Ringardise vintage

Toi qui entre ici, abandonne tout espoir d’en avoir fini en 30 secondes, parce que j’ai une sacrée flopée de trucs à raconter et montrer.

Il se pourrait aussi que de vilains symptômes apparaissent à la vue de certaines des photos qui vont suivre, comme les yeux qui saignent ou le cerveau qui coule par les oreilles. Pourquoi donc ? Parce que suite à la découverte de vieux magazines de patrons dans un magasin d’occas’, je suis en plein revival 90′s, yeah baby !

Et je le prouve. Même pas peur.

Image de prévisualisation YouTube

 

Ça y est, tu bouges ton popotin en rythme (je me permets de te tutoyer aujourd’hui, j’sais pas pourquoi mais j’le sens mieux comme ça… Faut dire que puisqu’on est en 1990 j’ai 13 ans et un appareil dentaire) ?

Photos rajoutée à la demande de Manowen. Je n’ai sais pas si j’ai vraiment 13 ans dessus mais c’est la seule de cette époque que j’ai sur mon ordi… Notez tout de même que je porte un conbi-pantalon, ce que j’avais complètement oublié.

Il te revient brusquement une masse de souvenirs du temps maudit où le synthé tout pourri envahissait le top 50 tandis que les épaulettes et le fluo squattaient les magazines de mode ? Tout ça ne te dit rien car tu es un(e) sale jeune mais on t’a vaguement parlé de cette époque et ça t’intrigue ?

Alors voila, pour 3 roros en tout (50 centimes pièce, une ruine quoi), j’ai mis la main sur 6 magazines de patrons allant de 1990 à 98. Leurs noms ? Burda pour le seul numéro en français, ainsi que Knipmode et Marion qui sont hélas en néerlandais (mais ça reste compréhensible, ouf). lire la suite »

Bon appétit

Nononon, ne craignez rien malheureux !

Ce bloug ne s’est pas transformé en site d’illustration, je reste une grosse fana/obsédée de couture et tricot. C’est juste que j’ai aussi envie de garder par ici des traces de mes dessins, et comme je continue avec plaisir à suivre des cours de bd et illustration, je produis des trucs mine de rien. En plus, joie sur mon cœur, cette fois nous avons pour la première fois bossé sur la couleur.

L’exercice du jour :

Dessiner une illustration avec un personnage assis à une table, une fenêtre placée derrière lui et derrière cette fenêtre, quelqu’un qui regarde vers l’intérieur. En partant de ce  dessin en noir et blanc, il fallait ensuite faire trois proposition de colorisation avec deux couleurs, une pour l’intérieur et l’autre pour l’extérieur. Une fois cette étape finie, on pouvait enfin imprimer ces bases sur du papier épais et peindre par-dessus.

Voici les différentes étapes… Et les deux versions finales, qui donnent des ambiances très différentes. Je me suis contentée de jouer sur l’opposition entre couleurs chaudes et froides, simple et efficace (enfin je trouve). (cliquez donc dessus pour les voir en grand)

Je suis curieuse, quelle version marche le mieux à votre avis ?

Promis, je reviens bientôt pour vous parler de pantalons, en long en large et en travers, parce que depuis quelques temps je ne pense plus qu’à ça :

Trouver le Graal, à savoir ZE coupe de futal idéale pour moi (passionnant hein !?)


Banyan Troc

Nan mais quelle feignasse je fais….

Voila des semaines qu’Aurélie m’a offert sa part de notre troc (souvenez-vous… ça se passait ici et ), et je n’avais pas encore pris le temps de faire quelques photos. Pourtant j’ai été affreusement gâtée ! Prenez ces deux écheveaux 100% mérinos éthique par exemple : ils ont été teints par ses soins, si si. J’suis super fan du rendu, en particulier des petites touches jaunes/vertes au milieu des subtiles nuances de bleu.

En plus de ça j’ai eu droit à un superbe porte-feuille destiné à remplacer mon vieux, auquel je tenais énormément car je l’avais récupéré dans les affaires de ma grand-mère après sa mort.

Il fallait vraiment que le cuir lâche ET qu’une amie m’en offre un nouveau pour me convaincre de le jeter. La broderie décorée de têtes de mort est particulièrement fun, et il ferme avec un aimant très discret mais efficace. Si j’avais un chéquier, il tiendrait dedans (mais voila, en Belgique on n’a pas de chéquiers, tant pis).

On n’en a pas fini avec les têtes de mort : en cadeau bonus j’ai aussi eu droit à 8 anneaux marqueurs franchement classieux. Si vous êtes jaloux (je vous comprends, je serais jalouse à vot’ place), vous pouvez suivre son tutoriel et vous faire les mêmes, ou d’autres d’ailleurs.

Mais que vois-je sous les marqueurs ricanants ? Serait-ce… ? Je n’ose y croire… Un TRICOT !

Super kiné m’a donné le feu vert pour m’y remettre doucement, ouf. Je bosse à la vitesse de l’escargot neurasthénique certes, mais ça avance. Joie !

 

Je crée donc je suis ?


Ma copine Elisa en train de croquer quelqu’un d’autre

Il faudrait que je prenne le temps de vous raconter les cochonneries de grosses galères joies de l’emménagement dans notre home sweet home….

Mais pour fêter le retour de saint Internet chez nous, j’ai plutôt envie de causer d’autres trucs. Pour commencer : pour ne pas changer, je n’ai rien cousu ou tricoté depuis la dernière fois. Enfin si, un rideau, mais évidement je vais vous épargner cette photo là. Par contre j’ai dessiné, lu, réfléchi…

Depuis longtemps, un proche (pour préserver sa vie privée, je dirai juste que son nom est accolé au mien sur la boite aux lettres) me répète encore et toujours qu’il faudrait que je réfléchisse un chouïa au pourquoi du comment du « cercle sans fin de mes désirs ». Gnééééé ? Moi pas piger. Moi pas avoir l’impression d’être dans une spirale du désir pourtant (dit comme ça, ça ferait presque envie).

Mais voila : entre ma vieille pote Tendinite qui a refait son apparition, le déménagement, l’emménagement, les travaux, mon atelier pas encore installé et pour finir une saleté de bactérie qui m’a trouvée éminemment sympathique, ça a été la fin des haricots, ou plutôt de mes créations couturesques et tricotesques. Et là, bonjour le drame : je me suis retrouvée gravement en manque. En prime nous venons à peine de récupérer internet donc je ne pouvais même pas compenser avec une dose de méthadone (= un tour sur Ravelry, sur les sites en ligne de patrons de couture ou encore sur Pinterest).

Une séance du Dr Sketchy’s Belgique à l’hôtel berger

Je n’en suis pas fière mais voila : le résultat n’était pas beau à voir ! J’ai tourné comme un ours en cage au début. Puis je me suis posée, jai pioché des bouquins dans nos caisses, ressorti le carnet de croquis qui prenait la poussière dans un coin et accepté de passer à autre chose pour quelques temps. On pourrait croire qu’il s’agit encore et toujours de ce fameux cercle des désirs (envies, projets, to-do list…. on peut lui donner plein de noms), mais en fait non, point du tout : cette fois il ne s’agissait pas de créer mais uniquement d’observer, de me mettre en retrait, de ne surtout pas me retrouver en plein livre en train de dire « dès que j’ai fini celui-ci, je chope tel autre titre ». Idem pour le dessin : quand je dégainais mon calepin je ne savais pas quel serait le prochain dessin, et je m’en fichais complètement en fait.

Salle d’attente de Super Kiné

Pour résumer, je viens de passer quelques semaines à me préoccuper surtout de l’instant présent, et ça m’a fait un bien fou. Pour un peu, j’aurais envie de continuer comme ça encore quelques temps, mais on m’a commandé des cadeaux de naissance donc je vais de ce pas aller enfin ranger mon atelier et brancher les machines. J’ai aussi repris un châle que j’avais dû abandonner (mille mercis à Super Kiné, qui a fait du bon boulot avec mon coude), parce que Lyli l’attend et que ça me fait plaisir de tricoter pour elle. Je reprends doucement, peut être que je ferai juste un peu plus attention à ne pas me laisser déborder par ces fameux désirs sans fin. En tout cas je compte bien continuer à bouquiner et dessiner à côté.