Tendances Couture #14

Autant être honnête : je me suis demandé longtemps pourquoi je l’avais acheté celui-là…

Souvenez vous, je l’avais juré-promis : plus d’achat de mag’ de couture sans gros coup de foudre ou patron basique manquant à ma collection, et pourtant j’ai chopé ce numéro de TC, pourtant assez moyen. Mais voila, à bien y réfléchir il y a quelques très bonnes choses dedans, c’est juste que je suis blasée puisque j’ai déjà un bon paquet de patrons qui s’entassent dans ma bibliothèque. Mais il y a deux ans de cela, j’aurais accueilli ce TC avec un certain plaisir. Donc sous vos yeux ébahis je décide de rajeunir de deux ans et de vous le commenter avec enthousiasme. lire la suite »

La danseuse et l’automate

Alors alors ? À quoi rimait tout ce suspense au juste ?

Et bien figurez-vous qu’aujourd’hui c’est la teuf’, puisque sur Thread and Needles nous lançons un tout nouveau concours, avec des lots plutôt sympatoches. Faisant partie du jury, comme d’hab’ je ne peux pas gagner, mais ça ne m’empêche pas de participer. Le thème : l’art cousu. Il s’agit de réaliser un vêtement (ou une tenue complète) inspiré par une œuvre de votre choix.

Juste un p’tit mot en passant. Voici la parfaite illustration de la solitude de la blogueuse qui s’auto-portraitise : parfois on ne réalise pas que les photos sont floues avant d’avoir tout remballé, et on n’a pas le courage de tout recommencer. Alors voila, sorry-désolée, je bas ma coulpe, ces photos sont foirées. Mais on voit le rendu général, c’est ce qui compte non ? (Ah non ? Bon, la prochaine fois je ferai mieux, promis.)

Comme le thème peut sembler vague, nous avons décidé de vous montrer chacune notre vision de la chose. J’ai choisi de m’inspirer des magnifiques Danseuses bleues de Degas, une toile dont le dessin et les couleurs me bottent terriblement. Pour une réalisation portable au jour le jour, rien de tel que des pièces modulables et assorties, que je vais pouvoir porter de moult façons.

Vous aviez déjà vu le body Nettie, la jupe cercle… Il aurait fallu un vrai tutu, mais je n’avais pas le temps de faire quelque chose de bien ficelé, je me suis donc rabattue sur un jupon. Il est composé d’un long rectangle de tissu de récup’, de composition indéterminée, monté sur une large ceinture en jersey.

En rabattant celle-ci je peux le porter taille basse, et ainsi obtenir un rendu qui flatte ma silhouette : j’ai la taille et les hanches assez fines, mais des cuisses toutes cellulitées hélas. Avec cette forme, taille et hanches sont mises en valeur et hop, le reste est planqué. Magique !

Et c’est quoi cette histoire de danseuse et d’automate alors ?

Figurez-vous que j’ai le bol de vivre avec Simon Damamme, mon coloc’ sculpteur de génie (rien que ça) et que cette semaine, un beau matin est apparu dans notre salon son Golem, une sculpture impressionnante, même si mes photos ne lui rendent pas du tout justice. Je n’ai pas pu résister à l’envie de poser dans ses bras, juste pour le fun….

Alors, vous avez déjà des idées pour votre participation au concours ?

 

En vitesse

Je vous montre vite fait le second indice pour la surprise du 15.

Une jupe/robe ultra fastoche et rapide, cousue hier soir dans ce qu’il me restait de jersey bleu. Le patron ? Une jupe cercle, c’est à dire un rond de tissu au centre duquel j’ai coupé un second rond, beeeaaauuuuucoup plus petit (si vous vous lancez, faites attention à ça : avec un tissu extensible, il faut faire bien moins large que votre véritable taille). Pour la ceinture, j’ai bêtement pris une large bande de jersey qui étirée fait tout juste le tour de ma taille.

Pourquoi si large ? Parce que quitte à coudre une jupe, autant qu’elle puisse aussi se porter en robe non ? En tout cas c’est mon opinion de grosse flemmarde, et je la partage. La large ceinture peut se porter telle quelle pour faire un bustier, ou repliée quand je choisi l’option chouette jupette.

À lundi pour la fin du suspense !


Messages divers et variés

Pour commencer, pfiou, je ne m’attendais pas à autant de participations pour ce petit concours improvisé.

Ça m’a fait vraiment plaisir de vous lire, mais pour cette fois je crois que je n’aurai pas le courage de répondre à chaque commentaire individuellement donc voila : merci pour vos précieux conseils de jardinage, les très généreuses offres de partage de plantes (je vous referai signe quand je m’attaquerai au jardin), les vœux de bonheur, les « bon courage pour le déménagement/les travaux ». Bienvenue aux nouveaux, à ceux qui écrivaient un commentaire pour la première fois et en ont profité pour faire de bien jolis compliments…. . Et évidemment, moult bises aux amis qui sont passés mettre un petit mot : on ne se voit pas souvent, mais qu’est-ce que je vous aime les gens !

Mais passons aux choses sérieuses : notre test de télépathie. Personne n’est tombé pile poil sur mon chiffre, le 334, mais avec 333, Caro (commentaire 38) a fait fort, et remporte donc le pactole sac. Je te l’enverrai dès que j’aurai reçu ton adresse, à moins que tu ne sois près de Bruxelles, auquel cas une remise en mains propres accompagnée de buvage de coups s’impose.

 

Et comme j’ai enfin trouvé 5 mn pour prendre quelques (mauvaises) photos de mon dernier projet, voici pour changer… Tatatadam…. Un body Nettie.

Ouais, bon, je sais, ça devient répétitif, mais celui-ci était absolument nécessaire. Si ! Tout d’abord parce que je n’avais pas encore testé la brassière intégrée. Ensuite parce que mon premier body était une version d’essai, donc réalisée en vitesse sans soigner certains détails (et la robe qui a suivi, bah c’était une robe, donc ça ne compte pas…) Et surtout parce que ce body n’est que la première partie d’un projet qui devrait carrément vous intéresser, mais dont je ne peux pas vous parler avant le 15 septembre.

Tiens, je constate au passage qu’à force de maigrir doucement (yeah !), mon futal Bella tombe un peu trop… Il va falloir penser à en coudre une nouvelle version.

 

Laminette

Causons donc détails :

Cette fois, j’ai bossé selon les règles de l’Art. Comme indiqué dans le patron, je me suis (enfin !) procuré de la laminette, un ruban élastique transparent à coudre pour soutenir les épaules du body, afin d’éviter que le tissu ne se détende à l’usage. On en utilise une quantité ridicule, et à 0.75€ le mètre environ, ce serait ballot de s’en priver. On en trouve facilement dans les merceries en ligne, mais comme j’étais de passage à paris c’est chez Reine que j’ai chopé toute la mercerie dont je cause ci-dessous, à l’exception de la viesline et des pressions en résine.

Élastique avec joint silicone

En plus de cela, au lieu de coudre des liens à l’intérieur afin de bloquer mes bretelles de soutien-gorge, j’ai décidé de sauter sur l’occasion et tester le ruban siliconé : un élastique à coudre sur lequel il y a un joint de silicone, qui accroche la peau (comme pour les bas sans jarretelle en fait) et évite que le tissu glisse. Et bingo baby ! Contrairement à mon premier body, et malgré le décolleté prononcé dans le dos : cette fois tout tient parfaitement en place.

Et contrairement à ce que je craignais le contact avec la peau n’est pas désagréable du tout. Je crois que cela m’a coûté 1.50€ le mètre (moins de 2€ en tout cas), comme je n’en ai utilisé que 20 cm en tout (10 sur chaque épaule, cousu près de l’encolure), ça reste une solution trrrrrrès économique.

Mesh

En ce qui concerne la brassière par contre, je suis doublement désappointée. j’ai chopé chez Dreyfus (alias le marché Saint Pierre), au rayon jersey etc, un tissu impec’ pour doubler ce genre de vêtement. C’est du mesh (une espèce de maille ajourée et extensible), conseillé entre autres pour doubler les maillots de bain et tenues de sport. Le souci ici c’est que le patron prévoit de doubler uniquement le devant du body, en cousant un élastique en bas de la brassière. Et donc en prenant les côtés de l’élastique dans les coutures.

J’avais comme un doute, qui s’est transformé en certitude : l’élastique tire sur les côtés, et ça se voit malheureusement. Une prochaine fois, je tracerai le dos de la brassière, et celle-ci sera uniquement jointe au body par les couture du haut, pas par les côtés.

Seconde déception : si on coud une brassière, c’est pour porter un haut sans soutien-gorge. Mais pour des questions évidentes de tissu très moulant (chopé chez Tissu Passion à Bruxelles) et risque de pointage tétonnesque (copyright Zibusine), il n’est pas question pour moi de le porter sans ajouter des formes en mousses.

Comme la technique de pose est ultra simple et expliquée dans le patron, j’ai joyeusement investi dans une paire de renfort pour maillot de bain/lingerie… et c’est une catastrophe : ces formes ne sont pas en mousse (j’aurais dû mieux regarder), elles ont en prime une forme étrangement pointue particulièrement aguicheuse. Pour se faire un costume de scène façon Madonna dans les années 90, c’est nickel. Pour mon joli body, c’est niet. Donc en attendant de trouver quelque chose de plus adapté, bah je le porte sur un soutien-gorge, dommage.

Pour finir, j’ai une grosse méfiance vis-à-vis des pressions cousues à l’entrejambe : j’ai toujours peur que ma couture lâche. Donc jai entoilé les bandes de tissu avec de la viesline adaptée  afin de renforcer le support, et j’ai posé deux pressions Kam en résine.

Je sais que vous vous inquiétez pour mon confort donc je vous rassure : ce n’est pas du tout inconfortable. Je n’y fais même pas attention en fait.

À dans 5 jours pour une chouette annonce (il se pourrait que je vous montre un tricot d’ici là, mais il faut d’abord que je peigne un ou deux plafond).