Plus on en fait…

La taille de ce projet est inversement proportionnelle au plaisir qu’il m’a apporté.

Il n’y a pas grand chose à dire à la base : j’avais besoin d’un porte-carte où ranger aussi monnaie et billets (doux ou verts). Petit, pratique, avec un poche extérieure pour am carte de transport…. Rien de compliqué à patronner soi-même. Ce que je fis donc.

C’est du 100% récup’ ça ma bonne dame : chutes de mon tissu chouchou (enfin utilisé pour moi !) et matos qui trainait dans mon tiroir bordélique aux merveilles.

Nan, le vrai truc cool avec cette babiole c’est qu’elle a été cousue juste après un marathon de couture gnistique dont je vous causerai bientôt en détail, marathon qui m’a remis le pied sur la pédale de la m.a.c. Après plus de deux années de fatigue maternelle durant lesquelles je luttais pour trouver le temps et la motivation pour coudre j’ai enfin retrouvé le plaisir de me poser sans risquer d’être interrompue et multiplier les âneries par fatigue. Me voila en plein cercle vertueux couturistique : je couds donc j’ai la patate et envie de faire plein de choses.

J’ai donc un message pour Toi, là, qui a l’impression que ton bébé te bouffe toute ton énergie et que tu n’es plus qu’une mère/un père… Promis, ça va passer. En attendant je t’embrasse.

Bam !

Après le Wonder Châle il me restait pas mal de fil.

Assez pour m’offrir un vieux caprice, enregistré dans mes favoris Ravelry depuis des lustres et qui me fait immanquablement penser à

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Fightin’ words, c’est le p’tit nom de ce patron de mitaines super fun créé par Annie Watts. Pour 6 dollars tout ronds on a droit au patron de la forme de base en english, aux grilles de jacquard utilisées ici (Bam ! et Pow !) mais aussi à une grille bonus « Pew ! » permettant éventuellement de tricoter une pièce raccord (par exemple un bonnet).

Est-ce difficile ? On ne peut pas dire, non. Si on a déjà tricoté des mitaines en circulaire et en prime on a à portée de mains des navettes à jacquard (mais siiiiiii, ces petits machins, parfois en forme de poissons, qui permettent de travailler avec des pelotons pratiques au lieu de la pelote en entier) ce patron est tout à fait abordable.

En ce qui concerne Moi-Je le souci vient du jacquard, que je tricote toujours trop serré et pour lequel parfois ma tension n’est pas régulière. Mais grâce à ce projet j’ai chopé des XPs !

Notez qu’Annie est une super maligne : le fait de tricoter les zones « neutres » du jacquard en alternant les couleurs permet d’avoir un rendu régulier plutôt agréable à tricoter. Enfin régulier…. c’est aussi dans ces zones que l’on voit le mieux les problèmes de tension, qui sauteraient moins au pif en uni, faut bien le reconnaître.

Notez que les bulles façon BD ne sont pas complètes : du côté du pouce elles s’interrompent de façon abrupte. C’est un choix esthétique et pratique (il aurait été compliqué de faire les augmentations du pouce en respectant le motif), le tout est d’être prévenu avant de se lancer.

Autre détail important : la petite taille que voici taille vraiment petit ! Comme je savais que je tricoterais trop serrée je suis donc montée d’une taille d’aiguille et ce n’était pas du luxe.

J’ai utilisé environ une demi pelote de chaque couleur. Il s’agit encore de mon chouchou du moment, Flora de Drops, un mix laine et alpaga qui picote les peaux sensibles mais qui botte mon portefeuille.

Message aux potes : inutile de me supplier de vous en tricoter une paire pour l’instant, c’est typiquement un projet funerminable (fun mais qui semble interminable). Il faudrait de sacrés arguments pour me convaincre de m’y remettre avant quelques mois.

Hier

Hier donc, j’ai lu et dessiné.

Notez bien que ce n’est pas l’envie de coudre et tricoter qui me manque hein, mais parfois une petite pause s’impose, ça fait du bien de coucher sur le papier l’image d’une beau modèle alangui sur son diva. Ou de  bouquiner sans rien faire en même temps (car oui, parfois je tricote tout en bouquinant sur ma liseuse, c’est possible !)

Vous voudrez bien excuser ces pauv’ photos, je les ai prises arrache, comme souvent.

Mais alors, ce bouquin qui m’a coupé jusqu’à l’envie de tricoter en même temps, qu’est-ce donc ? Full disclosure, c’est celui d’un copain. J’avais un peu la trouille que ce soit de la daube pour tout vous dire, le genre de mauvaise prose pour laquelle tout ce qu’on trouve à dire au pote/auteur c’est « Oh, oui, le titre est vachement sympa dis donc ». Le titre c’est La petite fille qui détestait les étoiles.

Le pitch aussi est sympa d’ailleurs : Hespérides est une gosse peu commune, d’ailleurs sa conception même n’aura pas été commune puisqu’elle est la fille de deux astronautes à qui la NASA a un jour donné un ordre étonnant. Élevée dans un centre spatial, entourée d’adultes qui ne savent pas toujours quoi faire de cette gamine précoce, celle que l’on surnomme « starchild » s’aggripe à ce qu’elle peut, du copain hémophile aux cours de cuisine donnés par la piquante Calypso. Welcome dans les coulisses de la conquête spatiale réinventées par un auteur frenchie.

Imaginez mon soulagement en réalisant que c’était de la bonne came ! Avec quelques défauts hein, mais je n’ai pas boudé mon plaisir de fan de John Irving. Je cause d’Irving car c’est à cet auteur que j’ai pensé tout du long : le thème, le traitement, tout aurait pu sortir de son esprit j’ai l’impression. Tout sauf la longueur. Pour tout dire, La petite fille qui détestait les étoiles pourrait être une introduction à un long roman « à la Irving ». On a à peine le temps de poser l’enfance d’Hespérides que paf, LE truc important qu’on sentait venir depuis l’introduction arrive. Et paf, ça se finit tout aussi vite.

Là j’ai envie de dire « pourquoi mec ? » Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Cette histoire aurait mérité d’être bien plus développée. En fait j’aurais voulu qu’il s’agisse d’une introduction, certes longue, à un roman encore plus fou.

Malgré ce regrettable goût de trop peu, ne boudez pas votre plaisir braves gens, encouragez les jeunes-zauteurs-talentueux et découvrez pourquoi Hespérides déteste à ce point les étoiles. Bref, lisez le dernier roman de Frédéric Meurin.

Wonder fan girl

« Oh, tu t’es tricoté une écharpe Griffondor !? »

Hé non, ces couleurs caractéristiques sont bien liées à un projet de fan girl tendance geek, mais il s’agit en réalité de ….

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Comment ne pas craquer devant le canonissime patron Wonder Woman Wrap gracieusement (ça veut dire « pour zéro radis ») mis à disposition par Carissa Browning. Même que PetitBoutDeMoi en a fait une traduction en frenchie.


Ce patron est vraiment bien conçu, avec un paquet de rangs raccourcis qui, presque comme par magie, créent le motif géométrique. Notez tout de même un chouïa de déception de ma part : je ne pige pas comment le motif du modèle peut être impeccable en utilisant comme préconisé la technique du « wrap and turn ».

Sur ma version, le ramassage des « wraps » entre deux rangs de couleurs différentes s’est soldé par quelques pointes de jaune qui dépassent telle des traitresses. J’ai triché et limité les dégâts, mais ça reste agaçant quand on regarde de près.

À part ça c’est du fastoche : point mousse, augmentations, diminutions et quelques fils à rentrer à la fin à cause des changements de couleur. Pour monter et rabattre les mailles j’ai utilisé mes techniques extensibles pref’ de pref’, parce que décidément j’aime autant les châles aux bordures « fixes » que tricoter dans le noir en équilibre sur un trapèze tout en portant des moufles.

C’est un projet « porte-monnaie en peau de hérisson » : patron gratis donc, et j’ai profité des soldes sur le fil Flora de Drops pour choper mon bonheur. Il a fallu environ 1.1 pelote de chaque couleur, ce qui serait ennuyeux si je n’avais pas d’office prévu de tricoter des mitaines assorties. Mitaines quasi-finies et qui déchirent tout (en toute modestie évidemment).

Porté autour du cou, ce mix de laine et d’alpaga me gratouille plus que quand je l’utilise pour mes pulls, mais ça passe si comme moi on n’est pas trop sensible sur le sujet du gratouilli.

 

J’en profite pour montrer deux autres châles, tricotés il y a des semaines de cela pour l’anniv’ d’une meuf que j’kiffe d’amour, j’ai nommé Lathelize. Si vous ne connaissez pas son blog j’ai envie de dire « mais vous sortez d’où ? ». Elle a plein de trucs à raconter et par sa faute je me suis mise à la course à pieds, c’est dire si son influence peut être néfaste.

Pourquoi deux châles ? Parce que je ne suis pas satisfaite du premier, un Color Affection (patron de Veera Välimäki que j’avais déjà tricoté pour ma Wonder Maman). Les bordures en sont « fixes » justement, la faute à ma pomme qui n’a pas su bien gérer les changements de couleurs des rayures. Résultat ça tire, ça gondole un peu… Non. Non quoi.

Dommage car ce mix de fil est super doudou à porter. Le blanc et le noir sont des restes d’écheveaux de Lace de Drops (mélange de soie et d’alpaga), le bleu est un reste d’un fil laine et cachemire dont j’ai perdu l’étiquette depuis des lustres. Le résultat aurait pu être merveilleux : chaud, doux, luxueux mais aussi assez fin et léger pour qu’une grande voyageuse puisse le glisser dans sa valise sans remord.

Histoire de rattraper le coup je lui ai donc tricoté un second châle dans les mêmes fils. Plus petit cette fois, il s’agit d’un patron maison improvisé au fur et à mesure.

Bon, j’en ai fini avec les châles pour un mom…. Ah, on me glisse dans l’oreillette que Frangine Bien-Aimée veut le châle de Wonder Woman pour noël…. Damned, va falloir s’y remettre alors. Heureusement j’ai toujours mes mitaines fun en cours, et à venir des chaussettes ainsi qu’un ensemble béret et mitaines romantiques.

See you soon dudes !