La combi de Léozilla

Roarrrrrr, qu’entends-je ? Que vois-je ? Serait-ce ….. ? Nooooonnnnn, pas Léozilla, le monstre aquatique !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La légende raconte que cette mythique créature évolue avec autant de plaisir dans le sable que dans l’eau, et que pour préserver sa peau fragile du soleil sa mère aurait tissé des algues magiques pour lui coudre une chatoyante tenue (qui ne l’empêche pas de dégainer en plus la crème solaire). Certains philistins dénués de tout esprit poétique affirment quant à eux qu’elle aurait bêtement utilisé les chutes de ses deux maillots de bain (2015 et 2016).

Que-quoi-qu’est-ce ?

La combi de nage pour bébé du magazine Ottobre de mars 2016. Léo mesure 76 cm pour 9.350 kilos, ce qui en fait une grande crevette, la faute à une énergie débordante qui fait qu’il marche/court partout depuis ses 10 mois et est donc musclé et très peu enrobé. Entre les tailles 74 et 80cm j’ai donc pris la plus petite, et finalement en hauteur le résultat est impec’, idem en largeur au niveau des côtes. En revanche il flotte dedans au niveau du ventre, des manches et des jambes.

J’ai ADORÉ coudre cette combi, sérieusement. C’est assez simple et même si il ne la mettra que durant 3 semaines ça m’enchante de le voir patauger avec. Cadeau bonus : il est assorti à mes maillots, la classe à Dallas (oui, je mets encore le maillot de grossesse, il me va assez bien, yeah).

Le montage a été réalisé avec le point élastique de ma machine à coudre, le zip invisible cousu au point droit (puisque de toute façon le zip annule l’élasticité de cette partie), les ourlets au point zigzag, et j’ai ajouté quelques points élastiques à la main, invisibles de l’extérieur, pour bloquer la bande d’encolure.

C’est officiel : l’an prochain je choperai des tissus de meilleure qualité pour coudre de nouveaux maillots à toute la famille.

 

En direct des vacances

Oh joie. Oh connexion internet bien-aimée…

Y’a l’net à la plage, yeah ! J’en profite donc pour montrer fissa mon nouveau maillot de bain…. que je ne compte plus porter, ou alors uniquement sous une robe de plage pour aller me balader les pieds dans l’eau.

Commençons par le commencement : ze patron.

Il s’agit du modèle Milady de Je Fais Mes Dessous. Un patron pour lequel j’ai eu un gros crush immédiat et qui se décline en bikini, maillot une pièce et débardeur. Je précise que je l’ai acheté avec mes sous (Barbara, la créatrice de cette marque, m’avait offert quelques unes de ses pochettes il y a deux ans de cela, ce maillot n’en fait pas partie : j’ai raqué, avec plaisir en plus).

Matez donc comme c’est joli en version top !

J’ai envie, mais alors vraiment envie d’en dire du bien, parce que j’aime beaucoup cette marque : les coupes et visuels tapent presque toujours dans le mille avec moi. C’est tout à fait ma came, et bien que je n’aie jamais eu affaire directement avec Barbara nos quelques contacts m’ont donné l’impression qu’elle était très compétente dans son job, à savoir la création et le patronage. Cela donne de chouettes fringues bien coupées.

Mais pour obtenir un patron pochette qui déchire tout ça ne suffit pas, il faut aussi assurer niveau graphisme, explication et matos…. C’est là que le bât blesse car, si la planche de patron elle-même est nickel et imprimée sur du papier de qualité fait pour durer, le reste n’est pas top. Pour résumer les points faibles du bodule :

  • enveloppe papier qui s’abime rapidement en enlevant et sortant la planche
  • explications insuffisantes et sur feuilles volantes
  • croquis explicatifs insuffisants et plutôt moches
  • pas de conseils clairs sur le choix des matériaux et le taux d’élasticité requis (pour info j’ai utilisé de la laminette transparente en guise d’élastique, c’est ce qu’il y a de mieux pour ce type de fringue)

 

C’est ironique car en général je me méfie des patrons indépendants pour les raisons inverses. Trop souvent la forme est super soignée mais le fond n’est pas à la hauteur car leurs créatrices, blogueuses autodidactes, n’ont pas un niveau pro en patronage. Le travail de Barbara serait tout à fait suffisant s’il s’agissait de faire réaliser ces modèles en atelier par des pro mais ne correspond pas aux standards habituels des couturiers amateurs. Dommage.

Je déconseille donc ce patron si vous débutez ou adorez avoir de belles pochettes. Pour celles qui se moquent de l’objet pochette comme de leur première bobine de fil, n’ont pas peur de se lancer avec peu d’explications et ont un minimum d’expérience, c’est un patron très sympa à coudre et à porter. Et je l’ai même cousu entièrement à la machine à coudre (avec quelques finitions à la main) : pas besoin de surjeteuse pour y arriver !

Sauf que…

Sauf que j’ai un peu déconné, et ça se voit.

En ce moment j’ai (pour d’assez bonnes raisons) le porte-monnaie en peau de hérisson. Comme j’avais très envie de tester ce maillot mais me doutais un peu que le décolleté allait être bien trop prononcé pour ma poitrine actuelle (l’allaitement m’a fait prendre deux tailles de bonnet) il n’était pas question de me ruiner en matos. J’ai donc raqué pour le patron mais dégainé un tissu pour maillot de bain ultra cheap chopé pour trois fois rien. Le genre transparent.

Je l’ai évidemment doublé mais avec ce que j’avais sous la main, à savoir du power mesh, qui n’a pas le même taux d’élasticité. J’ai oublié d’en tenir compte car je bossais dans le rush et forcément, bien qu’ayant coupé un L (42/44), il me boudine méchamment. Cela se voit particulièrement bien de profil et au niveau du fessier. Admirez donc cette curiosité locale : la femme aux quatre bouts de fesses !

N’empêche que je le trouve canon ce patron, et que je compte bien le rentabiliser en cousant d’autres maillots et débardeur/culotte pour les copines fluettes. Dommage qu’il ne convienne pas aux formes pulpeuses. SI je décide de remettre le couvert pour moi il faudra juste que je m’offre du matos de bonne qualité et de la vraie doublure pour maillot de bain.

À très vite pour la combi de nage du fiston !

 

 

New Orleans moelleux

J’ai bêtement cherché pendant des plombes quel châle tricoter avec ce fil.

J’m'explique : Drops a sorti un fil intriguant, baptisé Air, que je voulais tester. On l’obtient par soufflage, ce qui donne un résultat assez cool, très léger. Une pelote de 50 gr de fil aran mesure donc 150 mètres au lieu de 75 à 85.

Photographié de près, on voit bien la structure en nylon, qui est nettement moins visible normalement, j’ai juste collé un coup de flash pour la faire bien ressortir. Cela donne un fil poilu et légèrement brillant, agréable à travailler mais avec peu de définition (pas top pour les torsades).

Pas de torsades donc, et j’avais (encore) envie de tricoter un châle amusant et fifille à souhait. Le choix logique était la dentelle. Donc chasse au châle en dentelle avec un fil aran, puis échec, puis chasse à n’importe quel châle… Et boum, je suis retombée sur…. le tout premier patron que j’ai écrit, le New Orleans. Je l’avais créé pour T&N dans un fil plus fin (et qui finalement rend beaucoup moins bien que celui-ci).

Ça se voit que c’était le premier : j’étais jeune, nous étions fous, l’enthousiasme l’emportait sur la clarté…

Le patron est cool mais médiocrement écrit, avec en prime un petit bug à corriger. Je me suis bien amusée car il monte vite et varie les points tout en restant simple, et je vais recommencer très vite afin de corriger le-dit bug, réécrire la chose, en faire un pdf et plof, je le remettrai à disposition sur t&n.

Comme je le disais, le mix fil aran/aiguilles 6.5mm lui va particulièrement bien, et j’ai utilisé pile poil deux pelotes. Si c’était à refaire j’enlèverais juste une répétition pour la dentelle finale car j’ai à peine réussi à le finir, j’ai bien cru manquer de fil.

Le rendu est très agréable, mais pour les plus sensibles à la laine passez votre chemin car ce mélange laine/alpaga peut légèrement picoter.

Avant blocage, j’ai eu un gros doute à cause du nylon. À tort car ce fil se bloque parfaitement après lavage (j’ai préféré éviter d’utiliser la vapeur).

Il a suffit de trois épingles par arrondi pour donner une forme impeccable. Si je n’avais pas déjà trop de châles je le garderais, mais il va aller rejoindre ma pile de tricots à vendre pour arrondir les fins de mois (faut bien payer ma dope laine m’sieur l’juge !).

Mauvaix choix #2 : le pull

Les photos mentent, si : la preuve, j’ai l’air contente sur celles-ci.

Dès que j’ai vu ce pull (Japan Sleeves, de Joji Locatelli), ça a été la love story : il est beau, il me tend les bras, je sais exactement dans quelle laine/couleurs je vais le tricoter, aucun nuage à l’horizon après avoir regardé les photos de la créatrice sous tous les angles. Et là, le drame, le mensonge honteux… Mais qu’est-ce que c’est que cet effet mochissime au niveau des rangs raccourcis des bras ! ?

Joji, franchement, wtf ? lire la suite »