Peut mieux faire

Ce « nouveau » futal a déjà été beaucoup porté.

Mais d’abord..
Que-quoi-qu’est-ce ?

Il s’agit du pantalon 7 du magazine Fashion Style n°2 (paru il y a des mois donc n’espérez pas le trouver chez votre marchand de journaux). Il a été coupé en taille 42 dans 1m50 de sergé avec 15% d’élasticité acheté chez Tissu Passion à Saint Gilles (Bruxelles). La couleur est en réalité moins vive que sur ces photos.Il est conçu pour une stature de 1m72, soit 2 cm de plus que ma taille.

Attention : ce mag’ date d’avant la nouvelle politique de tailles de FS, c’est à dire qu’il ne va pas du 36 au 56 (ceci dit 48 c’est déjà bien), et contrairement aux nouveaux numéros il faut bien recopier sa taille sur la planche.

ZE point intéressant du patron c’est la ceinture en partie élastique, tout en ayant sur l’avant une ceinture montée entoilée et une braguette tout ce qu’il y a de classique. Poches révolvers, pas de poches ni de parement arrière. Pas de passants non plus puisque la coupe promet un pantalon confortable et ajusté dans lequel il est inutile de glisser une ceinture. Des fentes sont prévues dans le bas mais j’ai préféré faire sans.

Les pièces de la ceinture sont droites. Normalement ce détail me fait fuir mais c’est justifié par l’ajout de l’élastique. De plus les marges de coutures ne sont pas incluses dans les pièces à décalquer.

 

Alors ?

Je ne boude pas mon plaisir : ce pantalon est confortable et de face, porté avec un haut long, il est assez flatteur et ne fait aucun pli à l’entrejambe quand je me tiens droite. Par contre avec un top court ou rentré je ne le trouve vraiment pas beau, surtout de dos : le fait qu’il n’y ait ni découpe ni poches me fait le popotin triste et large alors que, forcément, je le préfèrerait fin et guilleret.

Notez tout de même qu’assise/accroupie ma culotte reste invisible, même si la vue est moyennement esthétique.

D’un point de vue technique tout s’est bien passé jusqu’au montage de la ceinture : là j’ai découvert que les pièces de la ceinture découpées d’après les instructions (et pas recopiées sur la planche, puisqu’il ne s’agit que de rectangles) étaient trop petites : pas moyen de glisser dedans un élastique de 3.5cm de large, ni d’avoir assez de longueur pour faire le tour de ma taille ET avoir ce qu’il faut qui dépasse pour la boutonnière. Je suppose que les mesures étaient données sans les marges de couture, mais c’est tout de même étrange. OU alors c’est moi qui me suis plantée quelque part, possibilité tout à fait envisageable.

J’ai réussi à tricher pour la boutonnière et zappé pour un élastique de 3 cm de large à la place. Ni vu ni connu j’t'embrouille.

 

Si c’était à refaire…

Je commencerais par modifier le patron en ajustant davantage la partie haute et surtout en rallongeant celle-ci de 4 bons cm afin qu’il monte jusqu’à ma taille naturelle au lieu de simplement recouvrir le nombril. N’empêche que je l’aime énormément, je suis très bien dedans et l’idée de la ceinture à moitié élastiquée fonctionne étonnamment bien.

À vrai dire je suis partagée entre l’envie de le coudre à nouveau et celle de tester d’autres modèles du même numéro, en particulier le pantalon 20 dont j’aime énormément les parements qui prolongent les passants avant. Pour le fun je testerais bien aussi la salopette et le jean skinny 11, mais sans les poches plaquées sur les cuisses.

Mais ce sera pour plus tard. Pour l’instant j’ai le nez dans le guidon avec mon défi « robe à tournure 1874″ pour un gn historique, et il faut que je trouve une peu de temps pour bricoler un déguisement d’Halloween pour Léozilla.

Je file, j’ai un corset sous le pied presseur, muhahahahaha !


Or-ga-ni-sons !

Contrairement aux apparences, je n’ai pas chômé ces derniers temps.

J’ai un châle, un pantalon et même une peinture à vous montrer, mais encore faudrait-il que je trouve le temps d’immortaliser tout ça. En attendant voici deux trucs qui n’ont l’air de rien mais qui améliorent bien le quotidien.

 

Attention les yeux, on attaque avec de la couture de haut niveau : des sacs de courses.

Plus précisément des sacs pour fruits et légumes avec fermeture élastiquée, histoire de remplacer ceux en plastique transparent des supermarchés ou ceux en craft du marché.

Afin de passer en caisse sans avoir à tout déballer, il fallait un tissu transparent mais tout de même solide. Grâce au magasin suédois j’ai chopé un mètre de filet à pois 100% polyester pour 99 centimes. C’est parfait : ce tissu est bien costaud, passe en machine et ne s’effiloche pas donc nul besoin de le surfiler.

Dans un mètre j’ai coupé 6 sacs identiques, puis cousu des coulisses et passé dedans des élastiques de différentes longueurs : deux s’ouvrent en entier afin d’y glisser salades, choux et potirons, deux autres ont une ouverture moyenne pour les pommes, les citrons etc. Les deux derniers ont une mini ouverture afin de pouvoir y glisser carottes, courgettes, concombres… Bref, tout ce qui est fin et tomberait des autres sacs.

Je préfère cette solution aux liens à nouer, c’est plus rapide à utiliser et tout aussi efficace au final. Afin de reconnaître les sacs au premier coup d’œil, j’ai juste ajouté un bout de biais de couleur (rouge pour les grands, violet pour les moyens et bleu pour les petits).

Les couleurs de la photo ci-dessus ne vont pas du tout : le biais est violet, pas bleu. C’est donc une ouverture « moyenne ».

Si c’était à refaire…. Je coudrai deux petits sacs à fermetures fines à la place de l’un des grands, en effet on consomme bien plus de carottes, concombres et courgettes que de choux.

 

Toujours avec l’idée de mieux consommer, mais aussi parce que c’était un sacré boxon à la maison, j’ai rangé mon tissu. Aïe.

Je dis « aïe » car, comme prévu, je me suis pris en pleine face la dure réalité : j’ai trop de tissu. Beaucoup, beaucoup trop. D’un côté tant mieux hein, c’est un peu comme si je vivais dans mon magasin préféré et j’ai de quoi m’amuser habiller toute ma famille pour les prochaines années. Mais il faut bien reconnaître que j’ai un chouïa abusé.

Bref, voici l’astuce du jour (piquée à Mimolette) : aller au magasin de bricolage le plus proche et faire couper des planches de mdf au format de mon placard moins un voire deux centimètres en hauteur puis enrouler proprement chaque coupon dessus. Il y a 84 planches + une dizaine de coupons en plus et de mini-coupons/grosses chutes rangés dans deux boites. Je me suis fixé de ne rien acheter tant qu’une planche n’a pas été « libérée », puis à l’avenir de m’en tenir à 84 coupons maximum.

Outre l’avantage (douloureux) de la prise de conscience, voir ainsi mes tissus rangé me fait un bien fou : je m’y retrouve enfin et surtout je me rappelle pour quels projets j’avais acheté tel tissu et l’envie de coudre me revient tel un boomerang.

Je file à la recherche du chargeur de mon appareil photo…. Prions le Grand Gastéropode Céleste pour que je le retrouve, sans ça point de photos de mon merveilleux nouveau pantalon.

 

La mère indigne

« Accusée, les chefs d’accusation sont graves !

Tout d’abord vol de tissu qui avait à l’origine été acheté pour coudre pour votre bébé, ce qui fait de vous une mère indigne. Secundo, non-repassage de pantalon avant photo de bloug, ce qui fait de vous une ménagère blougueuse lamentable. Et enfin non coupage de frange, ce qui donne une coiffure à faire frémir une blougueuse mode. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? »

« Euh….. J’imite super bien la poule ?! »

« …….. C’est vrai, belle imitation. Ça ira pour cette fois, mais ne pensez pas que vous pourrez toujours vous en tirer à si bon compte. »

 

Que-quoi-qu’est-ce ?

Alors voila, ma pote Dora m’a offert le livre « L’atelier couture » de Blousette Rose, aka Evanthia Economou. Comme j’avais repéré certains modèles sur ma pote Magau (oui, j’ai de chouettes potes) ça m’a fait plutôt plaisir et j’ai dégainé un mini coupon de mon stock afin de tester le modèle le plus simple, rapide et parfait en cas de grosse chaleur : le débardeur Kaki.

Okayyyyyy, à l’origine ces 50cm sur 140 d’adorable jersey extensible dans les deux sens était destinés à Léozilla, mais entre les fringues récupérées et les cadeaux que ma famille ne peut s’empêcher de lui faire, il a déjà une garde-robe de folie, je ne suis donc qu’à moitié mère indigne.

J’ai topé en complément une chute de mon dernier futal, et en un temps record me voici doté d’un pyjama de jour : aussi confortable qu’un vrai pour dormir mais avec lequel je peux sortir sans honte.

En théorie il fallait 75cm de tissu mais comme mon jersey est bi-extensible ET avec un motif qui fonctionne aussi dans les deux sens je l’ai tourné d’un quart, ni vu ni connu j’t'embrouille…. La taille 40 tenait pile poil, ouf. Le rendu est moins loose que si je l’avais coupé à ma taille, 42, mais comme il y a peu d’aisance négative prévue à la base ça passe.

 

Qu’en pense-je ?

En fait il donne un excellent aperçu des points forts et faibles de ce livre. C’est un modèle assez basique mais avec un twist qui le rend intéressant et féminin. Le patron est assez bien coupé, le montage bien expliqué, on bénéficie en plus en fin de livre d’un gros cahier d’explications variées sur les termes et les techniques de couture…. MAIS je n’aime pas les finitions/choix de coupe.

Pour ce patron en particulier on aurait pu ajouter le triangle contrastant sans avoir à couper le haut du dos, et les finitions sont plus que basiques puisqu’on se contente de faire des ourlets fins au col et aux emmanchures. Ça marche, mais si je devais coudre à nouveau ce top je m’y prendrais autrement, probablement en coupant le dos d’une seule pièce, en faisant les finitions avec du biais jersey posé en guise de parement puis en appliquant le triangle.

 

Et le reste du livre alors ?

Les explications claires, le graphisme, les coupes originales sans être trop compliquées, le large choix de tailles (du 34 au 48) et le mix de modèles de différents niveaux (un sac, un snood, des pantalons, gilets, top, vestes, robes….) en font un super cadeau pour les débutantes. Avec ce bouquin elles en ont pour un sacré bout de temps avant de se lasser.

Par contre….

Certaines photos me filent des boutons, en particuliers les trois ci-dessus : entre la coupe et l’ajustement nul du short, la bande à larges festons super ringarde du top (désolée si je semble dure, mais l’équilibre du modèle est foiré) et l’espèce de papillon mal coupé en déco, par moment ce livre semble crier « j’ai cousu mes fringues et ça se voit ! », alors que ce que je recherche c’est un rendu qui ne fasse pas « fait main » et des coupes, techniques de finitions et d’ajustement soignées.

J’ai aussi bien tiqué en lisant que pour rigidifier le fond du sac on utilisait un carton d’1 mm d’épaisseur. Non malheureuse, en cas de pluie ou de forte charge dans le sac (qui n’est pas petit) la tenue sera nulle. Il vaudrait mieux utiliser du Jeffytex (un molleton rigide indéformable). Oui mais tout le monde a du carton sous la main me direz-vous…. Oui mais quand on prend la peine de coudre quelque chose, autant le faire bien.

Ok, pas moyen de choper du jeffytex ? Alors bossez un peu le carton : il suffit de le recouvrir de scotch après l’avoir mis en forme pour limiter les dégâts.

 

Mais je pinaille : ça reste un bon bouquin, bien plus complet et inspirant que le plupart des livres de patrons qui pullulent dans les rayons « loisirs créatifs ».

Je garde sous le coude trois autres modèles qui me font sérieusement du gringue :

La robe Macha

Terriblement féminine et originale malgré un décolleté dos qui ne me semble guère soutif-compatible (il faudrait que je couse une doublure avec bonnets intégrés) et des surpiqures au niveau des bretelles qui gâchent un peu l’effet du pliage… On va voir si j’arrive à un bon résultat sans.

 

Le gilet Gaillet

Je craque pour son originalité mais je doute de pouvoir le porter au quotidien. En revanche il serait fa-bu-leux pour un costume de sorcière chic pour un gn Harry Potter.

 

La blouse Aloé

En fait un bête t-shirt, mais le détail du dos est très joli. En revanche je virerai les fronces du bas.

 

Allez, pour le fun, voici la photo de la honte ménagéro-bloguesque : le débardeur rentré dans un pantalon complètement froissé. J’aime pô repasser…

 

La mère indigne continuera-t-elle à coudre égoïstement pour elle alors que Monsieur Jones a désespérément besoin de nouveaux pantalons ? Vous le saurez dans le prochain épisode de votre série « Anderlecht, ton univers impitoya-a-bleuhhhhhhhh ».


Hell yeah!

Joie, félicité, petits bons de bonheur, youkaïdi youkaïda…. Mon nouveau pantalon me donne un sacrée pêche.

J’en causais il y a peu : le pantalon 21 du Fashion Style n°9 était destiné à s’unir à mon popotin. La preuve, dans mon stock j’avais pile poil le bon métrage du bon tissu pour le coudre. Un tissu légèrement extensible en largeur, fin et d’une couleur canon pour ne rien gâcher.

 

J’ai pas mal de magazines Knip Mode et Fashion Style (l’un étant la traduction de l’autre) mais je n’avais jamais cousu de pantalon de cette marque, c’était l’occasion de tester leur patronage. J’ai donc pris mes mesures et suivi à la lettre les indications, en commençant par couper une taille 42. Et bien je n’ai fait qu’une petite retouche en enlevant 1 cm de chaque côté au niveau de la taille. Et vlan, me voila l’heureuse propriétaire d’un futal incroyablement confortable, doté d’une vraie taille haute, d’une forme joliment emboitante et flatteuse et qui passe haut la main le test de « l’accroupissage sans dévoilage de fessier ».

On peut douter de l’intérêt de supprimer ces 2 cm à la taille en voyant mes photos, puisqu’on voit bien que ça boudine très légèrement à ce niveau, ce qui ne serait pas arrivé sans… Mais je commence à connaître la musique : comme prévu, au bout d’une journée le tissu s’était détendu et zou, plus le moindre boudinage sans que cela baille pour autant.

Je lui trouve tout de même deux mini défauts, tous deux situé sur la partie la moins bronzée de mon anatomie. D’abord il est trrrrès près du corps, me voila dans l’obligation de dégainer les p’tites culottes « sans couture ou quasi » sans quoi l’effet n’est pas franchement flatteur. Et segundo il rentre un tout petit peu trop au niveau du bas des fesses. Ce n’est pas inconfortable mais je ne vois que ça sur mes photos de dos.

Ce qu’il faut savoir :

  • Le côté pantalon à pont, c’est du flan : on pourrait tout à fait faire de petites modifications et obtenir ce résultat mais cette version inclut une fermeture à glissière invisible.
  • Les planches de patron sont celles de Knipmode, donc en néerlandais et avec les tailles hollandaises : le 42 du magazine français correspond au 40 des planches.
  • J’ai dû couper 6 cm avant de faire mes ourlets alors que je mesure 1m70 et que la stature est soi-disant pour une femme de 1m72 : les jambes sont immenses !
  • Les explications sont bien foutues et plutôt agréables à suivre, d’ailleurs à l’avenir je continuerai à monter mes pantalons de cette façon.

 

Pour résumer : je suis conquise ! Non seulement je compte bien réitérer dans une couleur plus sobre, mais en prime je vais certainement profiter de la large gamme de tailles (du 36 au 56) et coudre le même pour Frangine Bien-Aimée.

Comme vous pouvez le constater, l’élasticité du tissu permet de prendre des poses excentrico-stupides avec le sourire.

Surtout, je vais m’empresser de tester un autre patron de ce mag’. Il me FAUT une tunique fluide pour aller avec Super Futal.