Mellow pink

Ce châle a été tricoté il y a plus d’un an, c’te honte…

Mais voila, Lyli, sa destinataire l’a récupéré aussi sec et beaucoup porté depuis. Comme elle passait par là je l’ai réquisitionné manu militari pour prendre quelques photos en vitesse.Et tant qu’à faire j’ai planté la demoiselle derrière l’appareil photo (c’est tellllllllement plus cool que la télécommande).


Il s’agit d’une version extra large de mon patron Mellow-Yellow (toujours pas disponible…. c’te honte bis repetita), tricoté en triple avec des aiguilles 7mm. Comme on ne change pas une équipe qui gagne j’ai à nouveau utilisé le fils Alpaca de Drops, en ajoutant un fil argenté très fin pour donner une touche de glitter aux parties en gris clair. J’ai utilisé environ 5.8 pelotes de gris clair, 5.6 de gris foncé et 3.25 de rose, soit 580 gr en tout.

Cette fois le châle n’a pas été bloqué, il est donc un peu moins grand que la version Mokaccino que j’avais déjà montrée.

J’espère revenir très vite pour vous montrer mon fameux manteau de portage, dont les pièces sont enfin découpées, ouf !


In my garden in my activewear

Je n’aime guère porter des leggings en guise de pantalon….

Tout d’abord à cause de ma morphologie : J’ai la gambette disproportionnée à causse de cuissots bien trop épais par rapport au reste de la jambe (Oh drame. Oh désespoir. Oh fromages ennemis…). Les pantalons droits me vont bien mieux que les slims car ils rééquilibrent la ligne. De plus mouler mes guiboles alors que je ne suis loin d’être revenue à ma forme pré-accouchement puis prendre des photos et les jeter en pâture à la blogosphère, c’est forcément mauvais pour le moral.

Et puis il faut dire que le parement contrastant classe d’office ce futal dans la catégorie « activewear ». Voila quoi.

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Sauf qu’en ce moment j’ai besoin d’une tenue tout confort qui permette de ramper par terre avec mini puis de filer chez le kiné faire des exercice. En prime je crevais d’envie (oh sens de la mesure !) de tester ce patron du magazine Ottobre femme de mai 2015, un legging en quatre pièces : devant, empiècement coté/dos, dos et ceinture.

Les deux tissus ont été achetés lors d’une razzia collective chez Tissu Passion à Bruxelles : Lyli et Mimolette ont aussi craqué pour ce sergé bi-extensible noir, épais et très confortable. Par contre j’ai été la seule à embarquer le jersey épais à motifs, lui aussi bi-extensible. On dira ce qu’on voudra sur mon imprimé chéri, de mon côté je suis plutôt contente de l’ensemble.

Les points forts de ce patron :

  • Simple mais amusant à coudre.
  • Je peux comme escompter ramper inlassablement sous les meubles avec, il ne me trahit pas en dévoilant mon arrière-train.
  • Je le trouve fun et agréable à porter.
  • Il ne sert pas la cheville, il est même un peu large à ce niveau, ce qui limite les dégâts.

 

Et ses points faibles :

  • La planche de patron est surchargée, mieux s’armer de patience et d’un surligneur fluo.
  • Ottobre est la seule marque je connaisse dont les pièces incluent les surplus d’ourlet mais pas ceux de couture. Je trouve cela incroyablement perturbant. Il faut choisir entre tout ou rien, là ça m’agace car c’est un coup à se tromper bêtement.
  • Je ne suis pas petite (1.71 m) mais j’ai dû enlever 5 bons centimètres avant de faire l’ourlet (pourtant je n’avais pas rajouté de surplus d’ourlet, cf point précédent). Une prochaine fois je pense que je commencerai par modifier mon patron en enlevant ces centimètres au niveau du genou ou du mollet (il n’y a pas de ligne de coupe indiquée pour raccourcir ou rallonger la jambe).
  • Il y a quelques plis malvenus devant à l’entrejambe. À moins de porter un haut long, c’est moche. De toute façon mieux vaut porter une tunique bien longue avec un legging… Pour ces photos j’ai mis un t-shirt assez court afin que les détails soient visibles.
  • J’aurais aimé qu’il y ait un gousset à l’entre-jambe pour plus de confort.
  • Il n’y a pas de poches. Je vais en ajouter, soit en copiant les poches planquées dans les côtés du Duathlon de Fehr Trade, soit la poche dans le dos du Cora de Jalie.
  • Pour les vraies sportives, n’espérez pas d’effet de contention, ou alors descendez d’une taille et ajustez davantage la jambe.

 

Même si sur moi le rendu est moyen, c’est un patron correct qu’Ottobre a sorti là. Comme j’aime beaucoup l’empiècement il y de bonnes chances pour que j’en fasse une version en longueur mi-mollet et avec poches pour le printemps.

Il est davantage destiné aux sportives « légères » ou de canapé qu’aux dures de dures. Niveau couture je le classerais en niveau « débutante motivée » car c’est un pantalon à taille élastiquée (si si, les pantalons en fait c’est fastoche) et en même temps un projet assez sympa pour débuter la couture de tissus extensibles. Par contre les explications sont succinctes donc n’hésitez pas à regarder quelques tutoriels pour vous aider.

Bon… Maintenant quelle est la priorité : une autre robe d’allaitement ou un manteau de portage ?

 

Combat de chaussettes

Approchez Mesdames et Messieurs… Approchez !

Ci-dessus, voici le premier combattant : de loooooongues chaussettes cousues à l’aide du patron 2448 Stretch thermal fleece socks de Jalie. En-dessous, un compétiteur plus court sur pattes : les Super socks 801 de Maria Denmark.

Pour commencer voici quelques informations importantes :

  • J’ai utilisé le même tissu pour les deux, un jersey mélangé aussi extensible en longueur qu’en largeur et ayant du punch (reprenant parfaitement sa forme après avoir été étiré).
  • Ma machine bien-aimée étant chez le réparateur, les montages et les finitions ont intégralement été faits à la surjeteuse…
  • … Oui, y compris les ourlets qui en réalité n’en sont pas, du moins ils n’ont pas été réalisés avec un simple rentré. J’ai utilisé la technique que voici (réalisée en rond, pas à plat comme dans ce tutoriel), mais sans la surpiqure finale. Pour les ourlets très larges c’est impec’, pour les fins cette étape manque.
  • Je mesure 1.71 m et j’ai le mollet épais (hélas). Pour les chaussettes longues de Jalie le rendu diffèrera selon les morphologies.
  • Je n’aime pas les chaussettes trop serrées en haut, je n’ai donc pas ajouté d’élastiques ou autre système pour que ces chaussettes tiennent fermement en place.
  • Toutes les photos ont été prises une fois les chaussettes finies, c’est à dire après retouches pour le modèle MD, sans retouche pour celui de Jalie. lire la suite »

Un bal venitien

Vous aussi vous trouvez que le père de fiston fait un très beau cadavre ?

Je ne spoilerai pas le scénario du gn* des Uchronautes baptisé Nuit blanche à Venise, mais d’après mon cadavre préféré il y eut du sang, des larmes, de la danse…. Et de fort beaux costumes. Las, j’ai dû raboter deux des très chouettes photos prises par Elodie afin de couper les visages des autres joueurs. On dira donc que chéri fut assassiné par l’homme sans tête.

À l’exception du collant blanc chopé dans mon tiroir, ce costume a été entièrement cousu pour l’occasion, en grande partie à l’aide de la pochette 7032 de Simplicity. Elle comprend deux variations d’un même pourpoint, un pantacourt, un chapeau et deux variations de chemise bouffante. Le tout est d’un niveau intermédiaire mais un(e) débutant(e) motivé(e) peut tout à fait en venir à bout. J’ai ajouté une paire de guêtres réalisées sans aucun changement avec cet excellent patron gratos de The indigo Phial. Ce n’était pas finger in the nose mais presque.

Le pantacourt, les guêtres et le chapeau ont été coupés dans un lin noir de chez Gotex (cadeau de ma pote Lyli, merci poulette), le tissu du pourpoint brodé de feuilles argentées vient aussi de cette boutique d’ailleurs. Tout ça tombe plutôt bien même si j’aurais aimé avoir plus de choix dans les tailles que XS à XL (c’est du M) : ok, ces pièces demandent peu d’ajustements, mais comme j’ai pu faire très peu d’essayages des tailles plus détaillées n’auraient as été du luxe.

Le chapeau a été entoilé avec de la viesline costaude afin que la « visière » tienne la route. Les plumes viennent de la mercerie de Bruxelles, boulevard Anspach juste à côté de la Bourse. Quant au pourpoint, le corps a été doublé mais les petites pièces qui le finissent ont simplement été bordées de biais satiné, tout comme les mancherons (qui eux sont tout de même entoilés et doublés pour une bonne tenue, faut pas pousser la fainéantise non plus).

Le masque aussi est fait maison : je suis partie d’une base de masque de Halloween que j’ai coupé pour obtenir la forme qui-va-bien. Et puis hop, patouillage niveau maternuche à l’aide de papier mâché et de peinture acrylique. Il fallait qu’il soit noir et mauve, j’ai suivi les ordres à la lettre mon capitaine ! Je m’auto-jette des fleurs (aïe ça pique !) car l’effet froissé donné par le papier mâché a permis de faire une patine pas mal cool.

« À l’assassin, au meurtrier ! Justice, juste au ciel, je suis perdu, je suis assassiné… » Ah nan, mince, on me glisse dans l’oreillette que je me trompe de pièce et de crime.

Mille mercis à Elodie Laurencin qui m’a autorisé à utiliser ses photos, et à l’équipe des Uchronautes pour ce jeu au thème réjouissant. Le cadavre avait les yeux suspicieusement pétillants en rentrant.

À très vite pour…. La guerre des chaussettes !

* Si vous vouez en savoir plus sur le gn, lisez donc les commentaires de cet article.