (écrit par Fanny Wilk, une dingue absolue _ dingue étant utilisé ici dans le bon sens du terme). L’année : 1809. L’ambiance : sorcellerie, crimes et horreur. Mon costume : le plus chaud possible étant donné que nous jouions en plein hiver avec quelques scènes en extérieur.

Porte-monnaie en peau de hérisson oblige, j’ai tapé dans ma bibliothèque de patrons et foncé chez l’un de mes dealeurs préférés, Passion Tissus à Saint Gilles, où j’ai eu la chance de dégotter un drap de laine rayé canon pour trois fois rien, et un bout de fausse fourrure qui rend plutôt pas mal pour à peine plus cher.

Le tissu marron est une suédine extensible très douce mais pas follement adaptée (j’ai envisagé de l’entoiler mais….. j’ai eu peur qu’elle ne fonde). Las, le toucher était tellement agréable que j’ai fait avec, mais le rendu des revers de la redingote s’en est ressenti.

Le faux-cul n’est absolument pas histo, j’ai vu passer cette forme sur pinterest et vaguement copié. Lors des premiers essayages le rendu était bien trop gonflé (cf la photo en haut de cet article), conférant à l’ensemble un look de tournure qui faisait faire un bond de 80 ans dans le futur. Il a fallu sérieusement me dégonfler le popotin (résultat ci-dessous).

On ne voit malheureusement pas la robe blanc cassée, juste une partie de sa jupe, mais je suis enchantée par ce patron Burda, 05/2011 #125,  tout simple (pas du tout histo mais qu’importe) que je me suis contentée de rallonger. Idem, la redingote est en réalité un patron de veste très courte du même magazine (05/2011 #113, déjà réalisée ici) auquel j’ai rajouté un grrrrrrand rectangle de tissu plissé pour créer la « jupe ».

C’était un mauvais choix car le fait que la veste ne ferme pas ruinait la silhouette, j’ai donc dû bidouiller en rajoutant une sous-patte dotée de boutons pressions. Si c’était à refaire, j’éviterais de me croire maligne en choisissant une coupe originale et je collerais aux gravures d’époque tiens. Par contre les modifications des bracelets de manche fonctionnaient bien, yeah.

La cape quant à elle est un patron Simplicity (7100, déjà utilisé pour un autre costume) gourmand en tissu mais qui tient bien sur les épaules. La fausse fourrure rigidifiait trop la capuche à mon goût, ruinant un peu le tomber de la chose, mais cela convenait tellement à mon personnage cossu que je l’ai gardée malgré tout.

Pour finir, voici ma photo préférée en jeu. Je ne vais pas spoiler le scénario, disons simplement que, confronté à ses crimes, mon personnage s’est retrouvé bouleversé et à tout avoué (donc en fait je suis morte, parce qu’à Sleepy Hollow on ne rigole pas avec le meurtre voyez-vous). Merci encore au talentueux Jérôme Verdier pour avoir capturé ce moment intense.

Galerie photo 2018

Bonnes vieilles habitudes blablabla, galerie dans laquelle je posterai toutes mes réalisations de l’année blablabla. Cliquez sur les vignettes pour arriver sur les articles dédiés. Bonne exploration !

Les années précédentes : 2010/11/12, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017.

 

Couture

Bouillonement créatif

Avec un comparse nous avons écrit et illustré une histoire.

Celle-ci n’est pas destinée à être publiée, je ne mets ici que quelques uns de mes propres dessins… Ce que je peux dire c’est que je suis enthousiaste : cet exercice difficile m’a poussée à expérimenter, approfondir certaines pistes graphiques, travailler très vite et donc sortir des images quasi-instanées finalement bien plus percutantes (je trouve) que les dessins que je peaufine longuement.

Toutes ces illustrations ont été réalisées sur un Ipad mini à l’aie de l’application Sketches pro et d’un styler JotPro.

J’ai même appris à faire un gif animé pour l’occasion !

(En fait c’est fastoche : dessiner une suite d’image, enregistrer chacune en gif, télécharger unFREEz2.1 et il ne reste plus qu’à y glisser les fichiers dans l’ordre)

C’était drôlement bien. Merci Farane et Monsieur mon co-auteur pour cette semaine de dingues.