Ma L.R.N

Vous attendiez impatiemment une Petite Robe Noire ? Moi aussi.

Mais voila, le besoin surpasse l’envie, et j’avais besoin d’une longue robe noire à taille empire pour un gn historique. Ce patron n’est pas histo, le tissu est synthétique et ça se voit de près… Qu’importe car cette fois je ne serai pas joueuse mais photographe, les organisateurs m’ont donc simplement demandé de porter une robe longue et sobre ayant un look vaguement histo.

Grâce à Slania j’ai pu mettre la main sur le mag’ Burda de décembre 2014, que j’avais lamentablement laissé passer sans l’acheter. Cette robe, la #127 B, me faisait déjà de l’œil à l’époque. Dans sa version mi-longue et rouge est elle à croquer non ?

J’avais deux critères pour ce projet : que ça aille vite en coûtant le moins cher possible. J’ai donc choppé chez Tissu Passion un tissu cheap dont le tombé est tout de même fluide et assez sympa. Pas de poches, même pas de fermeture à glissière (j’arrive tout juste à l’enfiler et l’enlever ainsi)… Mon seul regret c’est d’avoir zappé l’étape de couture du haut du pli avant, qui m’aurait moins donné l’impression d’être enceinte.

C’était l’occasion de tester la bête pour une éventuelle future réalisation plus… urbaine. Je ne suis pas fan des manches trompette, surtout qu’à cause de la composition du tissu l’électricité statique colle le surplus à ce niveau, mais dans l’ensemble elle me botte bien.

Une prochaine fois il faudra que je prolonge un peu le corsage afin de laisser plus de place à mes généreux boobs, là ils tiennent en largeur mais la partie empire commence quasiment à mi-boobs, ce qui n’est guère confortable. Surtout que la très large encolure ne me permet pas de porter mes habituels soutifs à bretelles, je dois donc switcher pour la version sans bretelle qui ne tient pas merveilleusement en place.

Ah oui, une prochaine fois il faudra que je la repasse aussi. Feignasse que je suis….


Délicatesse

Ces mitaines poids plume sont destinées à un costume historique.

J’espère récupérer un jour de meilleures photos, en attendant voici ce que donnent moins de 20 gr de fil Lace de Drops tricotés avec des aiguilles circulaires 3 mm. Le mélange 70% d’alpaga et 30% de soie de murier est un délice. Avec le reste de cet écheveau je vais sans doute me tricoter une seconde paire, pour moi cette fois, et avec des aiguilles 2mm pour obtenir une matière plus serrée.

J’ai écris le patron pour l’occasion, en me basant sur des photos de mitaines d’époque. Ce n’est pas parfait car les modèles étaient crochetés, mais le rendu est tout de même très joli et, je pense, dans l’esprit de l’époque.

Bonne nuit, si le Grand Gastéropode Céleste le veut, demain j’arriverai enfin à photographier ma nouvelle robe.

En amour avec ma tablette

« La Terre appelle planète Saki. Planète Saki répondez…. »

« Euh, oui, ici planète Saki, je suis occupée à dessiner. Merci de laisser un message. »

Alors voila, il y a des années de cela on m’a offert un Ipad mini et peu après je suis tombée sur le bouquin de Dani Jones Ipad for artists. Dans la foulée j’ai acheté l’un des stylets recommandés par l’autrice, le JotPro. Les techniques montrées dans ce livre avaient l’air top mais….. Le numérique et moi ça fait deux, je me suis découragée avant même d’essayer vraiment et le bouquin est allé prendre la poussière dans ma bibliothèque.

Avant-hier une brusque envie de m’y mettre enfin m’a prise, va savoir pourquoi. J’ai enfilé une mitaine afin de pouvoir appuyer ma main droite sans que la peau ne touche l’écran, dégainé le stylet et une application de dessin nommée Ink. Et voila ! En une heure j’étais chipée, en amour, amorosa : cette tablette n’est pas conçue pour le dessin et pourtant c’est un outil merveilleux, polyvalent et inventif.

Pourtant ce n’était pas gagné car l’écran de mon Ipad est bien fissuré. Heureusement cela ne pose aucun problème.

Le gros avantage c’est évidemment la possibilité de zoomer pour travailler les détails. Facile à transporter et tout terrain comme un carnet de croquis, les diverses possibilités de brosses font qu’avec un seul stylet (voire sans, en dessinant au doigt) on a une multitude d’outils sous la main. Le travail en couleur demande un peu d’entrainement mais est plein de promesses. Pas besoin de scanner pour exporter l’image, possibilité de jouer avec les calques, plaisir de dessiner directement sur le support (pas comme avec une tablette de dessin nécessitant de regarder l’écran de l’ordinateur)…. L’appareil photo intégré, couplé avec le système de calque, offre des possibilités intéressantes pour gagner du temps : si je veux bosser d’après un vrai crayonné, hop, photo, importation, calque, dessin par dessus l’image….

J’arrête là avant de vous lasser, de toute façon le temps passé à bloguer est du temps en moins passé à dessiner. Résumons simplement les choses ainsi : malgré les nombreuses imperfections de ces premiers essais, cet outil m’ouvre des possibilités énormes. C’est le parfait coup de pied au fondement pour me pousser à bosser sur des illustrations de jeu de rôle que l’on m’a commandées, voire pour me remettre à dessiner des p’tits comics ou reprendre les aventures en BD de Wonder Needles.

See you soon pour ma LRN (longue robe noire) (ouiouioui, je prends encore le temps de coudre).

Copieuse bis repetita

Vous aussi vous avez des fringues maisons honteuses cachées au fond d’un tiroir ?

C’était le cas du pull ci-dessus. Les emmanchures étaient inconfortables, le jacquard raté… La lose quoi. Pas moyen de le porter mais aucune envie de m’en débarrasser, la seule solution c’était de le détricoter et d’en faire autre chose, en gardant juste l’ordre des bandes de couleur qui me bottait à fond les ballons. Ça m’aura pris du temps avant de sauter le pas mais… VOILA !

J’ai ressorti un patron testé et plus qu’approuvé, le Bloomsbury de Svetlana Volkova. Comme d’hab’ l’échantillon ne correspondait pas du tout, j’ai juste tricoté la taille XL et fait quelques essayages au fur et à mesure. Ah, j’oubliais, j’ai laissé tomber le motif du dos car je n’aime pas le rendu de la dentelle tricotée avec des changements de couleur.

La recette reste la même : le fil Cotton Merino de la marque Drops (4 pelotes de noir, 1.1 d’orange, et le reste n’a été utilisé qu’en petites quantités). Le tout a été tricoté en circulaire 4mm  et 3.75 pour les parties en côtes. Et cette fois je suis réellement enchantée, le mix coton/mérinos en fait un pull parfait pour le printemps.

Classique | manches courtes | cropped

C’est ma quatrième version de ce patron et je ne m’en lasse pas.