LE cadeau mange-chutes

Oh mais que vois-je ? Serait-ce…. Une mini chute de tissu que j’ai eu bien raison de ne pas jeter ?

Pour noël j’ai trouvé le projet parfait à faire à quatre mains avec un petit qui apprend doucement à coudre : un simple marque-page en tissu. On a juste besoin de deux carrés de tissu, ici de 10×10 cm, plus deux triangles allant avec. J’ai aussi utilisé un entoilage thermocollant pour donner un peu plus de tenue au bidule. À moi la découpe des tissus et les mains sur la machine, pendant que le Gremlin appuyait sur la pédale en étant attentif aux moments où il fallait s’arrêter (le Grand Gastéropode Céleste soit bénit : je peux régler la vitesse de ma machine, ça a bien aidé).

Tous les membres de la familia qui lisent encore des bouquins papiers en ont reçu un (ou ça ne saurait tarder, vive la poste), pour les fans de liseuses numériques nous avons dû trouver d’autres idées. C’est vraiment un cadeau génial, d’ailleurs je vais aussi m’en faire un ou deux. Et je suis toute contente de pouvoir enfin utiliser les précieux rogatons de mes tissus préférés.

À très vite pour de nouvelles z’aventures couturesques ou tricoristiques…

 

Sirocco et Poppy sont sur un bateau

Deux ans après tout le monde,

J’ai moi aussi craqué pour ce patron de la marque Deer&Doe. À ce stade on peut certes dire que je suis la mode, mais à la vitesse d’un escargot asthmatique.

Sirocco, c’est une intrigante combinaison en jersey dotée de poches, de plis, d’un décolleté non négligeable… Mais sans boutons ni fermeture à glissière, vu qu’on l’enfile par le décolleté ; pour accomplir ce miracle il faut impérativement choisir un tissu avec 60% d’élasticité. Cette jolie combi est assez facile et rapide à coudre, du moins quand on a l’habitude de bosser avec des tissus extensibles. Le patron inclut deux versions : short ou pantalon. Les manches sont censée être courtes mais je voulais faire une version hiver compatible (oui, en hiver j’adore porter des shorts et des décolletés), cette partie a donc été immédiatement modifiée.

Dans la foulée j’ai aussi transformé en pinces les plis du dos du corsage, et rallongé le buste et le bas de 2.5 cm chacun, soit 5 cm au total. En effet, les patrons de cette marque sont conçus pour une stature de 1m65 alors que je mesure 1m70.

Las, le milano que j’ai chopé n’est pas assez nerveux, je me retrouve donc avec un merveille de confort MAIS un rendu un peu trop mou, qui me gène surtout quand je regarde la ceinture qui godille par endroits. Ou quand, après plusieurs heures, la fourche est un peu descendue et donne en effet moyennement flatteur au niveau de mon digne fessier.

Le décolleté a aussi tendance à s’ouvrir plus facilement qu’il ne le devrait, le fourbe. Mais tout va bien car j’ai mon arme pas si secrète : une brassière assortie, cousue il y a quelques mois dans un autre tissu qui a presque la même couleur. Pour celle-ci j’ai utilisé mon nouveau patron de lingerie préféré, j’ai nommé Poppy, créé par House Morrighan. Un p’tit bijou de confort et de soutien que je recommande à fond les ballons.

Comme tu peux le constater, l’encolure est très bien conçue, avec ce qu’il faut d’ampleur pour s’ouvrir sans souci.

Malgré ses quelques défauts, j’aime beaucoup cette combi et la porte régulièrement (il m’arrive même de la mettre en guise de pyjama). Comment résister à un tel ratio de confort / classe / sexytude ?

(Portée ici sans brassière)

À très vite pour ma seconde version, plus ajustée cette fois.

Ondée châtaignée

Voici venir un post 100% Deer&Doe…

Parce que décidément ces patrons fonctionnent bien avec ma silhouette, et que je craque forcément pour un duo short Châtaigne et crop top Ondée. Tu trouves que le short me serre un peu trop le jambonneau quand même ? Tu as bien raison : je l’ai coupé exprès une taille trop petit, car je compte perdre encore quelques cm de gras au cours des prochains mois.

J’ai comme d’hab’ utilisé la version à taille haute du short ainsi que le sweater à manche longues et sans col. Ce dernier est tellement agréable et surtout rapide à coudre que j’en ai fait deux autres dans la foulée. Attention : avalanche de photos.

Ce jersey bleu vient de chez Gotex et est de loin celui qui rend le mieux grace à sa nervosité et au fait qu’il est bi-extensible.

Le suivant, bleu aussi, est une version modifiée afin d’y ajouter un col montant. L’idée était bonne, mais le rendu n’est pas celui que j’espérais. J’aurais dû couper un col rectangulaire et le monter sur une encolure modifiée pour être plus près du cou, au lieu de simplement rallonger la pièce. Il est tout de même très agréable à porter, le souci n’est qu’esthétique (saletés de plis).

Enfin, voici la version « bonbon rose ». Je n’avais plus assez de ce jersey rayé pour couper des manches longues, et en même temps pas question de me faire un t-shirt portable dans six mois. Au final je suis étonnamment fan de l’effet « manches courtes et longues ». Comme mon tissu est un peu mollasson le sweater flotte un peu trop, mais il reste lui aussi très agréable à porter.

On se quitte sur une dernière photo de mon joli arrosoir.

À bientôt pour de nouvelles z’aventures couturistiques.

L’ensemble bleu comme une orange

Je vous ai dit que je m’étais remise au sport ?

Ça me fait un bien fou, mais bonjour les tournée de lessives quand on transpire de son mieux six jours par semaine. Autre inconvénient (ahah, non, en fait ça va, je le vis bien), on change de taille. C’est donc un peu absurde de se coudre quelque chose tout en espérant bien que d’ici deux mois ce sera trop grand. D’où le fait que dernièrement je me couds des trucs trop petits exprès, ton œil avisé n’aura pas manqué de le remarquer.

Mais là j’ai un chouïa abusé, ou plutôt j’ai été neuneu : je pensais avoir commandé chez Tissus.net des tissus bi-extensibles, et seul le scuba crêpe orange l’était ; les scuba à motifs orange et bleu ne sont eux extensibles qu’en largeur. Pour un top ça passe encore, mais pour un legging… Nope nope nope. Je me retrouve avec un legging qui arrive aux genoux au lieu de mi-mollet, et dont la taille censée être haute descend tout le temps. Bonus : ce crêpe est très trop fin et transparent, on peut voir les motifs de ma culotte au travers, pas top.

Je m’entraine tout de même avec cet ensemble, mais ne porte le bas que quand je n’ai vraiment plus rien d’autre sous la main. Il s’agit du patron Stride Athletic tighs de chez Greenstyle Creations, dispo en anglais et en français. J’aime beaucoup les découpes et les nombreuses options, vivement que je chope des tissus plus adaptés pour en faire un nouvelle version. De plus, au lieu d’une large ceinture élastique qui serre la taille, il y a juste de la laminette prise dans la couture d’assemblage en haut de la ceinture, un système efficace et confortable.

La brassière en revanche est très agréable et soutient correctement, même si mon mesh est un peu trop fin et extensible et donc n’offre pas un support dingue non plus. Cette fois j’ai copié un modèle Décathlon, qui est mon favoris depuis que je l’ai acheté il y a une bonne quinzaine d’année. J’suis fan de la pièce contrastante au milieu du dos pour le look, et de la partie intérieure avec de nombreuses découpes pour le soutien. Autre avantage, il n’y aucune couture au contact de la peau.

Pour le prochain ensemble, j’hésite entre refaire cette brassière, gratos et une valeur sûre, ou claquer la thune que je n’ai pas tester un nouveau patron. N’hésitez pas à me conseiller des modèles d’ailleurs ; pour l’instant je zieute ceux de chez Etoffe Maliceuse, Jalie et encore une fois Greenstyle, qui en plus de modèles de brassières, 1 et 2, propose un vrai soutif d’endurance. J’ai aussi un patron intéressant dans l’un de mes vieux Burda, qui serait donc gratos ET amusant à tester, mais semble quand même moins fun que d’autres.