Faux jumeaux

N’allez pas croire que j’ai fini d’enduire, poncer, peindre ou encore carreler ma maisonnette…

J’aimerais bien tiens !

Mais l’appel de la machine fut le plus fort. Ou plutôt l’appel du copain qui devait absolument faire des cadeaux à deux amies et m’a passé commande. Que faire en 3 heures maximum ? J’ai sauté sur l’occase de coudre des sacs inspirés par celui de Fynn, dont j’aime beaucoup le jeu de contraste.

Vous reverrez cette forme par ici, foi d’obsessive compulsive, puisque j’ai très envie de m’en faire un. Mais cette fois en prenant un chouïa plus de temps pour faire comme dans le modèle et séparer la partie avant du sac central (ici, j’ai bêtement cousu des triangles contrastants puis la sangle par dessus, il n’y a pas de poches).

Les détails qui vont bien : Cuir fin de récup’, le reste des tissus vient de chez Gotex à Anderlecht. Pour donner une bonne tenue, il y a une couche de viseline épaisse prise en sandwich. Je précise que les plis visibles sur les photos sont dûs à mon empressement, en vrai tout est nickel.

Sur ce je file enfiler ma tenue de chantier.

PS : j’en profite pour rappeler que j’organise le 27 septembre une trocante de matos tricot/couture mais aussi de vêtements si vous voulez. Ça se passe donc samedi après-midi dans Bruxelles, si ça vous tente faites moi signe que je vous file toutes les infos !

 

Heureux accident

J’aimerais pouvoir dire que c’est moi qui ai eu l’idée….

Mais d’abord, j’m'explique : ce châle poétiquement baptisé 129-8 et créé par Drops n’est pas du tout tel qu’il devrait être. En théorie, ce modèle se bosse en étages à 90°, pas en pointe donc, en tricotant systématiquement le même côté avec des augmentations, et le second qui suit (pas simple à expliquer, désolée).

Si mon châle est beaucoup plus long que le modèle, c’est que j’ai fait les augmentations des deux côtés, pas parce que je suis une petite maligne qui avait prévu que ce serait vraiment joli ainsi, mais parce que je suis une nouille mal cuite arrogante qui en lisant le début du patron s’est dit « c’est bon, j’suis trop forte j’ai tout compris, je peux poser le modèle et tricoter pépère ».

Muhahaha…. Oui mais non. Après quelques heures, j’ai jeté un œil sur l’ensemble et pigé mon erreur. À ce stade j’ai sérieusement envisagé de défaire, mais voila : le résultat me plaisait bien ainsi, j’ai donc continué pour voir ce que ça allait donner au final. Et vlan, en fait j’aime beaucoup cette pointe trrrrrès longue, même si c’est moins évident à porter que mes châles habituels.

Les détails techniques : j’ai bossé avec 5 couleurs différentes (au lieu de 6 comme prévu dans le patron) en utilisant juste un peu plus de bleu. Le fil Alpaca de chez drops se prêtait bien au truc une fois tricoté en double avec des aiguilles circulaires 4.5. J’ai utilisé un peu moins de deux pelotes de chaque nuance, à l’exception du bleu pour lequel j’ai dû en entamer très légèrement une troisième.

Je précise qu’il est très simple à réaliser quand on n’est pas une nouille mal cuite et arrogante (des km de point mousse et quelques jetés ici et là), mais qu’il faut deux câbles et une seule paire d’aiguilles : on travaille en effet alternativement les deux côtés, en en laissant toujours un en attente sur l’un des câbles.

Comme il s’agissait d’une commande de mon adorable pote Véronique, j’attends son verdict : si il ne lui plaît pas j’en tricoterai un nouveau en suivant scrupuleusement le patron, et je mettrai celui-ci en vente dans ma boutique Etsy (dans laquelle je vous encourage à faire vos courses d’ailleurs, car je suis vénale et j’aime bien me payer à manger de temps en temps) because bien que j’aime la forme, les couleurs sont moins ma cup of tea.

 

Tendances Couture #14

Autant être honnête : je me suis demandé longtemps pourquoi je l’avais acheté celui-là…

Souvenez vous, je l’avais juré-promis : plus d’achat de mag’ de couture sans gros coup de foudre ou patron basique manquant à ma collection, et pourtant j’ai chopé ce numéro de TC, pourtant assez moyen. Mais voila, à bien y réfléchir il y a quelques très bonnes choses dedans, c’est juste que je suis blasée puisque j’ai déjà un bon paquet de patrons qui s’entassent dans ma bibliothèque. Mais il y a deux ans de cela, j’aurais accueilli ce TC avec un certain plaisir. Donc sous vos yeux ébahis je décide de rajeunir de deux ans et de vous le commenter avec enthousiasme. lire la suite »

La danseuse et l’automate

Alors alors ? À quoi rimait tout ce suspense au juste ?

Et bien figurez-vous qu’aujourd’hui c’est la teuf’, puisque sur Thread and Needles nous lançons un tout nouveau concours, avec des lots plutôt sympatoches. Faisant partie du jury, comme d’hab’ je ne peux pas gagner, mais ça ne m’empêche pas de participer. Le thème : l’art cousu. Il s’agit de réaliser un vêtement (ou une tenue complète) inspiré par une œuvre de votre choix.

Juste un p’tit mot en passant. Voici la parfaite illustration de la solitude de la blogueuse qui s’auto-portraitise : parfois on ne réalise pas que les photos sont floues avant d’avoir tout remballé, et on n’a pas le courage de tout recommencer. Alors voila, sorry-désolée, je bas ma coulpe, ces photos sont foirées. Mais on voit le rendu général, c’est ce qui compte non ? (Ah non ? Bon, la prochaine fois je ferai mieux, promis.)

Comme le thème peut sembler vague, nous avons décidé de vous montrer chacune notre vision de la chose. J’ai choisi de m’inspirer des magnifiques Danseuses bleues de Degas, une toile dont le dessin et les couleurs me bottent terriblement. Pour une réalisation portable au jour le jour, rien de tel que des pièces modulables et assorties, que je vais pouvoir porter de moult façons.

Vous aviez déjà vu le body Nettie, la jupe cercle… Il aurait fallu un vrai tutu, mais je n’avais pas le temps de faire quelque chose de bien ficelé, je me suis donc rabattue sur un jupon. Il est composé d’un long rectangle de tissu de récup’, de composition indéterminée, monté sur une large ceinture en jersey.

En rabattant celle-ci je peux le porter taille basse, et ainsi obtenir un rendu qui flatte ma silhouette : j’ai la taille et les hanches assez fines, mais des cuisses toutes cellulitées hélas. Avec cette forme, taille et hanches sont mises en valeur et hop, le reste est planqué. Magique !

Et c’est quoi cette histoire de danseuse et d’automate alors ?

Figurez-vous que j’ai le bol de vivre avec Simon Damamme, mon coloc’ sculpteur de génie (rien que ça) et que cette semaine, un beau matin est apparu dans notre salon son Golem, une sculpture impressionnante, même si mes photos ne lui rendent pas du tout justice. Je n’ai pas pu résister à l’envie de poser dans ses bras, juste pour le fun….

Alors, vous avez déjà des idées pour votre participation au concours ?