Mauvais choix #1 : le sac

Y’a des jours semaines mois comme ça, on (sous-entendu : moi-je) est trop feignasse pour réfléchir et vlan, on choisit un mauvais patron.

C’est le cas pour ce sac. En parcourant le tutoriel paru dans un Burda Facile je me suis dit « Ah tiens, l’idée est sympa MAIS on ne voit pas de photos de profil du sac à dos / les fournitures conseillées me font penser à un placement de produit / ça fait plus tutoriel de blog que truc pro de magazine qui a fait ses preuves… » . Et bein surprise (en fait non) c’était bien le cas.

Mais présentons d’abord la bête : j’ai longtemps cherché un patron de sac à « trucs du bébé » vraiment pratique, c’est à dire qui tienne bien en place que je porte le bébé devant moi, dans mon dos ou qu’il soit simplement dans sa poussette. Avec en prime une bonne contenance et un look sympatoche.

Révélation : pour l’usage que nous en faisons, le top of the top c’est un modèle transformable dont on peut déplacer les bretelles pour en faire au choix une besace, courte ou longue, ou un sac à dos.

Je déconseille fortement ce tutoriel car, bien que les photos donnent envie, à mon avis c’est de la grosse daube publicitaire pour vendre des fournitures gadget au lieu d’apprendre à bien faire les choses.

N’ayant nulle envie d’acheter les trucs en question, je me suis dépatouillée avec ce que j’avais sous la main et j’en ai profité pour ajouter une doublure en tissu enduit (Ikéa), car qui dit sac à couche/biberon dit fort risque de fuites de liquides potentiellement immondes.

De plus je n’ai pas gardé les même mesures (y compris pour les sangles, qui ont été diminuées de 7 bons cm, mauvais tutoriel vous dis-je !) et j’ai triplé le fond avec quelque chose de plus costaud que l’entoilage préconisé, qui se serait déformé au moindre poids. J’ai utilisé un truc dont j’ai totalement oublié le nom, promis je le mets ici dès que je remets la main dessus… Il s’agit d’une espèce de feutre épais facile à coudre et qui passe en machine.

Ce tissu d’ameublement London map, j’en rêvais mais à 25€ le mètre au Chien Vert c’était niet, nada, jamais d’la vie ! Et puis, ma doué béniguet, quelle ne fut pas ma surprise de le trouver sur un marché aux tissus à 8€ le mètre. J’ai dégainé direct le porte-monnaie, vous allez donc le revoir par ici.

Suis-je contente ? Non. Le résultat est sympa et correspond à ce dont nous avons besoin mais je vois plein de petits défauts, en particulier le fait que porté dans le dos, de profil, c’est assez moche. Si c’était à refaire je m’inspirerais plutôt de l’un de ces sacs :

Arina Rasputina | Blue Calla

 

À très vite pour un second patron pourri semi plantage, cette fois au tricot et à base de rayures et rangs raccourcis, qui comme vous pouvez le constater ne font pas bon ménage.

 

Bim, bam, boum, une robe et du ukulélé

N’en étant pas à mon coup d’essai,

je SAIS que la robe Centaurée de Deer&Doe est large à la taille et qu’en prime les fronces sur tout le tour lui donnent un effet entre la petite-fille et la mémère, le tout pas du tout amincissant (c’est mon opinion biaisée de fille qu’y n’aime point les fronces).

Et je le prouve : premier essai high-low avec fronces, sans retouche = on a l’impression que j’ai pris 10 kilos / second essai ajusté, sans fronces et avec une maxi-jupe = nettement plus flatteur

Pour ce troisième essai j’ai décidé de tester la longueur aux genoux, avec fronces, sans zip parce que je n’aime pas les robes à zip (soit l’aisance est telle qu’on n’en a pas besoin, soit la robe est ajustée et j’ai toujours peur de me coincer la peau en la fermant… Ne riez pas, ça m’est arrivé, c’est très désagréable !) mais en ajustant tout de même le tout à l’aide de pinces dans le dos.

Oui, j’ai l’esprit aventureux d’un explorateur du temps jadis en quête d’une nouvelle façon de cuisiner les nouilles, appelez-moi Marcella Pola.

Bilan : les pinces ajoutées dans le dos alors qu’il y a des fronces, c’était vraiment une idée de neuneu, d’ailleurs je ne pige pas pourquoi elle m’est venue. Il aurait été préférable d’ajuster sur les côtés. À part ce détail qui me donne envie d’aller m’enfouir la tête dans le sable, me voila comme prévu l’heureuse propriétaire d’une robe digne d’un petite fille (vous savez : pas de taille et le bidon rond bien poussé vers l’avant). Ni glamour si super flatteuse, mais tout de même jolie, légère et agréable à porter pour les vacances.

« Et si cette fois j’ai pas envie de poser en levant la jambe ! » « C’est la tradition, tais-toi et lève cette p….n de gambette ! »

Quelques ajustements post-couture ont été nécessaires : les deux pinces dans le dos m’ont permis de supprimer 4 bons centimètres à la taille mais j’aurais encore pu en virer 4 tout en conservant assez d’aisance pour l’enfiler sans souci. De plus, ayant changé de silhouette, cette fois je l’ai coupée en 44 (je correspond quasi exactement aux mesures pour cette taille) et… L’avant ne m’allait plus !

Pour les deux robes en 42, je n’ai pas eu de souci avec les bretelles. Pour cette troisième version elles étaient trop sur le côté et cela me dérangeait, j’avais toujours l’impression qu’elles étaient sur le point de tomber. J’ai fini par démonter le biais sur l’avant, retirer 1,5 cm au niveau de la couture milieu devant haute (pas sur toute la longueur), retiré à nouveau 1,5cm sur la découpe centrale du biais et remonté le tout. C’est nettement mieux ainsi mais l’esthétique du corsage en a pâti quand on le regarde de près. Tant pis.

« Mais pourquoi est-ce que cette télécommande ne marche pas ? Ah tiens, si en fait… »


Si je me décide à la coudre à nouveau ce sera :

  • en modifiant la jupe pour virer les fronces et la faire tourner et/ou la rallonger (mais pas high-low, en revoyant ces photos je réalise à quel point ça ne me va pas)
  • avec le buste vraiment ajusté, donc avec zip
  • en modifiant l’avant pour que les bretelles soient positionnées moins près des épaules

 

Le tissu est un coton léger et assez fragile chopé chez Sacrés Coupons à Paris. Joie, bonheur : il me reste de quoi coudre une p’tite jupe légère ! En bonne droguée déjà en manque, je vais donc compulser frénétiquement ma pile de patrons à la recherche du modèle idéal.

 

Mais d’abord il faut que je vous cause du truc qui me met en joie en ce moment. Non, pas le bébé.

Il s’agit de Yousician, une application (je l’utilise sur une tablette Ipad mini, mais on peut l’avoir sous d’autres formats) qui permet d’apprendre à jouer d’un instrument de musique même quand on n’a en théorie ni le temps, ni l’énergie, ni l’argent pour s’offrir un tel luxe.

Parce que oui, apprendre à jouer de la musique c’est un petit luxe. Je joue de l’accordéon diatonique et un peu d’ukulélé mais je m’y suis mise sur le tard car pendant des années j’étais bloquée par le fait que je n’avais pas appris la musique/le solfège. Rien n’empêche d’acheter un instrument correct et de se lancer en autodidacte ceci dit, c’est ce que j’ai fait pour l’ukulélé et ça fait des années que je m’amuse à gratouiller…. Mais en restant à un niveau médiocre faute de prof/groupe pour me pousser à me botter les fesses.

Bref, jusqu’à récemment je jouais comme ça :

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Et un puis un pote de GN (merci « François », tu es beau !) m’a parlé de Yousician. Concept simple mais efficace : comme avec le jeu vidéo Guitar Hero, on voit défiler des repères de couleur et il faut jouer la bonne note/le bon accord au bon moment, et le niveau monte progressivement jusqu’à ce qu’on ait acquis une dextérité de malade. Sauf qu’au lieu de savoir super bien jouer à Guitar Hero on sait super jouer d’un vrai instrument.

Il vous faut donc : un ordinateur/une tablette/un smartphone (même si là ça me semble un peu petit) dont le micro et le son fonctionnent bien + un vrai instrument de musique. Aucun besoin de connecter l’un à l’autre ou d’acheter un instrument spécial, le micro de votre appareil suffit. Mais évidemment, si vous prenez un ukulélé chinois à 20€, il y a des chances pour que les accords bougent tout le temps et que ce soit casse-bonbon, il vous faut un instrument correct (avantage du ukulélé : on peut avoir un « vrai » instrument de musique qui tient bien l’accord pour un prix raisonnable comparé à la majorité des instruments).

En vrai le contenu est encore plus riche : il y a de courtes vidéos avec des cours, un métronome, un accordeur et surtout une fonction « practice » qui permet de ralentir les morceaux pour travailler à son rythme avant de revenir à la fonction « perform » et valider un niveau….. Pour l’instant il y a 4 instruments disponibles : guitare, basse, piano et ukulélé.

Et combien que ça coûte cette affaire ? Et bein rien. Enfin si, on est encouragé à prendre un abonnement de 9.99$ par mois, mais on peut aussi accéder gratuitement à l’application, qui est alors un peu bridée : on n’a droit qu’à 30 mn de cours toutes les 12 heures, durant ces 30 mn il y a 3 interruptions de 30 secondes chacune pour vanter l’abonnement payant, et une fois le temps imparti fini on n’a plus accès à la suite des cours, aux scores et retours…. Mais on peut tout à fait continuer à s’entrainer avec les cours et exercices déjà débloqués, c’est donc parfait pour les gens comme moi qui n’ont de toute façon pas plus de 30 mn à consacrer à ce loisir.

 

Ce que j’aime :

  • C’est super fun !
  • La version gratuite me convient tout à fait.
  • Pas besoin de me déplacer, de trouver un bon prof…
  • Je cale mes 30 mn de cours quand je veux (quand j’arrive à avoir 30 mn).
  • La pédagogie est bien pensée, efficace…. on progresse très rapidement.
  • L’application sur Ipad est très intuitive.

 

Ça me botte moins :

  • Si on aime ça, il y a une fonction « compétition » : on marque des points selon sa dextérité et on peut comparer ses scores avec les copains. Pas du tout mon truc, mais ça plaît beaucoup à mes amis.
  • Les cours sont uniquement en anglais pour l’instant (pas un anglais compliqué, mais mieux vaut le savoir).
  • Le gros point faible à mon sens (mais je n’ai pas fini les cours donc peut être que cela s’arrange) : pour apprendre à jouer d’un instrument on passe soit par la lecture d’un système de notation (solfège, tablatures), soit par un apprentissage à l’oreille (écoute et mémoire). Pour les cours d’ukulélé (je n’ai pas testé les autres) on apprend effectivement les noms des accords mais pas les longueurs de notes (du moins pas les notations habituelles), et on ne travaille malheureusement absolument pas d’oreille. Ce qui est un peu handicapant pour jouer sans l’application sous les yeux, du moins pour ceux qui ne sont vraiment pas sûrs d’eux/n’ont jamais pris le moindre cours de musique.
  • C’est moins agréable que d’avoir un vrai prof sous la main (mais à cheval donné… )
  • Il faut être connecté : moi qui part 3 semaines loin d’internet cet été, je vais plutôt emporter des recueils de tablatures pour continuer à pratiquer tous les jours.
  • Et parfois le chargement des vidéos rame sévèrement, même quand ma connexion internet fonctionne parfaitement (pas bien grave, mais 10 mn pour charger une vidéo de 2 mn c’est longuet).

Allez, une seconde vidéo pour le fun

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Je vais finir par deux conseils, du moins pour la version ukulélé :

  • Prévoyez des écouteurs car le son de l’instrument couvre souvent l’accompagnement, ce qui est dommage car on ne travaille alors plus du tout d’oreille.
  • Pour les cours, on choisit de travailler les accords ou les arpèges. Faites les deux en alternance ! On est tenté de progresser rapidement dans l’une de ces deux techniques au détriment de l’autre, mais arrivé à un certain niveau pour les arpèges il est indispensable de connaître déjà les accords.

Voila voila, je suis joie, je suis musique ! Je précise au cas où qu’il ne s’agit pas ici de pub déguisée pour laquelle j’aurais été sollicitée : je kiffe tellement ce truc que je me devais de partager le bon plan. Comme quoi les commerciaux qui se sont dit « tiens, mettons une version gratuite, limitée mais quand même chouette, pour attirer le chaland » savaient ce qu’ils faisaient.

Le vrai défaut du truc c’est que, maintenant que je sais que je pourrais apprendre gratuitement et  facilement les bases, et bah je rêve d’un piano….

 

Ah mais quelle robe !

Y’a pas à dire : régulièrement le magazine Burda (Bubu pour les intimes) sort de petites bombes. Genre cette robe.

Mais avant d’en causer en détail il faut que je vous parle de moi, ou plutôt de mon corps neuf mois après l’accouchement : et bein il a changé, le fourbe ! Ma balance est formelle, j’ai perdu tout le poids pris durant la grossesse, et pourtant je ne me reconnais plus. J’ai pris une taille de soutien-gorge et deux de bonnet, et surtout j’ai désormais une petite bouée moelleuse au niveau du ventre. Bref, ma silhouette à changé.

Voyons les choses du bon côté : ça veut dire que niveau ajustement des patrons je repars de zéro, tant qu’à faire en prenant de bonnes habitudes.

Ce qui m’amène à Bubu. Bubu dont je considère depuis des années que les patrons taillent grand et qu’il faut ab-so-lu-ment couper une taille de moins. Sauf qu’après en avoir causé avec d’autres couturières j’ai réalisé que ce n’était pas une erreur mais un choix délibéré lié à l’aisance désirée. Jusqu’à présent je cousais délibérément des fringues très (trop ?) ajustées, j’ai donc décidé de laisser une chance à l’ajustement Bubu et de couper exactement la taille correspondant à mes mesures, soit un 44.

Je n’avais pas le temps de faire une toile mais il n’était pas question d’assembler bille en tête, j’ai donc bâti scrupuleusement avant de monter le vêtement. Le bilan :

  • L’ajustement au niveau des hanches et jambes me convenait tel quel car ainsi, malgré une coupe nettement moins évasée que ce que j’aime d’habitude, ma très vilaine culotte de cheval est assez efficacement planquée.
  • En revanche j’ai repris le buste de partout afin de mieux mettre mes courbes en valeur et éviter que le tissu ne poche au niveau du dos. J’ai retiré de base un centimètre aux côtés et milieu dos, puis encore repris le dos au niveau de la cambrure et les côtés au niveau de la taille, plus encore un chouïa de rab’ sous les emmanchures.

 

Je me suis tout de même réfrénée et il reste une aisance agréable, qui de plus me permet d’enfiler et retirer cette robe sans avoir besoin de l’ouvrir (pas même l’encolure !). Aucun besoin de zip donc celui-ci a été viré manu militari. Le bilan « ajustement Bubu » est donc mitigé, il va me falloir coudre d’autres formes de vêtements en 44 afin de mieux cerner les modifications à apporter.

D’un point de vue technique, tout l’assemblage a été réalisé à la machine à coudre et en coutures anglaises, avec des ourlets ultra fins pour la jupe et les manches, et les bords de l’encolure gansés d’un biais maison. L’intérieur des manches étant visible c’est de loin la solution la plus esthétique à mon sens.

À la base il s’agit d’une robe de mariée, d’où la longueur exagérée et surtout la petite traine. Cela ne collait pas à ce que je recherchais (= une robe que porterait une femme de condition modeste pour le bal du 14 juillet 1936), j’ai donc viré la pièce de la traine sans modifier les découpes de la jupe, qui ont assez d’ampleur, et raccourci le tout au-dessus des chevilles. De plus j’ai cousu des ourlets au bas des manches au lieu de les ganser de biais, et comme j’assemblais en coutures anglaises je n’ai posé les deux biais sur la fente d’encolure qu’après avoir fini le montage.

Que dire de cette robe ? Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de foudre : malgré le tissu volontairement ringard rétro et pas assez fluide (une popeline de coton chopée chez Tissu Passion à Bruxelles pour 5€ le mètre, soit 15€ en tout), la longueur au-dessus des chevilles qui ne sied guère à mes jambonneaux jolies gambettes et le fait que j’aie volontairement gâché le décolleté en ajoutant des boutons (pudeur de la demoiselle modeste de 1936 oblige), j’en suis complètement fan.

Tout me plaît :

  • Les plis et pinces qui structurent le buste et mettent carrément bien en valeur mes « généreux avantages ».
  • Les manches un peu fofolles, qui en tombant le long de mes gros biscoteaux les affinent un p’tit peu. Elles auraient gagné à être cousues dans un tissu très fluide… Ce sera pour la prochaine fois.
  • La petite ceinture qui vient marquer la taille et la met effectivement bien en valeur. Celle-ci a été modifiée pour coller avec la boucle vintage, cadeau de mon pote Loris qui est tombé sur tout un stock de boutons « etc » dans un vide-grenier et a aussitôt pensé à moi, Merci m’sieur !
  • La fente d’encolure qui descend très bas dans le décolleté. Je regrette d’avoir dû ajouter des boutons car l’effet faussement sage était canon, sexy sans être trop choquant.
  • Le côté délicieusement rétro.
  • Le fait de pouvoir l’enfiler en deux secondes, sans zip.
  • Je découvre à ma grande stupeur que, avec la bonne aisance, ce type de jupe plutôt droite au niveau des cuisses cache tout de même ma culotte de cheval, et ça m’ouvre d’excitantes nouvelles perspectives, yeah !
  • La grande simplicité de ce patron : ni doublure ni parementure, quelques pinces qui rendent l’ajustement très simple… Pour une fois il s’agit d’une robe qui ferait effectivement une magnifique tenue de mariage mais qui reste réalisable assez rapidement, ce même par un(e) débutant(e).
  • Dans le magazine elle est aussi proposée au-dessous du genou et avec d’autres manches (qui me plaisent moyennement, mais c’est toujours ça de gagné).
  • Monsieur Jones l’aime ! (Je ne couds pas pour lui, mais ça fait toujours plaisir quand ça arrive).

 

Le seul vrai souci à mon sens c’est qu’elle n’est pas simple à se procurer. Il s’agit ici du mag’ de mars 2008 (visible ici sur le site russe, et je n’arrive pas à comprendre si on peut l’y acheter ou non), or pour l’instant le site américain Burdastyle propose à la pièce en pdf un bon paquet de patrons publiés dans ce magazine…. mais seulement à partir de 2010. La seule solution est donc de mettre la main sur un exemplaire d’époque. On peut aussi croiser les doigts et submerger Burdastyle de demandes pour que ce patron soit à son tour vendu en pdf.

Notez tout de même que :

  • Je ne suis pas certaine de l’effet sur une poitrine menue, même dans la bonne taille, et avec les plis la forme est un brin plus complexe à adapter.
  • Mieux vaut mettre le zip (je suis une feignasse qui préfère zapper cette étape quand c’est possible, non parce que ça m’ennuie d’un point de vue technique mais parce que je trouve cela plus simple à enfiler/retirer).
  • Les manches « fofolles » rendent assez étrangement de profil quand on lève les bras. Je ne déteste pas mais ça ne plaira pas à tout le monde.
  • De plus il faut impérativement choisir un tissu dont l’envers est identique (ou quasi) à l’endroit, et monter au moins les manches avec des coutures anglaises.

On l’aura compris, je compte la coudre à nouveau, cette fois dans un tissu plus fluide et en version maxi-jupe (mais toujours sans traine). Puis en version aux genoux et surement en dessinant d’autres manches. En fait, si je devais me marier il y a même de fortes chances pour que mon choix se porte sur ce modèle, c’est dire l’enthousiasme délirant qui me submerge en ce moment.

Sur ce je file prendre mon train ma machine à remonter le temps, je vais ENFIN jouer ce gn « L’Eté 36″, que j’attends en frétillant depuis des mois. Mille mercis aux auteurs et orga !

 

Soquettes et tawashi

Je n’ai pas pu résister….

Il FALLAIT que je me tricote une paire de soquettes à rayures changeantes, mais cette fois en combinant deux fils de coloris différents, quoique copains comme les doigts de la main. On ne le dirait pas en voyant cette paire mais il s’agit bien des deux mêmes pelotes de fil à chaussettes Delight de Drops, coloris mauve/vert-14 et turquoise/violet-09.

Le patron, encore et toujours, est celui de Noro stripey socks de Faith. Gratos, en english, canon. Je les ai juste raccourcies en tricotant uniquement 4 rangs en jersey entre la bordure et le talon. Aiguilles 2.25mm, 64 mailles montées de façon élastique, côtes 1/1…. Pour plus d’info n’hésitez pas à aller jeter un œil à ma première version de ce chouette patron.

Je les SURKIFFE ! Oui. Même si les hasards des changements de couleur font qu’elles sont très différentes. Comme en prime je n’ai utilisé que la moitié de chaque pelote il me reste de quoi en tricoter une autre paire qui sera surement tout aussi dissemblable, je pourrai m’amuser à les mélanger.

Le fil n’est pas désagréable à travailler une fois que l’on s’est habitué à son aspect irrégulier et presque feutré, mais aux pieds elles picotent un chouïa je trouve. Rien de grave mais si vous êtes sensibles n’utilisez surtout pas ce fil pour tricoter un châle.

 

Mmmmmmmmais ce n’est pas tout : je vais vous causer japonais pour changer.

En fait non, je ne cause pas un mot de japonais et en vrai je m’appelle Amélie, pas Sakiko. Un tawashi, j’ignorais ce que c’était jusqu’à ce que ces drôles de bestioles commencent à envahir Ravelry. Il s’agit d’un objet permettant de frotter (la vaisselle, la peau pour exfolier….), comme une éponge. Sauf que les tawashi tricotés/crochetés ont le gros avantages d’être plus écolo car ils se lavent en machine et durent longtemps.

Pour un séchage rapide et éviter la prolifération des bactéries, mieux vaut utiliser de l’acrylique. Pas du tout écolo en théorie, mais j’ai utilisé ici une pelote récupérée lors d’une trocante, et il suffit de peu de fil donc c’est un super projet pour finir les restes.

Il paraît que le plus efficace est de tricoter en double un fil acrylique avec une bande de tulle, pour un rendu plus abrasif mais tout de même doux pour la peau…. N’ayant pas de tulle sous la main et pas l’intention d’en acheter exprès, j’attendrai de trouver un moyen d’en récupérer d’occasion pour tester la chose. J’ai aussi vu passer quelques réalisations en coton, voire réalisées avec des bandes de t-shirt découpé. Ça me semble une très mauvaise idée car le coton n’évacue pas bien l’humidité, d’où un temps de séchage plus long et tous les inconvénients qui l’accompagnent.

Ce tawashi fait environ 2/3 d’une éponge de cuisine normale, et se câle agréablement dans le creux de ma mimine.

Après avoir zieuter quelques patrons et réalisations, j’ai opté pour un mélange perso, au tricot car je n’aime pas crocheter :

  1. Pour la forme, j’ai utilisé le patron d’hexipuff initialement destiné à la couverture Beekeeper’s quilt de Tiny Owl Knits (sympa, mais plus de 6€ pour un patron en réalité si simple, c’est un chouïa exagéré à mon avis, j’dis ça j’dis rien).
  2. Il se tricote en rond après un montage équivalent à celui des chaussettes toe-up, normalement avec des doubles pointes mais c’est très bien passé en magic loop avec mes aiguilles circulaires 3.5 mm.
  3. Après un premier essai dont la maille ne se tenait pas assez à mon goût et qui laissait voir le rembourrage (le plus petit des trois), j’ai préféré tricoter en double, toujours avec les aiguilles 3.5 mm : résultat serré assuré, même si c’est plus fatiguant pour les mains.
  4. Chaînette crochetée pour pouvoir les faire sécher en hauteur.
  5. Rembourrage avec un sac plastique (ça permet de faire baisser le stock qui encombre la cuisine de ma mère) : le tawashi est plus agréable à tenir en main ainsi. Les versions plates ne me disaient rien.
  6. Pas de couture, après rembourrage j’ai refermé le tawashi en grafting plutôt qu’avec un rabattage aiguilles/crochet comme indiqué dans le patron.
  7. Pour un rendu en relief pour mieux « gratter », j’ai tricoté un rang sur deux avec un point fantaisie simple : faire un jeté, tricoter deux mailles (pas ensemble, juste les tricoter à la suite), rabattre le jeté par dessus ces deux mailles, recommencer jusqu’à la fin du rang.
    Pour les deux premiers essais j’ai utilisé ce point sur l’endroit, puis réalisé que l’envers était encore plus texturé, cf la photo ci-dessus.

 

Je suis très satisfaite du rendu et c’est tellement fastoche et rapide à tricoter que je compte bien m’en faire de toutes les couleurs…. Mes tawashis tiendront-ils le coup ? Met-on un S au pluriel de tawashi ? Monsieur Jones me fera-t-il enfermer quand il apprendra que j’ai cessé d’acheter des éponges ?

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