
Si vous suivez un peu ce qui se passe par ici vous aurez reconnu le modèle, la jolie Laure, et surtout le haut qu’elle porte que j’ai déjà montré par ici. Pour un rôle de pirate dans un nouveau GN (jeu de rôle grandeur nature) la demoiselle m’a demandé un pantalon large, limite jupe culotte, toujours en suédine mais cette fois dans un marron que je trouve superbe.
J’ai modifié un patron à taille élastiquée du dernier Tendance couture, ajouté des poches (essentielles je trouve) et zou, d’après Laure l’ensemble est aussi confortable qu’un pyjama, ce dont je suis vraiment contente. Voila une réalisation simple certes, mais qui fait plaisir. Le tout porté avec cette armure de cuir lui donne une allure folle je trouve.

25 mai 2012 – 11 h 53 min
Tout est dans le titre : ça fait un sacré bail que l’idée de broder à la machine me tente mais je n’ai jamais été très convaincue par la finesse excessive que l’on obtient avec une machine à coudre standard. Ni par les points décoratifs plus larges en fait. Alors quand j’ai vu l’envers du point de chaînette de ma recouvreuse ça a fait tilt, d’où ce premier essai de broderie. Je l’ai réalisé sur un tissu normal mais le truc génial c’est que ce point est conçu pour coudre de façon impeccable les tissus élastiques, je pourrai donc recommencer sur du jersey, un tissu que je n’aurais jamais eu l’idée de broder sans machine je pense.
Ce point se fait avec deux fils, j’ai donc commencé par retirer deux des aiguilles du dessus de ma machine et installé deux bobines blanches. Ensuite j’ai dessiné mon motif sur l’envers car ce point est conçu en théorie pour que le trait sur l’endroit soit fin et que la chaînette se forme sur l’envers.

Première constatation : c’est assez difficile mine de rien de suivre un dessin avec un pieds aussi large, j’ai donc travaillé assez lentement pour les petits détails.

Secundo, mais ça je le savais déjà, cette machine ne permet pas de faire des points d’arrêt en marche arrière, la technique à adopter est donc de réfléchir en créant le dessin afin d’avoir le minimum d’interruptions de la ligne et en fin de couture de placer une chute de tissu derrière sur laquelle on continue à coudre sur quelques cm (désolée, j’ai oublié de photographier cette étape-là). Il suffit ensuite de couper les fils au raz de la chute de tissu, laissant un peu de marge au niveau de votre dessin.
Une fois la broderie finie on se retrouve donc avec à chaque fois un fil de chaque côté du tissu au niveau des extrémités, il suffit alors de faire passer le fil qui dépasse sur l’endroit sur l’envers avec une aiguille et de le nouer sur le second (suis-je bien claire ?), puis de couper le tout. A priori le résultat me semble solide comme ça.


Bilan :
je suis contente du résultat pour une première fois (même s’il ne faut pas se leurrer : le rendu est forcément moins beau qu’en brodant à la main avec un fil adapté) mais j’ai tellement tâtonné qu’au final je pense que j’aurais mis le même temps en brodant moi-même, ceci dit je vais voir à l’usage si j’arrive à aller plus vite. Une chose est certaine, je vais recommencer !

22 mai 2012 – 12 h 29 min

Je vais à un mariage début juin et décidément je ne sais pas comment je vais m’habiller. Voici donc le premier essai de robe, réalisé avec un patron qui me faisait de l’œil depuis des lustres et des restes de tissus chopés dans mon stock. Essai non-validé car au final même si je trouve le décolleté très joli le reste de la robe me donne l’impression désagréable de porter un sac à patate : ça peut être charmant sur d’autres gonzesses mais sur moi franchement c’est bof non ?
J’ai fait quelques modifications : je n’avais pas de mousseline en jersey donc je n’ai pas doublé les empiècements du haut afin de ne pas perdre l’avantage du jersey et donc de pouvoir l’enfiler sans ajouter de système de fermeture. Au final c’est une bonne chose car ainsi j’ai pu jouer sur le contrastes entre les deux couleurs. Je l’aime bien tout de même mine de rien, dommage que je ne me sente pas du tout à l’aise dedans.

Alors les détails techniques : jersey de coton et mousseline de viscose, robe #120 du magazine Burda de juillet 2010, un temps fou pour soigner les petits plis, et ma surjeteuse pour le montage et surtout les ourlets roulottés. J’ai aussi utilisé ma recouvreuse bien-aimée pour soigner les finitions du haut en faisant de simples ourlets rentrés, au final il va sérieusement que je me fasse la main pour réussir des coutures parfaitement droites, mais c’est toujours aussi agréable d’utiliser cette machine d’enfer !
ps : Je sais que sur ces photos de face ça passe, c’est juste que je n’ai pas eu le cran de mettre en ligne celles de dos et de profil, vraiment pas flatteuses pour le coup.
20 mai 2012 – 20 h 41 min

Voila un tricot reposant : manches 3/4, forme boléro, le tout dans une laine épaisse tricotée avec des aiguilles 7… Autant dire que ça monte vite, très vite !
C’est seulement la seconde fois que je tricote un gilet car, soyons clairs, ça m’ennuie profondément normalement, je crève d’ennui à la simple idée de tricoter du jersey envers au kilomètre. Heureusement qu’un point fantaisie est venu rendre le tout nettement plus amusant. J’ai ainsi eu la joie de découvrir le tricot selon Phildar et je me sens légèrement allergique pour tout dire car les explications me semblent bien plus compliquées à suivre que dans les modèles in english sur lesquels je me suis jusqu’ici fait la main..

Ah, sur la photo originale j’avais un gros faible pour le mode d’assemblage affiné par des coutures nervurées. Ne le cherchez pas sur ma version car j’ai eu beau lire et relire la fiche je n’ai jamais réussi à trouver les indications pour réaliser ce magnifique montage hélas.
Mais qu’on n’aille pas s’imaginer que je vais m’avouer vaincue pour autant : j’ai décidé de réussir à me faire des pulls et c’est ce que je vais faire nom de Zeus ! Le prochain sera rouge et tricoté en 3.5 (enfin sauf si je me dégonfle à nouveau évidemment, étant donné que ce fameux modèle je vous l’ai déjà promis dans un précédent épisode).

Que dire d’autre ? Je suis certaine d’oublier quelque chose… Ah oui, à propos de la laine (de l’Eco+ coloris moutarde de chez Cascade Yarns) et bien figurez-vous qu’elle gratouille pas mal mine de rien donc je ne le porterai plus à l’avenir que sur un t-shirt à manches longues, secundo Phiphi abuse vraiment en conseillant de commander 10 pelotes de 50 gr pour réaliser ce modèle alors que je n’ai pas utilisé 250 gr d’un fil au format équivalent. Et tertio vous ne rêvez pas : les deux charmants motifs en palmier se trouve bien positionnés pile au bout de mes seins, bravo au créateur du modèle pour son sens impeccable du ridicule, j’ai un chouïa l’impression de m’être tricoté un grand cache-tétons. Ceci dit je reste fière comme un pou, je vous préviens le premier qui se moque de mon gilet se prend un avertissement car il n’y a que moi qui ai le droit de le critiquer !