[Ceci n'est pas un blog de cuisine] Moelleux Choco-coco

J’aime bien les défis en cuisine, et faire plaisir…

Alors quand un copain me dit « j’ai arrêté de manger du sucre raffiné, mais les desserts me manquent » c’est aussi irrésistible qu’un morceau de Coulommiers bien fait sur du pain croustillant : il faut que je lui prépare quelque chose de bon.

Nous disions donc…. Un gâteau sans sucre raffiné, sans édulcorant (of course).

Pas d’ingrédients couteux ou casse-pieds à se procurer, pas de batteur/mixeur ou autre ustensile ne se trouvant pas dans ma cuisine, du chocolat parce que c’est toujours bien… Le cahier des charges m’a amenée à tester le Brownie à la noix de coco de Céline de Cergy. Et bein je n’ai pas été entièrement convaincue. Ce n’était pas mal hein, mais il n’y avait pas assez de dattes (qui apportent le goût sucré), trop de farine (texture pâteuse) et la cuisson trop longue au four avait desséché les bords, seul le milieu était vraiment agréable à manger. En prime ça ne ressemblait pas du tout à un brownie.

Butée comme une mule j’ai réitéré en modifiant tout cela, voici donc la nouvelle recette, celle que j’aime, qui est parfumée, sucrée juste ce qu’il faut, fondante tout en se tenant bien. Pour 5 gâteaux individuels il vous faut :

  • 10 dattes
  • 75 gr de noix de coco rappée (plus un peu de rab’ pour décorer)
  • 50 gr de farine (voire moins si vous voulez plutôt un fondant)
  • 75 gr de beurre salé (ou doux, et dans ce cas ajoutez un peu de sel)
  • 50 gr de chocolat noir
  • 3 œufs
  • 5 ramequins
  • du film alimentaire
  • une cocotte minute, Cookéo (cocotte minute électronique) ou un cuit-vapeur

Commencez par faire fondre tranquillou chocolat et beurre au bain-marie. Pendant ce temps….

Dans la recette originelle il est question de mixer les dattes après les avoir dénoyautées. Non seulement je n’ai pas de mixer mais en prime, vu la consistance de ces fruits, je me demande si cela marcherait si bien. Bref, j’utilise une planche à découper et un bon couteau pour les couper très finement. Ne faites pas comme moi dans la photo ci-dessus malheureux ! J’ai tassé tout ça pour en faire une pâte, ce qui est une fausse bonne idée car après on galère pour la mélanger avec le reste des ingrédients. Mieux vaut bien séparer les lamelles fines puis les verser en pluie dans la préparation.

Dans un grand bol battez les œufs, ajoutez le mélange de beurre et chocolat fondu, la farine en pluie, la noix de coco et les dattes. Mélangez bien et versez la préparation dans les ramequins (on peut les beurrer au préalable, mais même sans cela le gâteau se démoulera assez bien). Attention, ne remplissez pas complètement les moules, la préparation gonflera un peu à la cuisson.

Tan qu’à faire, décorez le tout avec le rab’ de noix de coco rappée.

Filmez chaque ramequin avant de placer le tout dans le panier vapeur de l’appareil de votre choix.

Tiens, c’est d’ailleurs le moment de crier au monde mon amour de la cuisson vapeur : le four donne à certains desserts un croustillant incomparable, mais quand il s’agit de moelleux et fondant l’effet est plus desséchant qu’alléchant, c’est comme ça. La vapeur en revanche permet de cuire tout en conservant la souplesse de la préparation, y compris sur les bords. Pourquoi s’en priver ?

Il se trouve que j’ai un Cookéo, qui est en réalité une bête cocotte-minute électronique (bête mais merveilleuse).SI c’est aussi votre cas mettez 150 ml d’eau dans la cuve et utilisez le mode « cuisson rapide ».

Comme mentionné plus haut, un cuit-vapeur suffit. On est parti pour 14 minutes de cuisson. Rappelons qu’il s’agit ici d’une recette de moelleux, démoulable et facile à manger avec les doigts. Si vous voulez tester la version fondant (et avez déjà mis moins de farine, disons 25 à 30 gr), visez plutôt 11 ou 12 minutes je pense.

Enlevez le film plastique, démoulez si ça vous chante (pour cela attendez que les gâteaux refroidissent), dégustez chaud, tiède ou froid.

Attention, si vous espérez un vrai moelleux au chocolat « comme avec du sucre en poudre » vous serez un peu déçus car on sent bien le goût et la consistance moelleuse des dattes. Mais en soit c’est vraiment très bon, d’ailleurs fiston en est absolument fan. À tel point que je pense désormais privilégier cette recette à la maison aussi : sans être régime (coucou les 75 gr de beurre) elle est tout de même bien plus saine que mes habituelles recettes cumulant sucre et gras.

Bon app’ !

Blue girl

Hop, deux projets pour le prix d’un aujourd’hui, j’suis d’humeur généreuse.

Faut dire qu’ils vont plutôt bien ensemble ceux-là, et avec le temps changeant. Robe légère en jersey et veste en laine mélangée, avec ça je m’en sors à tous les coups.

La robe est mon uniforme actuel : ma cops Anne m’a prêté la robe en jersey la plus simple et flatteuse qui soit (Agnès B), comme elle ne voulait pas me laisser la lui voler je l’ai recopiée en plusieurs exemplaires. Le patron est bête comme chou et m’a fait réaliser que j’avais jusque là tendance à coudre des modèles trop cintrés. Finalement la simplicité qui suit la ligne sans trop la marquer c’est ce qu’il y a de mieux.

Petite astuce bien utile avec ce décolleté : de mini liens cousus sur les emmanchures qui me permettent d’attacher les bretelles de ma digne lingerie, qui ainsi tient en place mais se fait discrète. Une prochaine fois j’upgraderai le système en mettant plutôt de mini boutons pressions.

Si vous avez envie d’un patron approchant, la Magic Dress que vient de sortir Vanessa Pouzet lui ressemble rudement. N’ayant pas cousu ce patron j’ignore ce qu’il vaut, mais vu la simplivité de la chose ce serait difficile de se planter. Quant au tissu, c’est encore une fois un trophée rapporté de notre trocante bruxelloise annuelle, si je ne m’abuse c’est Mimolette que je dois remercier pour ce coupon choupinou.

 

Passons au nœud du problème : Ze Veste. Qui devait être un manteau mais se trouva fort raccourcie quand un coup de ciseaux malheureux fut venu.

À une époque pas si lointaine j’en aurais été très satisfaite. La couleur du lainage (trouvé chez Gotex à Anderlecht) est superbe, la plupart des finitions sont très propres… Mais au fur et à mesure j’ai commis tellement de petites erreurs qu’il est resté abandonné sur ma table durant deux semaines alors qu’il ne me restait que l’ourlet à finir. Découragée j’étais.

Les erreurs et défauts donc :

  • Ne pas avoir fait de toile et modifié la carrure du dos.
  • Ne pas avoir vérifié ce que donnait le col avant de l’assembler… Et donc ne pas avoir modifié le col, dont je n’aime pas la forme.
  • Avoir coupé un bout du bas par accident. Stupide, l’accident.
  • Mauvais choix d’entoilage pour le col et la patte de boutonnage, qui souffrent donc de molassonerie aiguë.
  • Mauvais choix de doublure, de piètre qualité. J’aurais dû prendre une cotonnade pour le corps et n’utiliser la doublure que pour les manches (à cet endroit, un tissu lisse est indispensable si on veut que les manches des pulls glissent comme sur une patinoire au lieu d’accrocher).
  • Boutonnières réalisées alors que j’étais fatiguée et déjà déçue, donc bâclées (plus deux boutonnières non-visibles sur cette photo qui ont par erreur été faites du mauvais côté… la lose).
  • Ourlets bâclé lui aussi, au lieu de prendre le temps de le positionner pile poil en faisant un essayage sur mon mannequin. Ce qui fait que le bas rebique par endroits. Mais à ce stade je voulais juste en finir.

 

Je l’ai tout de même beaucoup portée ces derniers temps. Ah, oui, on me glisse dans l’oreillette que j’ai oublié de dire de quel patron il s’agit ! Vous le reconnaissez peut être, c’est un modèle Simplicity dont j’ai déjà cousu une version modifiée. On peut aussi le trouver dans le mag’ Tendances Couture n°7. Comme d’hab’, pour éviter que le tissu ne s’use au niveau des boutons j’ai utilisé ce truc tout simple que je recommande chaudement.

Je suis contente d’avoir surmonté la sainte flemme qui m’habite depuis des semaines et blogué un peu. Mais j’ai encore du retard à rattraper, stay tuned!

Vous avez dit « classique » ?

J’ai depuis quelques temps comme une envie de changer de style.

Ça tombe bien puisque je dois me refaire une garde-robe à ma nouvelle taille. Prise par une folie couturistique je me suis confectionné une série de fringues d’urgence, confortables et tout terrain et économique puisque pour la plupart je me suis contentée de piocher dans mes stocks de tissus et de patrons. Il ne me reste plus qu’à trouver le temps de tout prendre en photo.

On attaque avec cette jupe crayon à taille très haute de chez l’ami Bubu (#107A 02/2011, un grand cru décidément) accompagnée d’un t-shirt adapté du body/robe Nettie, de Closet Case Patterns, déjà cousu moult fois, j’y allais donc les yeux fermés.

Même si mes rondeurs sont bien visibles dans cette tenue, j’aime beaucoup le rendu général et compte bien les refaire dans des tissus plus funky. La taille haute de la jupe (coupée en taille 40, et dont le patron propose trois longueurs) est particulièrement confortable et pratique. En revanche j’ai peut être été un poil optimiste en coupant le t-shirt en taille 12 alors que j’utilisais un jersey assez nerveux.

En ce qui concerne les tissus je n’ai pas grand chose à dire : le gris vient d’un grand coupon piqué à ma mère il y a des années (merci M’man !), le jersey noir super doux et confortable était un mini reste de coupon, je n’ai réussi à couper les pièces qu’en trichant, les manches ont donc été positionnées à contre sens (vive les jersey bi-extensibles !).

À venir : un manteau devenu veste et une flopée de robes en jersey.


Même pas morte !

Ce titre formidablement optimiste fait référence à ma longue absence mais aussi au GN pour lequel j’ai cousu ce costume.

Pour être parfaitement honnête, ça fait des mois que je dois prendre des photos correctes de celui-ci. Entre temps j’ai perdu pas mal de poids, étant donné qu’il était un peu large à la base autant dire qu’il ne me va plus, vous avez donc droit aux photos pourraves prises au fur et à mesure de sa réalisation, c’est la vie !


Le lieu : Sleepy Hollow (écrit par Fanny Wilk, une dingue absolue _ dingue étant utilisé ici dans le bon sens du terme). L’année : 1809. L’ambiance : sorcellerie, crimes et horreur. Mon costume : le plus chaud possible étant donné que nous jouions en plein hiver avec quelques scènes en extérieur.

Porte-monnaie en peau de hérisson oblige, j’ai tapé dans ma bibliothèque de patrons et foncé chez l’un de mes dealeurs préférés, Passion Tissus à Saint Gilles, où j’ai eu la chance de dégotter un drap de laine rayé canon pour trois fois rien, et un bout de fausse fourrure qui rend plutôt pas mal pour à peine plus cher.

Le tissu marron est une suédine extensible très douce mais pas follement adaptée (j’ai envisagé de l’entoiler mais….. j’ai eu peur qu’elle ne fonde). Las, le toucher était tellement agréable que j’ai fait avec, mais le rendu des revers de la redingote s’en est ressenti.

Le faux-cul n’est absolument pas histo, j’ai vu passer cette forme sur pinterest et vaguement copié. Lors des premiers essayages le rendu était bien trop gonflé (cf la photo en haut de cet article), conférant à l’ensemble un look de tournure qui faisait faire un bond de 80 ans dans le futur. Il a fallu sérieusement me dégonfler le popotin (résultat ci-dessous).

On ne voit malheureusement pas la robe blanc cassée, juste une partie de sa jupe, mais je suis enchantée par ce patron Burda, 05/2011 #125,  tout simple (pas du tout histo mais qu’importe) que je me suis contentée de rallonger. Idem, la redingote est en réalité un patron de veste très courte du même magazine (05/2011 #113, déjà réalisée ici) auquel j’ai rajouté un grrrrrrand rectangle de tissu plissé pour créer la « jupe ».

C’était un mauvais choix car le fait que la veste ne ferme pas ruinait la silhouette, j’ai donc dû bidouiller en rajoutant une sous-patte dotée de boutons pressions. Si c’était à refaire, j’éviterais de me croire maligne en choisissant une coupe originale et je collerais aux gravures d’époque tiens. Par contre les modifications des bracelets de manche fonctionnaient bien, yeah.

La cape quant à elle est un patron Simplicity (7100, déjà utilisé pour un autre costume) gourmand en tissu mais qui tient bien sur les épaules. La fausse fourrure rigidifiait trop la capuche à mon goût, ruinant un peu le tomber de la chose, mais cela convenait tellement à mon personnage cossu que je l’ai gardée malgré tout.

Pour finir, voici ma photo préférée en jeu. Je ne vais pas spoiler le scénario, disons simplement que, confronté à ses crimes, mon personnage s’est retrouvé bouleversé et à tout avoué (donc en fait je suis morte, parce qu’à Sleepy Hollow on ne rigole pas avec le meurtre voyez-vous). Merci encore au talentueux Jérôme Verdier pour avoir capturé ce moment intense.