Le Clockwork du parrain

C’est décidé : je vide mes stocks de laine !

Faut pas pousser Mamie dans les orties non plus : cela ne m’a pas empêché d’en acheter un chouïa pour mon projet super secret pour le concours T&N de la rentrée, mais je me suis fixé de ne plus rien engranger avant d’avoir vidé l’un de mes tiroirs.

Le souci : je n’ai en général que des pelotes isolées, pas de quoi faire un projet entier à moins d’enchainer les paires de chaussons (spoiler alert :  je vais aussi tricoter des chaussons). La solution : les rayures bien sûr !

On attaque avec le châle/écharpe Clockwork de Stephen West. Un projet ennuyeux comme la pluie car tout en point mousse avec quelques mailles glissées ici et là, mais tellement facile qu’on peut le tricoter devant un bon thriller sans risque d’erreur. Son autre avantage c’est d’être unisexe tout en ayant une forme originale qui se drape impeccablement autour du cou ou des épaules.

Comme Charles, le destinataire (et futur parrain d’Azadî), n’était pas dans le coin, c’est Super Belle-sœur qui fait le mannequin aujourd’hui, en le portant plutôt comme un châle. Mais croyez-moi il est tout aussi chouette enroulé trois fois autour du cou « écharpe staïle ».

Cadeau bonus, sa composition mixant coton et acrylique en fait le parfait tour de cou de mi-saison, avant de ressortir l’arme fatale hivernale en pure laine. Je sais je sais, je n’aime en général que les matière naturelles, j’suis une snob du tricot… Mais j’avoue que ce fil m’a surprise, il est plutôt agréable à travailler et à porter.

Je n’irai pas forcément en racheter car je trouve le rapport composition/prix de chez Phiphi assez moyen, mais c’était une aubaine d’en récupérer quelques pelotes lors d’une trocante avec les copines bruxelloises. Merci Tassadit !

Fil Cabotine de chez Phildar , moins de deux pelotes de chaque coloris, le tout tricoté avec des aiguilles 4 mm.

Je suis plus qu’à la bourre dans mes publications bloguesques : depuis ce projet j’ai tricoté pas mal de trucs et même cousu un futal pour Monsieur…. Il faut décidément que je fasse chauffer l’appareil photo !

See you soon (ou pas, mais promis j’vais faire de mon mieux).


La pochette était presque parfaite

Pour l’anniversaire de Super Belle-sœur, je voulais absolument coudre une pochette à bijoux. Va savoir pourquoi.

C’est un projet à la fois fastoche, utile (enfin si la destinataire porte des bijoux) et extra pour utiliser les chutes de tissu. Parmi les nombreux tutoriels disponibles, j’ai choisi celui de Nadège, du blog Frénésie et moi, mais ceux de Pure loisir, Marie Poisson, Kokechic et Merci Giroflée ont l’air tout aussi chouettes.

Je cause de « rentabiliser les chutes » et je me traite moi même d’hypocrite : j’ai encore une fois acheté du tissu exprès pour un projet au lieu de piocher dans mon stock, c’est maaaaaaal. Mais à ma décharge je ne suis pas certaine qu’une pochette à bijoux plaise à SBS, donc je devais au moins être sûre que les couleurs/imprimés la botteraient, et je n’ai rien trouvé qui convienne vraiment dans mes bacs.

Le coton imprimé et la popeline de coton unie viennent tous les deux de chez Gotex à Bruxelles, tout comme les zips et le passepoil d’ailleurs. Je suis vraiment contente de l’ensemble, heureusement que j’ai pris trop de tissus, comme ça je pourrai encore coudre quelques babioles dans ces coloris (je suis faible, j’ai pris un mètre de chaque alors que 30 cm auraient largement suffit…..).

Alors alors, suis-je contente du tuto et de ma réalisation ? Oui et non :

Le tutoriel est sympa à suivre, assez facile et rapide à coudre, j’ai juste remplacé la « saucisse » qui servait de baguier par une simple bande, et utilisé une viesline molletonnée pas trop épaisse au lieu d’un entoilage complètement plat, histoire de donner du moelleux à la pochette (ça rend vraiment mieux ainsi je trouve). J’ai aussi posé du tissu aux extrémités des zips Jusque là, tout va bien.

Pochette pliée en quatre, puis en trois.

Mais voila, j’ai commis deux erreurs qui gâchent un chouïa le tout :

  • L’idée du tissu au bout des zips était bonne, mais j’ai été trop timide sur la longueur. J’aurais dû utiliser des bandes tissu plus longues de deux bons centimètres et surtout couper les bouts de zip qui dépassaient à l’intérieur. Faute de l’avoir fait je me retrouve avec des sur-épaisseurs qui font un peu gondoler les côtés de la pochette, puisque ces bouts de zip ont été pris dans les couture (suis-je claire ?).
  • Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que cette pochette se pliait en quatre pans, et pas en trois. J’ai posé les pressions kam en conséquence….. et le résultat est moche. Finalement j’ai démonté et rajouté deux autres pressions, on peut donc choisir de plier cette pochette en trois ou en quatre. Ça passe mais je ne suis pas contente de moi sur ce coup. Tant pis.

 

Je m’en vais programmer ce billet pour le lendemain de sa fiesta, histoire de garder la surprise : à l’heure où vous me lisez je suis soit en train de nager, soit au chaud devant la fenêtre en train de manger des gaufres en regardant la pluie chasser tout le monde de la plage.

Hasta la vista baby !


L’œuf de Pâques

On ne le croirait pas en voyant ces photos, mais j’ai commencé à coudre ma garde-robe post-grossesse.

Je suis donc partie en chasse de patrons de robes confortables et légères (en tout cas convenant pour août et septembre en Belgique), offrant un accès rapide au garde-manger de mini-nous, à savoir mes boobs, et qui, sans être des modèles pour la grossesse, me permettent tout de même de caser mon énorme ventre.

C’est dans le magazine Tendances Couture #16 que j’ai trouvé mon bonheur : une robe cache-cœur en jersey (n°24), dotée de manches papillons histoire de camoufler mes bras qui sont devenus grassouillets à souhait, avec en prime un beau décolleté, des pinces dans le dos afin de marquer la cambrure et surtout un pan noué sur l’avant, joli détail qui fait un peu œuf  de Pâques.

Ce modèle est aussi disponible en pochette. Il s’agit d’un patron Simplicity de la gamme Amazing Fit, le numéro 7692 en français et 1653 en anglais (je ne comprends vraiment pas ces différences de références, mais bon, c’est comme ça).

Je vais avoir du mal à donner un avis clair sur ce patron puisque je le porte très enceinte alors qu’il n’est pas destiné à cet usage. De même je n’ai pas suivi du tout les instructions de montage car, cousant en pleine canicule, j’ai préféré faire au plus vite et monter entièrement la robe à la surjeteuse puis faire les finitions à la recouvreuse. N’ayant pas assez de cônes de fil de la bonne couleur pour équiper mes deux machine et ne souhaitant pas perdre de temps à passer les cônes d’une machine à l’autre, il m’a fallu être créative pour obtenir un montage impeccable, mais ça a marché, yeah !

Les points faibles :

  • Je n’ai pas compris pourquoi on préconisait d’acheter un zip et du biais : il s’agit d’une robe en jersey très décolletée, il n’y a aucun besoin de zip puisqu’elle s’enfile facilement. De même j’ai coupé le biais jersey dans mon tissu, comme indiqué sur le croquis de coupe d’ailleurs. (Il est bien précisé qu’elle est à coudre uniquement dans un tissu extensible)
  • Sur le dessin technique du magazine (cf vue C de dos en dessous), on constate qu’il y a 4 pinces dans le dos. Je me suis tué les yeux sur ma planche de patron en n’en trouvant qu’une pour la moitié du dos… Je me suis finalement lancée ainsi, puis en jetant un rapide coup d’œil aux instructions de montage j’ai constaté qu’il n’y a bien qu’une pince par demi-dos.
  • Plus je couds des patrons indépendants en tissu extensible, plus j’apprécie que l’on m’indique le taux d’élasticité requis pour le tissu, ce qui permet d’adapter la taille quand on a un tissu beaucoup plus extensible que prévu. Hélas, misère, douleur incommensurable :  je ne trouve jamais ce genre d’indications dans les magazines, ce qui est dommage. Faisant normalement un 40/42, j’ai choisi la taille 42/44, mais mon tissu est à priori beaucoup plus extensible que ce qu’il aurait fallu, je me retrouve ainsi avec un bon 46 je pense. C’est parfait actuellement, mais après l’accouchement je vais devoir reprendre pas mal de coutures si je veux continuer à porter cette robe.
  • Les marges de couture sont incluses. En général j’aime bien ça, mais pas quand il s’agit de monter un vêtement à la surjeteuse, ce qui demande de mini marges.
  • Je n’aime pas la technique de montage de la ceinture reliée au pan sur le ventre, j’ai préféré m’y prendre autrement, en cousant en sandwich le bout du pan dans la ceinture non montée, en laissant juste une ouverture au bout puis en refermant celle-ci à la main à points invisibles.
  • Il n’y a pas de poches.

 

Les points forts :

  • Je suis incroyablement bien dedans ! Mon ventre est mis en valeur sans que ce soit trop serré par ailleurs, le jersey la rend encore plus agréable à porter. Je suis tellement à l’aise avec que j’envisage de m’en servir comme chemise de nuit à l’hôpital.
  • Comme prévu, l’accès au garde-manger se fera sans souci quand Azadî aura faim.
  • Les emmanchures tombent bas, ce qui est particulièrement agréable en cas de grosse chaleur car je ne me retrouve pas avec d’horribles traces de transpiration.
  • Je la trouve très flatteuse, même si je vois bien quelle rendrait mieux dans un tissu moins mollasson.
  • Le montage est simple et assez rapide.
  • Le dos est bien travaillé : en plus des pinces, il est coupé en deux partie et cintré afin de marquer encore mieux la cambrure. Le parfait modèle pour flouter les formes sur l’avant et mettre en valeur le décolleté mais aussi la silhouette de dos ou de profil.
  • Dans le magazine, elle est proposée dans une chouette variété de tailles, du 38/40 au 54/56, On trouve aussi deux formes de manches possibles. Dans la version pochette il y a en plus une autre longueur de manches, deux longueurs de jupe au choix, et surtout l’ajustement de poitrine qui est la marque de fabrique de la collection Amazing Fit. On peut choisir le patron allant du 38 au 46 ou celui « taille plus » du 48 au 56. C’est le pied non ?

 

Causons tissu : celui-ci vient de chez Tissu passion à Bruxelles et ne m’a pas ruiné (3 roros le mètre si j’ai bonne mémoire). Sa composition est inconnue, mais je suspecte un mélange contenant une bonne part de viscose. Il a les qualités de ses défauts : il est fin et léger…. et marque hélas bien les petits défauts, comme les rondeurs de mes cuissots par exemple. Mais en ce moment j’avoue que c’est le cadet de mes soucis.

Vais-je avoir le courage de me coudre une dernière robe avant de partir en vacances au bord de la mer samedi ? Fera-t-il beau sur la côté belge ? Vous le saurez en lisant les prochaines aventures de Super œuf de Pâques !

 

Une dernière pour la route ?

C’est l’histoire d’une gonzesse….

Qui a chaud, besoin de robes légères et faciles à enfiler, mais ne peut plus passer plus de deux heures d’affilé à couper ou coudre…. Alors voila, même si ce n’est pas le plus beau patron du monde (j’ai déjà signalé que je n’étais pas fan des manches kimono, qui rendent moins bien que des manches montées), j’ai chopé une dernière fois ce patron bubu de grossesse et un coupon que je gardais précieusement depuis des mois sans savoir quoi en faire. Promis, je reprendrai les projets plus ambitieux quand j’aurai dégonflé et récupéré !

Je l’ai raccourci (pas assez peut être ?), j’ai entoilé et doublé la pièce avant du corsage, zappé le zip (elle s’enfile parfaitement ainsi) et un peu élargi les manches pour être vraiment à l’aise.

Ce tissu, j’en suis fan : Lili et moi nous sommes un partagé un coupon de 3 mètres chopé chez Sacrés Coupons à Paris. Si j’ai bonne mémoire c’est un voile coton/viscose. En tout cas il est super doux, léger, et je surkiffe la couleur vitaminée et les petites étoiles blanches (invisibles sur mes photos, damned). Mais voila : je n’en avais que 1m50, il a fallu tricher pour faire tenir toutes mes pièces dans ce métrage. Le devant a donc été coupé en deux fois, et la jupe dans le droit fil au lieu du biais.

Que dire d’autre ? Bien que j’ai cousu un 40 alors que je fais du 42, je suis limite au large dedans, mais quand on regarde mes versions 1 et 2 on constate qu’avec la même taille cousue dans un tissu plus épais je suis au contraire limite serrée, comme quoi le choix du tissu est important.

Encore une fois, cette robe ne fait pas l’unanimité autour de moi (entendez par là : mon cher et tendre n’est pas convaincu) mais mes objectifs confort/cachage de rondeurs/légèreté/temps de réalisation sont atteints, donc vous me voyez plutôt satisfaite de cette chouette robette qui va m’accompagner sans souci jusqu’au D day.

Vous l’aurez remarqué : il fait décidément trop chaud pour repasser !