Des monstres pour Azadî

Ce tissu monstre, je l’ai vu, je l’ai voulu, je l’ai achetu aussi sec.

 

Comment y résister franchement ? C’est le tissu idéal pour mon marmot, enfin à mes yeux (d’autres sont plus circonspects sur ce point) : fun, pas tarte, unisexe, coloré… En prime c’est du 100% coton chopé à un prix très raisonnable puisque si j’ai bonne mémoire on le trouve à Bruxelles dans le magasin Berger pour 6 ou 7€ le mètre.

J’en ai pris un mètre, de quoi coudre cette chouette pochette à langer nomade et encore une ou deux petites babioles pour Azadî. Probablement un protège carnet de santé et une balle de préhension Montessori.

Le tutoriel d’Hélène du blog Pour mes jolis mômes est ultra simple et sympa à suivre, ce qui en fait un super projet pour les débutants. La partie sous la tête est rembourrée pour plus de confort, et une fois plié, s’il est trop large pour mon sac à main il tient sans souci dans la plupart de mes besaces. Merci Marie de m’avoir signalé ce patron !

J’ai fait de mini modifications : les boutons pression ont été posés avant le montage du sac, c’est bien plus pratique ainsi. Je n’en ai d’ailleurs mis que deux au lieu des quatre prévus, ça me semble largement suffisant. J’ai aussi doublé le nombre de poches histoire d’avoir encore un peu plus de rangements. Dernier point qui a son importance : j’ai entoilé la doublure, ce afin que les boutons pression ne risquent pas de déchirer mon tissu.

Bêtasse que je suis, je n’y ai pas pensé cette fois-ci mais pour une éventuelle prochaine version je prendrai un tissu enduit facile à nettoyer pour l’intérieur : quelque chose me dit que ça peut être utile en cas de fuite. À moins que je ne l’utilise carrément pour doubler le tapis en tissu éponge (ce qui aurait en plus l’avantage d’être plus costaud au niveau des boutons pression).

Comme je n’avais pas envie de payer 12€ le mètre pour du tissu éponge, j’ai chopé dans un magasin une petite serviette de toilette d’un super jaune vif à 2€49. Elle faisait pile poil la bonne taille pour me permettre de couper deux tapis interchangeables, histoire d’en avoir toujours un de prêt quand l’autre est dans le machine à laver.

Le molleton, l’entoilage, la doublure, le biais, le cordon et le bouton ont tous été piochés dans mon stock, histoire d’en profiter pour le vider un chouïa.

J’en suis tellement contente que je pense que ça va devenir mon cadeau de naissance de prédilection : voila un objet joli, pratique et qui servira bien plus longtemps qu’un mignon petit vêtement en taille 6 mois.

Par contre pour une prochaine fois j’ai bien envie de tracer mon propre patron histoire d’avoir une forme plus rigolote.

Tout ça me donne envie de réécouter les Fabulettes d’Anne Sylvestre à fond les ballons !

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Le pull cropped de l’espoir

Ceci n’est évidemment pas un pull de grossesse.

Mais voila, étant gonflée de partout, j’ai ressenti le besoin urgentissime de me tricoter quelque chose de joli à porter dans 5 ou 6 mois, quand (croisons les doigts) j’aurai retrouvé un semblant de ligne. Cela faisait des mois que je lorgnais sur les nombreux pulls cropped (= super courts) de Tassadit en me demandant si ça m’irait. En prime en ce moment je ne rêve que de me coudre des pantalons, encore des pantalons, des jupes et shorts, tous à tailles très hautes… Pile ce qu’il faut pour accompagner ce genre de p’tit pull non ?

J’ai loooooooonguement réfléchi à ce projet, fait un tour dans mon stock de laine histoire d’en profiter pour le faire baisser un peu, chopé ces pelotes de Cotton merino de chez Drops coloris gris clair et décidé qu’il me fallait un nouveau Bloomsbury, cette fois avec le corps raccourci de façon drastique et les manches rallongées, parce que décidément je préfère ce modèle ainsi.

Comme d’hab’ (cf mes Bloomsburry 1 et 2), mon échantillon ne convenait pas du tout donc j’ai tricoté la taille L au lieu de M en faisant quelques essayages au fur et à mesure. Des aiguilles circulaires 4mm, 4.5 pelotes (environ) et chauffe Marcel, chauffe ! Comme je commence à connaître par cœur ce patron ça a été une vraie partie de plaisir, avec juste ce qu’il faut de fun au début puis des heures de tricot pépère pour le corps et les manches.

Bon, forcément, entre mon gros bidon et les kilos pris récemment, sur ces photos le pull semble riquiqui, mais j’en suis fan fan fan et j’ai hâte de le porter l’hiver prochain ! Le fil choisi est vraiment impec’ pour ce projet : la dentelle ressort bien et le pourcentage de coton en fait un pull portable en toutes saisons, contrairement à beaucoup de mes tricots en pure laine qui sont bien trop chauds par moment.

Par contre il faut vraiment que je jette ce vieux jean informe et usé jusqu’à la moelle….

 

Pin up en cloque

Cela faisait des années que je voulais me coudre ce maillot !

La bestiole se prénomme Alison et est disponible pour des clopinettes (3.99) sur le site Burdastyle. Pour celles et ceux qui l’ignorent, ce site est une mine d’or : on y trouve à la pièce et sous forme de PDFs les patrons du magazine Burda, avec en prime quelques modèles qui avaient été créés exprès pour le site il y a quelques années. lire la suite »

Un faux air de veuve corse

Un châle noir, très simple et avec des franges…. Voila une nouveauté par ici !

J’avais envie de faire plaisir à Laure, elle avait besoin d’un châle noir et chaud pour chanter avec son chœur, mais le voulait tout de même fin et délicat.

Elle a choisi le patron Light and Up créé par Caroline Wiens (gratos et dans plusieurs langues dont le français), j’ai choisi le fil Merino extra fine de la marque Drops, parce que celui-ci est à la fois extrèmement doux, chaud et passe en machine. Même si la matière elle-même n’est pas fine, tricoté avec des aiguilles plus larges que celles prévues (5 mm au lieu de 4) il peut donner un résultat assez aérien finalement.

Ce châle se drape très joliment sur les épaules et c’est un vrai doudou. Je suis donc ravie, même si le patron est loin d’être passionnant à tricoter.

En fait je ne suis pas super convaincue par celui-ci : sauf erreur de ma part, il y a une bourde dans les explications puisqu’au moment de commencer la dentelle on n’a pas le bon nombre de mailles pour celle-ci (127 mailles, soit un nombre impair de chaque côté de la maille centrale, alors qu’il faudrait un nombre pair). De plus on est censé finir par plusieurs rangs de jersey endroit, ce qui garantie une bordure qui roulotte sévère.

Au lieu de ces rangs en jersey j’ai fait du point mousse mais, même ainsi, après blocage le bord remontait encore un chouïa. Heureusement, le modèle original était juste décoré de glands au centre et sur les côtés alors que Laure avait envie de franges.

Le poids de celles-ci a tout arrangé, même si elles ont été loooooongues à poser ces cochonneries jolies p’tites choses. Gourmandes aussi : j’ai utilisé 3.8 pelotes pour le châle, et les 10gr restant plus un tiers de ma cinquième pelote pour les franges.

Finalement, je me dis que moi aussi je devrais avoir un châle noir dans mes affaires…