Et si on causait boustifaille ?

Attention, toi là, qui vient ici pour voir de la couture, du tricot ou ma pomme qui fait l’andouille sur des photos…. Sorry-désolée mais tu vas être déçu.

Aujourd’hui j’ai envie de causer de truc que j’ai envie de changer dans ma vie plutôt que de ce que je fabrique. Et ce que j’ai envie de changer, c’est ma façon de manger. Étrange hein !?

À lire sur le site Vegactu, deux planches de BD dessinées par Cha, une nana talentueuse et vegan dont j’aime beaucoup le blog.

 

Ah bon, y’a quelque chose à changer dans mon alimentation ?

Commençons par le commencement : je suis une grosse viandarde. Gamine je préférais reprendre trois fois de la viande plutôt que manger du dessert. En prime je suis aussi complètement accro aux produits laitiers : pour tout vous avouer, je voue un culte aux fromages au lait cru (mon chouchou absolu étant « le Coulommiers de chez le fromager de mes parents », mais le Saint Nectaire c’est pas mal non plus), et je me suis récemment offert une yaourtière qui me permet de satisfaire mon vice du yaourt à toute heure. Bref, je bouffe de l’animal, donc appelons un chat un chat : je suis une carniste.

Est-ce que cela me pose un problème moral ? Pendant longtemps la réponse a été « absolument pas ». Et puis autour de moi les choses ont commencé à changer. Parmi mes amis, il y a de plus en plus de gens ayant des régimes alimentaires différents. lire la suite »

La jupe, la culotte et la malédiction

Or donc, après ma surjeteuse et deux machines à coudre, c’est mon fidèle appareil photo qui vient de me lâcher. C’est la vie !

Moi qui attendais avec impatience de vous montrer mon tout dernier projet et prenant des photos dignes de l’amour que je lui porte, me v’la servie tiens. Mon ami Charles a déjà été bien gentil d’immortaliser la bête à l’aide de son « téléphone qui fait tout sauf le café ».

Je me suis d’abord ridiculisée au bord du canal dans une pose digne de ma rebellitude, mais la triple épaisseur de pulls sous le manteau qui me boudine et le bonnet digne de « Zezette épouse X » n’aidaient pas vraiment à mettre ma tenue en valeur. Puis nous avons fait les clowns près de la place Sainte Catherine, toujours avec un succès mitigé (faut bien le dire : je caillais sévère mine de rien). Au final, nous avons préféré nous réfugier au chaud, à la maison, dans un cadre moins joli mais nettement plus adapté au tombage de pulls. lire la suite »

Tendances Couture #16 : quelques perles malgré tout

Il est tout beau tout chaud sorti chez vot’ marchand de journaux…

J’ai nommé : le mag’ Tendances Couture 16ème du nom. Bon, tout beau, c’est peut être un chouïa exagéré, puisque pour ceux qui ne sont pas habitués à mes revues de presse sachez que ce magazine est plutôt moche en fait : photos, qualité du papier, planche de patrons dessinée par un démon machiavélique dont le but est de forcer les couturier(e)s à s’arracher les cheveux d’énervement… Maismaismais, ce serait dommage de ne pas lui laisser une chance, car on y trouve tout de même quelques patrons qui valent à mon avis le détour. Deux pour être précise, mais à 6.50 roros le mag’ contre 11.60 pour une pochette seule, c’est plus que rentable. lire la suite »

Le kimono et la poupée

Ahhhh, enfin je peux à nouveau causer de ce que je couds par ici !

En quatre ans, je n’étais jamais restée aussi longtemps toucher à mes machines, et ça fait sacrément du bien de s’y remettre. J’ai quelques « vrais » vêtements en projet, dont une robe de mariée pour ma copine Stella, mais j’ai préféré attaquer doucement avec un cadeau de naissance dont je suis vraiment, mais alors vraiment contente.

Comme nous étions plusieurs à vouloir gâter la petite Chléo, j’ai cousu une nouvelle version de mes habituels chouchous, à savoir la veste japonisante et le bloomer ultra confortable du de mon livre jap’ préféré (taille 6 mois), et j’ai continué sur ma lancée en fabriquant une poupée à qui j’ai fait des vêtements assortis. Faut dire que l’envie de coudre d’après le bouquin de Poupées en chiffon de Corinne Crasbercu me démangeait depuis longtemps et que j’étais plus que ravie de trouver enfin une occasion de m’y coller.

Coudre des poupées, ça m’a longtemps titillé. J’avais même écrit un long article pour T&N sur le sujet, avec quelques liens qui peuvent être utiles si vous aussi vous avez envie de vous lancer. Pour en revenir au livre de Corine Crasbercu, voici en gros ce que j’en ai pensé.

Les plus :

  • Un bon rapport qualité prix puisque pour 8.90€ on a droit au patron de la poupée, à plusieurs suggestion de broderies pour le visage et à toute une collection de vêtements très mignons à lui coudre.
  • La poupée est super mignonne, j’ai vraiment aimé broder son visage et je suis très contente du résultat.
  • J’aime beaucoup le fait que l’auteure encourage à faire de la récup’, fouiller pour trouver des vieux draps, les teindre avec du thé, utiliser des chutes pour les vêtements… Une démarche anti-consumériste/économique/écolo qui me botte bien.

 

Les moins :

  • Des explications très sommaires : aucun dessin technique, des photos qui ne montrent pas toujours bien les détails, et des explications écrites que j’ai parfois trouvées assez peu claires. Mais c’est le revers de la médaille : vu le prix bas du livre, on ne pouvait pas non plus espérer la lune. J’ai bien galéré pour le montage final de la poupée, mais il n’est pas exclu que cela vienne plus de moi que des explications.
  • La teinture au thé ne me convainc pas des masses (mais il y a de fortes chances pour que ce soit moi qui m’y sois mal prise) et j’ai préféré laisser tomber le tissu que j’avais traité ainsi et en choper un autre dans mon stock, pile de la bonne couleur heureusement.
  • Les patrons ne sont pas à taille réelle, il faut donc les agrandir à 140% à la photocopieuse. Mais encore une fois cela va avec le prix du bouquin : un livre au bon format aurait été plus cher, et faire des photocopies n’est pas ruineux.
  • Le seul vrai point faible à mes yeux c’est la chevelure. Là je trouve les photos de présentation mensongères car j’ai appliqué à la lettre les explications et je me suis retrouvée avec une poupée très jolie en effet… tant qu’on ne la bouge pas.
  • Je ne sais pas si il est encore édité, damned….

 

Les cheveux mis en place, ça passe encore…

Des détails sont nécessaires à propos de la coiffure : si on suit les explications (du moins comme moi celles pour la tête rousse), on obtient une jolie petite punkette, qui se retrouve quasi avec une iroquoise quand on soulève ses cheveux. Ce qui permet au passage de voir les plis nécessaires pour donner le volume de la tête alors que ceux-ci ne sont pas super esthétiques. Ayant passé un paquet d’heure sur cette poupée, y’avait pas moyen de la laisser comme ça, du moins pas si j’ai envie qu’en grandissant Chléo joue avec et puisse la coiffer.

J’ai donc décousu les brins de coton et décidé de tester une perruque crochetée selon le second exemple de ce tutoriel de Toureasy47201, en improvisant des modifications puisque la tête de ma poupée est moins ronde que celle du modèle. Dans l’ensemble j’ai trouvé cela long mais amusant à faire, et le résultat est sans commune mesure.

Comme dans le tutoriel, j’ai donc crocheté une espèce de bonnet puis placé des brins de laine tout autour de sa tête. Pour finir j’ai crocheté une chainette qui a elle aussi été garnie des deux côtés par des brins de laine, et qui a été cousue au centre de sa chevelure pour faire la raie de milieu à partir de laquelle sont faites les deux couettes (regardez les photos du lien que j’ai donné, ce sera beaucoup plus parlant). Cette technique est un peu longue mais beaucoup moins que si j’avais « implanté les cheveux » sur toute la surface de son crâne. En prime cela utilise beaucoup moins de laine puisqu’une pelote de Cotton merino coloris n°25 « rouille » de chez drops aura pile poil suffit pour obtenir un résultat que je trouve satisfaisant. Le défaut c’est que c’est beaucoup moins joli quand on détache les cheveux de la poupée, il vaut mieux la coiffer.

Et voila l’résultat !

Alors alors, quel est le bilan de ce projet ?

Malgré quelques galères au montage et l’histoire des cheveux, je suis vraiment ravie d’avoir cousu cette poupée et j’ai bien envie de recommencer, cette fois en soignant un peu mieux la jointure entre la tête et le corps, étape que j’ai un peu foirée sur ce coup. Pour moi ce bouquin vaut carrément le détour si vous faites partie des aventuriers/des expérimentés qui n’ont pas de problème à se lancer avec très peu d’explications. Par contre si vous cherchez en priorité des étapes bien illustrées et faciles à suivre, vous risquez d’être un chouïa frustrés par le manque de croquis ou photos explicatives. Ceci dit, il n’y a rien d’impossible non plus : le patron en soi est suffisamment bien fait pour que ce projet reste amusant et assez facile si on n’est pas complètement débutant.

La fiche technique qui va bien :

  • Coton à motif vaguement feuillage trouvé chez Tissu Passion à Saint Gilles, 5€ le mètre (j’suis fana de ce tissu, vous allez beaucoup le revoir par ici)
  • Sergé bleu chopé chez Gotex à Anderlecht, 7.50€ le mètre (très chouette qualité, j’ai hâte d’utiliser le reste de mon coupon)
  • Chute de tissu polaire pour les chaussons (nickel car cela ne s’effiloche pas, les bords sont donc laissés à cru).
  • Livre Poupées en chiffon de Corinne Crasbercu, éditions Marabout d’ficelle, n°ISBN 978-2-501-05036-4
  • Livre de patrons pour bébés/petits enfants Chiisaku temo kichonto shita fuku, n° ISBN 978-4-579-10996-8. À ma connaissance il est uniquement dispo en japonais mais les dessins techniques sont limpides et très agréables à suivre.